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samedi, 13 avril 2013

UNIVERSITE DE COCODY: UNE MILICE PRO-OUATTARA ATTAQUE LES ETUDIANTS A LA MACHETTE, 12 BLESSES

 

MACHETTES A L´UNIVERSITE.png

Une milice pro-Ouattara, armée de machettes, a attaquée ce vendredi après midi, les étudiants de l’Université de Cocody rebaptisée Université Houphouet Boigny par le régime Ouatttara. Le bilan fait état de 12 blessés, a-t-on appris auprès des sources estudiantines.

"Ce matin, les étudiants ont effectué leur entrée syndicale avec succès. Ils ont, au cours de la cérémonie, fustigé les contours mal définis du système LMD tel que proposé par le régime Ouattara. Ils ont également dénoncé la présence des cargos de FRCI dans l’Université. Cela n’a pas plus aux éléments FRCI présents sur le site. L’après-midi, une milice armée de machette est venue attaquer ces étudiants qui ont osé critique le Président Ouattara. S’en est suivie une bagarre qui a causé 12 blessés dont 3 cas graves parmi les étudiants" a relaté un témoin joint au téléphone.

La police a été déployée à l’Université, pour faire cesser les affrontements. Les blessés ont été par la suite évacués pour recevoir des soins.

Accusée de tous les maux, la Fesci a été dissoute par le régime Ouattara. Voilà que Ouattara et ses milices font réintroduire les machettes à l’université.


Source: Le blog d´Alain Doh Bi

mercredi, 04 avril 2012

QUAND LE REGIME OUATTARA FAIT DE L'EPURATION ETHNIQUE DANS L'UNIVERSITE IVOIRIENNE

UNIVERSITE D'ABIDJAN COCODY 3.jpg

SITUATION DES UNIVERSITES DE COCODY ET D'ABOBO-ADJAME EN COTE D'IVOIRE

A l'image d'une Côte d'Ivoire en contexte de rattrapage ethnique, la situation des universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé se dégrade de jour en jour et ce, depuis la décision de leur fermeture (18 avril 2011).

Cette situation concerne :

- les nominations académiques et administratives,
- l'organisation des examens (Thèses, DEA, Maîtrise),
- le recrutement d'enseignants, la réhabilitation et l'équipement des laboratoires ainsi que la construction de la clôture des campus.

Les nominations académiques et administratives

Sur cette question, il convient de rappeler qu'un séminaire sur la gouvernance des universités et grandes écoles s'est tenu du 22 au 23 juillet 2011 à Abidjan. Dans leurs conclusions, les séminaristes ont tenu à mettre en garde les nouvelles autorités contre toute immixtion dans le fonctionnement de l'enseignement supérieur, notamment contre la violation de la loi de 1996 et le décret de 2001 instituant désormais les postes électifs là où les présidents et les doyens étaient jusque-là nommés.

En violation de ces dispositions et passant outre les recommandations dudit séminaire, les nouvelles autorités viennent de procéder aux nominations ci-dessous :

La nomination du Président de l'Université de Cocody

Mme le Prof. LY- Ramata (originaire du Nord), candidate malheureuse (35%) aux dernières élections de Président de l'Université face au Prof. AKE N'gbo (65%), a été nommée présidente de l'Université de Cocody, par arrêté ministériel. Quelques temps après sa nomination, Mme Ly-Ramata a proposé à son ministre Cissé Bacongo (Assistant de droit) deux noms aux postes de 1er et 2ème Vice-président. Il s'agit de :

Prof. AFFIAN Kouadio, professeur titulaire et doyen de l'UFR Sciences de la Terre et de Ressources Minières (STRM) de l'Université de Cocody, et Prof. ATTA Koffi Lazare, Maître de recherches à l'Institut de Géographie Tropicale (IGT) de l'Université de Cocody.

Ces deux propositions ont été rejetées par le ministre de l'Enseignement supérieur au motif que les concernés ne sont pas originaires du Nord. En conséquence, ces derniers collaborent officieusement avec leur « patronne » en entendant que le gouvernement trouve les nordistes qu'il faut.

Très vraisemblablement et en toute rigueur, les doyens élus, en exercice à la tête des différentes UFR des Universités devraient être limogés au profit de nordistes qui seront alors nommés. Il en sera de même pour les directeurs d'instituts et départements des Universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé.

La nomination du Secrétaire Général de l'Université de Cocody

Anciennement directeur de la scolarité, Monsieur Mamadou Diomandé (niveau Bac + 3, nordiste) a été nommé par arrêté ministériel en qualité de Secrétaire général de l'Université de Cocody au détriment du Prof. BALOU Bi Toto Jérôme, ancien secrétaire général de l'Université de Cocody et Vice-président de l'Association des Secrétaires Généraux des Universités d'Afrique et de Madagascar.

