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dimanche, 25 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: «LES UNIVERSITES GARDEES PAR DES HOMMES ARMES EN TENUE MILITAIRE»

 

ALASSANE OUATTARA - CEREMONIE REOUVERTURE UNIVERSITE.jpg

 

Communiqué de presse: Université de côte d’ivoire, ouverture compromise

 

CERUP-CI, Collectif des Étudiants pour la Réouverture immédiate des Universités Publiques de Côte d’Ivoire

 

Nous vous remercions tout d’abord de votre l’attention et votre contribution pour l’ouverture des universités et saluons la réouverture officielle des établissements. Cependant, cette réouverture connait des problèmes que nous soumettons à votre diligente attention.

La sécurité

La sécurité des étudiants nous inquiète: les universités sont sous la garde d’hommes en tenue militaire et en armes. Aussi faut-il noter que les hommes en tenue militaire refusent l’accès des universités à des filles prétextant qu’elles sont vêtues de manière indécente, sans que des critères aient été établis. Ces hommes ont aussi des comportements agressifs envers les étudiant(es), voire les menacent parfois avec leurs armes.

Des étudiants membres d’une plateforme d’associations estudiantines entretenue par des membres du ministère de tutelle et certains de vos conseillers refusent l’accès de l’université a des étudiants du fait de leur appartenance à la FESCI ou au LMP, sans qu’aucun texte discriminatoire n’ait été publié ni adopté.

Du point de vue socio-économique et politique

Fermées presque deux ans depuis la sanglante crise de 2010-2