L'organisation des examens (Thèses, DEA)

A la demande du collectif des doyens d'UFR souhaitant le déblocage des thèses et DEA en souffrance, le ministre a donné son accord de principe en novembre dernier. Mais, aussi paradoxale que cela puisse paraître, M. Cissé Bacongo (ministre de l'Enseignement supérieur) s'est rétracté, estimant que la soutenance de thèse et de DEA est autorisée par décret, là où la nomination du président de l'Université dépend d'un simple arrêté ministériel. Le blocage des soutenances de thèses et de DEA est donc entier. A cela une raison bien simple. La liste des impétrants, établie par les doyens d'UFR à la demande expresse du ministre, laisse apparaître une forte majorité d'étudiants originaires du Sud. Du coup, des centaines de candidats vont devoir attendre encore longtemps avant de présenter leur doctorat et DEA, peut-être le temps que les nordistes se rattrapent.

Cette volonté de rattrapage explique, selon nous, non seulement le fonctionnement normal de l'Université de Bouaké, mais aussi le non-paiement des bourses des étudiants en thèse des universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé .

L'Université de Bouaké

Elle fonctionne normalement, c'est-à-dire, on y prépare les doctorats, des DEA et les Maîtrises. Cela, parce que l'Université de Bouaké fait partie du Nord de la Côte d'Ivoire. C'est dans ce même esprit de soutien sélectif aux structures universitaires que l'Unité de Recherches et d'Enseignement Supérieur (URES) de Korhogo (extrême nord du pays) deviendra une université complète en 2012-2013. D'ici là, le professeur ZIKI Koléa (issu du Sud) vient d'être limogé au profit d'un nordiste en la personne de M. Adama Coulibaly (nordiste).

Le recrutement d'Enseignants

Officiellement et pour cause de fermeture, il n'y a plus de recrutements d'enseignants dans les universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé. Mais officieusement, le recrutement se fait, le cabinet du ministre s'étant substitué à la commission de recrutement; de sorte qu'aujourd'hui, on est en présence d'un parachutage qui va surprendre plus d'un à la réouverture des universités.

En effet, nombreuses sont les nouvelles recrues nordistes qui peupleront les universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé, après avoir fait naturellement le plein des universités de Bouaké et de Korhogo.

Réhabilitation et équipements des laboratoires, cités U et Amphis

Ce qui se fait à ce niveau ressemble fort à un bricolage collectif subtil. Ce bricolage est soutenu par une publicité mensongère alors qu'en réalité rien de sérieux ne se fait et que le pillage des bibliothèques et labo redoublent d'effort.

Vus de l'extérieur, certaines cités universités, les labos et les amphis présentent un aspect reluisant lié aux nouvelles couches de peinture, mais ce n'est que du trompe-l'œil, car l'intérieur n'a connu aucune réhabilitation depuis le deuxième passage des pillards et autres FRCI dozos.

Enfin, quant aux travaux de réhabilitation de la clôture de l'Université de Cocody (détruite exprès), ils piétinent au même titre que l'ensemble des travaux prétendument initiés dans les universités. Ces lenteurs s'expliquent par la même volonté de rattrapage.

Moralité: Aussi longtemps que la politique de rattrapage ethnique s'appliquera, aussi longtemps que Alassane Ouattara restera au pouvoir, toute aide que la communauté internationale accordera à l'Enseignement supérieur ivoirien doit être considérée comme un appui à une communauté ethnique et une seule : les nordistes.


Ce sont près d'une centaine d'universitaires qui sont en exil depuis le 11 avril 2011. Les plus connus étant :


Professeur Yao N'Guessan Thomas, Biochimiste

Professeur Néa Kipré, Psychologue
Dr Ahoua Don Mello, Ingénieur/Docteur des Ponts et Chaussées
Professeur Hubert Oulaye, Juriste
Professeur Jacqueline Lohouès Oble, Juriste
Professeur Niamien Messou, Chimiste
Professeur Yao Paul N'Dré, Juriste
Professeur Lida Kouassi, Germaniste
Professeur Krékré Firmin, Psychologue
Professeur Kouassi Oussou, Economiste
Professeur Dégni Ségui, Juriste

Universitaires dans les Goulags du Nord, ce sont :

Professeur Gilbert Marie-Aké NGbo, Economiste, Président de l'Université de Cocody, Président du concours d'Agrégation Sciences Economiques et de Gestion du CAMES (Conseil Africain et Malgache de l'Enseignement Supérieur)
Simone Ehivet-Gbagbo, Linguiste
Aboudramane Sangaré, Juriste
Dr Michel Gbagbo, Psychologue

COMITE DE DEFENSE DE L'UNIVERSITE IVOIRIENNE

ABIDJAN, MARS 2012

 

Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

lundi, 26 mars 2012

UNIVERSITE DE COCODY: VASTES CHANTIERS, PETITS TRAVAUX, DES ETUDIANTS MANOEUVRES A L'OEUVRE


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Silence de mort à l'université de Cocody, en cette matinée du mardi 13 mars 2012. Rien n'a changé depuis le «tsunami» du fameux 11 avril 2011 où les ex-rebelles ont tout détruit et rasé sur leur passage (maquis, restaurants, boutiques, kiosques à café, salles de jeu vidéo, salons de coiffure et de couture..) et pillé les résidences et les bâtiments administratifs. L'imposante et majestueuse église coréenne qui surplombe cette université, visible au Chu de Cocody, est abandonnée par ses occupants, et réquisitionnée par le régime Ouattara pour en faire une radio et une télévision des étudiants, mais aux ordres. L'université de Cocody est toujours déserte, onze mois après sa fermeture. Elle peine à renaître malgré la présence d'ouvriers relativement nombreux qui depuis quelques jours effectuent des travaux de réhabilitation de certains bâtiments. Sous un soleil de plomb, un petit groupe d'entre eux, pelle, truelle, marteau, pointe et brouette en main, travaillent avec empressement, sur un des bâtiments des résidences universitaires, adossé au CHU de Cocody. Certains crépissent les murs ou sont en train de le peindre en blanc et jaune, d'autres enlèvent la toiture, les cadres des portes et fenêtres pour les remplacer par du neuf.

Le rythme de travail n'est malheureusement pas le même partout. Tous les ouvrages à réhabiliter ne sont pas logés à la même enseigne. Si certains font l'objet d'une attention particulière des entreprises de travaux publics, d'autres, en revanche ne constituent pas une priorité. Le beau siège de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI), inauguré avant le déclenchement de la crise postélectorale, et qui a fait la fierté des étudiants, tombe lentement mais surement en ruine. La rénovation du siège du célèbre mouvement syndical estudiantin n'est pas à l'ordre du jour. Onze mois après la fermeture de cette université et quelques semaines après le démarrage des travaux de réhabilitation. Odeur de moisissure, portes arrachées ou défoncées... accueillent le visiteur. Le confort a foutu le camp. On a même effacé les traces de tout ce qui est FESCI. L'écriteau Fesci qui était très visible sur le mur du siège a été effacé aux premières heures de l'entrée des forces pro-Ouattara à Abidjan.

La salle informatique Laurent Gbagbo en ruine

A quelques mètres de là, se trouve la grande salle informatique offerte par le président Laurent Gbagbo lors de sa campagne présidentielle de 2010. Situé au premier étage du restaurant universitaire et de l'espace des loisirs des étudiants, cette salle informatique hyper équipée et qui comptait une quarantaine d'ordinateurs de dernière génération, n'existe que de nom. Car pillée et à l'abandon. Elle attend comme le restaurant et l'espace loisirs situé au rez-de chaussée, sa couche de peinture, son nouveau mobilier. Les travaux piétinent également du coté des amphithéâtres. Le célèbre amphithéâtre Léon Robert où des étudiants suivaient avec beaucoup d'intérêt et de passion, les cours magistraux d'éminents professeurs de droit, est à l'agonie. Les portes, les bancs, le plafond et les fenêtres souffrent de la moisissure. Les travaux de construction des deux amphithéâtres, des deux bâtiments administratifs et des salles de travaux dirigés, déjà financés par le gouverneur Amondji Pierre, sous l'ère Gbagbo, avancent à pas de tortue. La finition des travaux se fait au compte goutte.

Autre constat qui donne la chair de poule, l'état de décrépitude avancé des bâtiments des Unités de Formation et de recherche (UFR) de biosciences, des sciences de la terre et des ressources minières, vidés de leurs contenus pendant la crise postélectorale. Dans toutes les UFR, les tables, bancs et chaises, les documents administratifs et des étudiants, trainent sur les espaces verts donnant l'impression au visiteur d'être dans une décharge publique en miniature. Les ordures déposées à l'ex-Faculté des sciences et techniques (FAST), au département des lettres modernes ne passent pas inaperçu. Ce sont également des tonnes de cadres de portes et fenêtres, fabriquées en aluminium, qui sont entassés ici et là, non encore fixés.

A l'UFR des sciences juridiques, les travaux à terminer restent considérables. La bibliothèque centrale, vétuste, n'a reçu, elle aussi, aucune couche de peinture. La salle de sports du Forum, le célèbre restaurant «les Palmiers» et la piscine olympique qui ne sont plus fonctionnels, n'ont pas encore reçu la visite d'ouvriers. «Il y a beaucoup de travail qui reste à faire. L'Etat veut tellement bien et tout faire en même temps qu'il oublie qu'il faut beaucoup d'argent. Remplacer toutes les portes et fenêtres en bois par des vitres, relève de la folie en ces temps où Ouattara se débat pour que les caisses de l'Etat ne soient pas vides. C'est du gaspillage. Pour réhabiliter une université, on n'a pas besoin de ces dépenses folles. C'est ce qui fait aussi que les travaux sont non seulement lents mais accusent un grand retard par rapport au délai de livraison des travaux que l'Etat s'est fixé. Parce qu'il faut toujours attendre du nouveau matériel pour redémarrer les travaux, faute d'argent», raconte un ouvrier qui a requis l'anonymat. Ce que d'aucuns pourraient considérer comme un scandale financier, ce sont les travaux de reconstruction de la clôture de l'université. Nul ne peut avancer de chiffres précis.

L'ancienne, adossée au quartier présidentiel, coté lycée Sainte Marie, a été détruite puis reprise. Plus de deux kilomètres de clôture sont prévus. Elle part du carrefour du quartier présidentiel à l'ex-bidonville Blingué (route de l'hôtel du Golf). Faute d'argent, un quart seulement des travaux a été fait. Tout est arrêté. Idem pour la clôture, du coté du CHU de Cocody. Les travaux de construction des deux corridors de sécurité, aux deux des trois entrées principales de l'université de Cocody, ne sont pas mieux lotis. La réfection des aires de jeu de football, de basket ball et de hand-ball, des courts de tennis, ne se fait pas, selon des étudiants manœuvres, au rythme souhaité par des entreprises de travaux publics retenus par le Crou-a. Le délai de la pose des vitres ou des portes en vitres en lieu et place du bois a pris plus de temps que prévu et jugé onéreux.

La construction de l'Hôtel des enseignants, du centre commercial, d'une station d'essence annoncée à cor et à cri par le régime Ouattara, n'est pour le moment qu'une vue de l'esprit. La création d'une «Silicon Valley» (un pôle technologique à l'image des Etats-Unis), dans le bas-fond, entre le Chu et l'université, est encore dans les tiroirs de l'Etat. «Le travail est énorme et les ouvriers sont insuffisants pour un tel boulot», confie un autre ouvrier sous le sceau de l'anonymat. Les travaux de plomberie, d'étanchéité, et d'électricité à la Présidence de l'Université, dans les résidences, à la direction du Crou-a, sont loin d'être achevés. Vu l'ampleur du travail à abattre et voyant septembre arriver à grands pas, le régime Ouattara pour sauver la face, a fait appel à mille étudiants pour parer au plus pressé et annihiler toutes velléités de fronde. Ils ont été recrutés pour être des manœuvres. Mais la désillusion est grande.

C'est la seconde vague du millier d'étudiants recrutés par le régime Ouattara que nous avons découverte à l'œuvre sur le campus de Cocody. Ils sont une centaine, payée pour certains à 50 mille FCFA la quinzaine, et pour d'autres à ce montant mais pour un boulot de trois semaines. Ils ont une particularité par rapport aux ouvriers ordinaires. Ceux qui sont vêtus de gilets de couleur jaune sont chargés de planter des arbres, de les arroser, d'arroser le gazon. Ils ont planté plus d'une centaine d'arbustes (des palmiers) de l'entrée coté Chu de Cocody jusqu'à l'antenne de l'Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro. Leurs camarades qui portent des gilets de couleur rouge sont des maçons, des menuisiers, des peintres chargés de la voierie.

Etudiants manœuvres, la grande désillusion !

Les promesses n'ont pas été respectées par le régime Ouattara. Les jardiniers se contentent seulement de quinze jours de travail et de 50 mille FCFA et les maçons, peintres et menuisiers de 50 mille FCFA pour trois semaines. Les 100 mille FCFA par mois promis par les pouvoirs publics dans le cadre du Projet Volontariat ne seront plus payés. Certains étudiants manœuvres ne cachent pas leur déception. «A petit salaire, petit travail. C'est pourquoi, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique nous a confinés dans des petites tâches. Nous arrosons les nouvelles plantes, reboisons le campus, bouchons les nids de poule avec du goudron, améliorons la voierie du campus. Ils ne peuvent pas nous demander plus parce qu'ils n'ont pas tenu leurs promesses», confie Koné. B, cet étudiant maçon.

La présence de ces étudiants pas comme les autres suscite la curiosité des étudiants de l'antenne de l'INP-HB de Yamoussoukro, de l'Ensea, et de l'ENS, trois établissements d'enseignement supérieur qui cohabitent avec l'Université de Cocody. «Ce n'est pas le rôle de nos camarades même s'ils se considèrent comme des indigents. C'est au régime Ouattara de tout faire pour que ces travaux finissent rapidement. Ces étudiants ne doivent pas s'humilier pour quelques billets de banque. Ne nous déculottons pas devant le régime. Ouattara a sacrifié sciemment trois générations d'étudiants. Ne lui donnons pas l'occasion, pour des miettes, de nous humilier pour la seconde fois. J'ai honte quand je les vois travailler. J'appelle pas ça du djossi, mais une humiliation», s'exprime avec colère, K. O, un étudiant en expertise comptable à l'antenne de l'INP-HB.



Un reportage de Charles Bédé in Notre Voie.


Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN

samedi, 24 mars 2012

LE Pr BERNARD ZADI ZAOUROU MORT LORS D'UNE DISPUTE AVEC UN ENVOYE DE OUATTARA!


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Nos sources viennent de nous porter l'information. Le Pr. Zadi Zahourou a fait une crise d'AVC au cours d'une dispute avec un envoyé de Ouattara. L'histoire est partie d'une commande d'un scénario de film de sensibilisation sur la réconciliation, adressée au Professeur par un proche de Ouattara dont nous confirmerons le nom sous peu.

Intéressé par l'affaire, le Professeur réunit une équipe de comédiens ivoiriens dont Madame Thérèse T. pour lui apporter un coup de main. Très vite, l'équipe du Professeur boucle le scénario du film de sensibilisation et le Professeur en informe le commanditaire. Une facture pro forma du travail lui est demandée. Il évalue le travail: scénario, plus tournage et diffusion et, produit la facture pro forma du travail.

L'envoyé de Ouattara trouve la facture trop élevée. Le Professeur lui répond que c'est un travail d'Expert et qu'il a un coût. Mais la rencontre entre le Professeur et l'envoyé de Ouattara va tourner mal.

Souffrant d'un mal cardiaque depuis le coup d'Etat de 1999, le Professeur Zadi Zahourou est suivi médicalement et il lui est fait interdiction de se mettre en colère ou de s'exposer à une émotion forte. Ce sont ces recommandations des médecins qui l'ont amené à se retirer de la vie politique.

Mais, nos sources, confirment que l'émissaire de Ouattara va se montrer très désobligeant à l'égard du Professeur qui sous la menace et les propos méchants, va s'écrouler devant son interlocuteur.

Il venait ainsi de faire un accident cardiovasculaire. Conduit d'urgence à la PISAM, il ne se réveillera pas du coma.

Le Professeur laisse une famille inconsolable, menacée de représailles si elle révèle l'information à la Presse. Mais, les murs ont des oreilles et nous avons été contactés ce soir du 22 mars 2012, par une jeune étudiante inconsolable qui refuse de se taire sur ce qu'elle qualifie d'assassinat de son Père spirituel et Professeur à l'Université.

Pour que la Vérité se sache et que Justice soit rendue, nous avons jugé utile d'informer l'opinion internationale et nationale sur les circonstances réelles de la mort du Professeur Zadi Zahourou, cette énième victime d'un régime sans cœur.

Que l'âme du Professeur Zadi repose en paix!


Hassane Magued


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

BERNARD ZADI ZAOUROU, ILLUSTRE HOMME DE CULTURE IVOIRIEN S'EST ETEINT


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Entré dans un état critique à la Polyclinique Sainte Anne-Marie d'Abidjan (PISAM), le Pr Bernard Zadi Zaourou s'est éteint ce mardi 20 mars, à l'âge de 74 ans. Une maladie longue de plusieurs années a eu raison de l'illustre homme de culture encore connu sous le nom de Bottey Zadi Zaourou ou encore celui de Bottey Moum Koussa.

Frère cadet de l'actuel président du Conseil économique et social ivoirien, Marcel Zadi Kessy, Bernard Zadi Zaourou connu également sous le nom de Bottey Zadi Zaourou ou encore celui de Bottey Moum Koussa est un enseignant, homme politique et écrivain ivoirien, né en 1938, à Soubré. Il a occupé le poste de ministre de la Culture et de la Francophonie entre 1993 et 1999.

De retour de Strasbourg où il obtient son doctorat d'Etat, Zadi Zaourou devient, très vite, en tant qu'enseignant à l'Université d'Abidjan, une vraie star. Oui, une star, de par son atypique vision de l'enseignement, de la contestation politique et de la perception des arts et de la culture africains. Au point qu'aujourd'hui, encore, l'on en est à sentir dans son oeuvre comme un goût d'inachevé.

Le concepteur du Didiga moderne a porté l'art dramatique ivoirien moderne sur les fonts baptismaux, par un savant cocktail harmonieux des genres. Ce poète, comme on en trouve rarement encore dans le monde, sait apprécier le mot dans sa polyvalence sémantique pour en faire un allié redoutable. Son écriture irradie tous les arts et son engagement pour la culture est reconnu de tous. Il connut une carrière réussie d'enseignant-chercheur à l'Université de Cocody, précisément à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines, et à l'Unité de Formation et de Recherche Langues, Littératures et Civilisations.

Ce quêteur insatiable écrit pour rendre compte de son temps à travers «l'art de l'impensable», ainsi qu'il définit le Didiga. Cependant, l'adéquation entre la théorie qu'il formalisa et son action politique à travers le parti qu'il créa en 1990, l'Union des socio-démocrates (Usd) et limitée dans la pratique, semble l'avoir desservi. Le parti n'est plus que l'ombre de lui-même et la plupart de ses disciples qui l'y avaient rejoints ont déchanté de la politique.

Au point que Zadi ne consacre ses dernières années, sa plume qu'à l'animation de chroniques dans des journaux. Chroniques dont l'hermétisme, pour ne pas dire la valeur ésotérique, n'a d'interlocuteurs que des initiés. Il n'empêche, son dernier recueil, Les quatrains du dégoût, publié en 2008, plonge le lecteur, sans faux-fuyant, dans les 20 dernières années d'une Côte d'Ivoire en perte de repères. Où la violence a pris le pas sur la raison, où le maître n'a plus la révérence de l'élève, où l'idéal démocratique a cédé face à l'idéologie et la démagogie. Musicien, promoteur, dès la fin des années 1970 de l'arc musical, Zadi Zaourou est aussi un critique musical averti. Mais au-delà, il est un farouche défenseur de la tradition orale africaine qui met en dialogue discours historique, musique épique et esthétique littéraire. Oeuvre à laquelle il consacre encore son énergie au Groupe de recherche en tradition orale (Grto) dont il fut le directeur pendant plusieurs années.

A l'occasion d'un colloque-hommage à lui consacré, en novembre 2008, à l'université d'Abidjan-Cocody, Michelle Tanon-Lora, vice-doyenne de l'Ufr Langues, Littératures et Civilisations déclamait dans son discours inaugural: «Après une activité bien remplie, il nous importe aujourd'hui de lui rendre un hommage appuyé pour son engagement permanent à l'épanouissement culturel, intellectuel et artistique africain.

Dans cette perspective, le présent colloque offre aux chercheurs du monde, aux amis et aux exégètes de ZADI Zaourou de proposer une contribution sur un aspect de la production littéraire du poète-essayiste-dramaturge ivoirien à leur convenance». Bernard Zadi Zaourou théorise le Didiga, en une esthétique qui se décline au plan artistique comme le récit des prouesses d'un héros chasseur nommé Djergbeugbeu et au plan philosophique comme l'art de l'impensable.

Il peut être considéré comme un auteur féministe. En peignant des femmes l'image de guerrières intrépides, il relance par la bouche de la gent féminine, la question de la fragilité du pouvoir mâle. Cet extrait de La guerre des femmes est à ce sujet, des plus expressifs:
«Mahié: Oui, (...) Quand tu seras seule avec l'homme avec qui tu passeras la première nuit, observe bien sa nudité. A la lisière de sa prairie qui est à tous points semblable à la nôtre, tu découvriras un arbre sans feuillage. Il porte un fruit qui renferme deux fèves. Ne t'acharne pas sur le fruit. Tu tuerais l'homme. Caresse plutôt l'arbre. Il grandira et grossira subitement. A vue d'oeil. Ne t'effraie pas. Couche-toi sur le dos. Amène ton double à s'allonger sur toi, de tout son long. Les tisons que tu portes là, sur ta poitrine, le brûleront d'un feu si doux qu'il roucoulera comme une colombe. Il s'abandonnera à toi. Engage alors son arbre dans ton sentier ; fais en sorte que lui-même lui imprime un rythme : haut-bas ! haut-bas ! haut-bas !

Tu verras. Ses yeux se révulseront et il s'oubliera dans une jouissance indicible. Quand tu le verras ainsi désarmé et à ta merci, ne le tue pas mais retiens que toi seule pourras l'envoûter de la sorte, chaque fois que tu le voudras, toi. Ce pouvoir, c'est l'arme nouvelle que je vous laisse. Dis à toutes mes filles, le moment venu, qu'elles en fassent bon usage et qu'elles n'oublient jamais que nous sommes en guerre et que la paix des hommes ne sera jamais qu'une paix de dupes!». In La guerre des femmes (Nei Abidjan, Neter Paris, 2001).

Quelque peu éloigné de l'arène créative, du fait d'un état de santé délicat et définitivement en divorce d'avec la politique à l'ivoirienne, Zadi n'en demeure pas moins une, sinon la référence de bien d'intellectuels africains.


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BIBLIOGRAPHIE DE ZADI ZAOUROU

 

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Césarienne, Céda, Abidjan. 1984 (1)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), La Tignasse, Céda, 1984 (2)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Fer de Lance, NEI, Abidjan Neter 2002 (3)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Les Sofas (suivi de) L'Oeil, L'Harmattan, 1983 (4)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Il secreto Degli Dei (Le Secret des Dieux), Per L'Italia La Rosa, Editrice 1999(5)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Fer de Lance, in Les Grands auteurs Africains, Editions l'Harmattan, Paris 1976 pp 275-309 (6)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Il Termitaio (La Termitière) in Teatro e poesia Costa d'Avario, Théâtre et poésie en Côte d'Ivoire, l'Harmattan Italia Srl, 2002 (7)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), La Guerre des Femmes (suivi de) La Termitière, Abidjan, NEI, 2001(8)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Destin Des Mots in Francofonia, Olschki Editore Ottobre 2006 pp 213-220 (9) D'Aujourd'hui, Dakar : NEA, 1978, 294p (10)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Césaire Entre Deux Cultures, Problèmes Théoriques de la Littérature Négro-Africaine

 

LES REVUES

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Rites Funéraires et intégration Nationale du Pays Bété Sud, in Ann. Uni. D'Abidjan, série D (Lettres) Tome 7, 1979 pp 69-106. (11)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Expérience Africaine de la Parole : Problème Théorique de la linguistique à la littérature, in Ann. De. Uni. Abidjan, série D (Lettres), tome XVII, pp 29-69. (12)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Notes sur les Mots du Cahier d'Un Retour au Pays Natal d'Aimé Césaire, Ann. Uni. Abidjan, Série D (Lettres), 1974, Tome VII pp 27-28. / Voir aussi SEMINAIRE DE STYLISTIQUE 1970-1971 ; Publication. Depart.Lett. mod. / FLASH (13)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Littérature et Dialectique : une application du Matérialiste dialectique à l'étude de la poésie, Revue En-Quête N° 9 Abidjan, EDICI, 2002 Pp 127- 142 (14)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Le mythe, le Prêtre et le Poète : puissance Unifiante du rythme, in Acte du Colloque sur La littérature Négro Africaine, Abidjan Dakar, NEA, 1979, pp 109-113. (15)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Aventure du mot et quête Universaliste dans L'Oeuvre d'Aimé Césaire, in Oeuvres & Critiques XIX, 2 (1994), ISSN: 0338-1900 (16)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Le Conte Dôgbôwradji in Bissa N°1, (Nouvelle Série), Ed. GRTO, 1988. (17)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Regard sur l'oeuvre poétique de Nahounou, Digbeu (AMEDEE PIERRE), in Bissa (revue, Littéraire Orale) N°6, G.R.T.O, 1977. (18)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Ramazalaye, in La Nouvelle revue Française, Editions Gallimard, Juin 2000 pp 199-205 (19)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Introduction à la connaissance de la Poésie Orale de Côte d'Ivoire in Ann. uni. Abidjan Tome V, Abidjan 1990, pp 5-45 (20)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Poétisation de l'espace dans Le Coup de Vieux de Sony Labou Tamsi et Caya Makhélé In En-Quête, PUCI 2001, pp 96- 111. (21)

ZADI (ZAOUROU BERNARD),Traits distinctifs du conte Africain : Thèses in NEA, Abidjan, Serie D, Tome 7, 1979 pp 19-22. (22)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Littérature et Dialectique: Application de la Dialectique matérialiste à l'étude de la prose Littéraire in Revue du C.A.M.E.S (Sciences Sociales et Humaines) Série B, Vol 03, N° 002, 2001, pp 1-15. (23)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), C'est vraiment une forme nationale de théâtre, Le Didiga in Bayreuth African Studies, Séries 8 (Interviews avec des écrivains Africains Francophones), Printed by Justizvollzugsamstadt Bayreuth, 1986, pp 63- 77. (24)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Qu'est ce que le Didiga ? In Ann. Uni. Abidjan (Lettres et Sciences Humaines), Tome XIX 1986 pp 147- 163. (25)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Avec Césaire, Dénombrer les crimes de la mer In Africa, America, Asia, Australia, By Bulzoni Editore 1999 pp 139 - 150. (26)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Expérience africaine de la parole, Ann. Uni Abidjan, série D (Lettres), tome 7, 1974. (27)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Hommage à Roman Jakobson, in Frat. Mat. 05 Oct. 1982 pp19 (28)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Langue et critique littéraire en Afrique Noire, (1), Actes du colloque de Yaoundé, 16- 20 Avr. Ed. Pr. Africaine. (29)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Autour d'une exposition de peinture, Rev. Pr Africaine, 1971. (30)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), De la parole artistique proférée, Revue de Littérature et d'esthétique Negro- Africaine, N°1 (ILENA), Abidjan. (31)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Entretien sur le Théâtre (A l'école des Des Anciens), Revue, Arts d'Afrique Noire, N°48, 1978. (32)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), La parole poétique dans la poésie Africaine : Domaine de l'Afrique de l'Ouest francophone, Thèse de Doctorat d'Etat, Université de Strasbourg II, 1981. (33)


(Infos biographie : Fraternité Matin)


Ghislaine ATTA

 

Source: SLATE AFRIQUE

vendredi, 27 janvier 2012

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D'IVOIRE: OUVREZ LES UNIVERSITES!


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Enseignement supérieur en Côte d'Ivoire: Pas d'université fermée !


SYNDICAT NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
78, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 - PARIS
Courriel : sg@snesup.fr

Le Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est reçu pour une visite d'État en France, du mercredi 25 janvier au samedi 28.

Il y a deux mois, lors de sa visite du 14 et 15 novembre 2011 à Lomé, capitale du Togo, Alassane Ouattara a décidé unilatéralement de fermer les établissements publics ivoiriens d'enseignement supérieur jusqu'en septembre 2012. Dans un contexte post-électoral déjà fort traumatisant pour le secteur de l'Éducation en général, cette décision oriente de fait près de 20000 étudiants vers les établissements privés et les oblige à s'acquitter de 40 % des frais d'inscription en plus.

Des centaines d'élèves, d'étudiants, ont perdu la vie ou ont subi de lourds traumatismes physiques et psychologiques. Les universités d'Abidjan et d'Abobo-Adjamé sont à reconstruire ! Elles ont été pillées et détruites car devenues des camps militaires ! Depuis plus de 9 mois, les travaux de réhabilitation conduisent à la fermeture des universités, laissant une majorité d'étudiants à la rue, livrés à eux-mêmes. Pris au piège par les frais de scolarité exorbitants des établissements privés, la plupart des étudiants se trouvent écartés de leurs études. Tandis que plane le risque d'une « année blanche » à l'université, la situation des enseignants du supérieur est également critique. Dans ce contexte, quel sens donner aux prochaines sessions d'évaluation du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES) alors que les évaluables ne dispensent plus de cours et que leurs laboratoires de recherche ne sont plus accessibles?

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Depuis les années 60, tandis que l'Éducation pré-bac était placée comme une priorité nationale, le développement de l'enseignement supérieur reste sous le contrôle du financement des principaux bailleurs de fonds, dont le FMI. Le contexte de crise que traverse le pays accélère le train de réformes néolibérales contre les universités publiques et la contestation du pouvoir en place.

Après une avalanche de réformes sur les salaires à double vitesse dans l'enseignement secondaire, l'âge de départ à la retraite qui passe de 55 ans à 60 ans dans un pays où l'espérance de vie est de 55 ans, la suppression des cars de ramassage des étudiants, la suppression des internats...., cette décision de fermeture des universités, pour une année entière, risque de sacrifier un nombre considérable de bacheliers, d'étudiants et de chercheurs, et, par conséquent, menace d'hypothéquer l'avenir.

Former une jeunesse qualifiée plus nombreuse est une urgence. Elle passe par l'accès et la réussite de la jeunesse au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche publics dont la pérennisation et le développement doivent être une priorité.

Le SNESUP soutient l'ensemble du peuple de Côte d'Ivoire dans la difficile épreuve de reconstruction du pays qu'il traverse et appelle à la solidarité avec les collègues enseignants et chercheurs. A l'occasion de sa visite en France, Le SNESUP demande au Président Ouattara que soient libérés les universitaires ivoiriens emprisonnés sans jugement et la mise en place des conditions permettant le retour rapide et en toute sécurité de ceux contraints à l'exil.

Le SNESUP, au travers de véritables coopérations, encourage le renforcement d'un système d'enseignement supérieur et de recherche publics en Côte d'Ivoire.


Paris, le 25 janvier 2012


Source : INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT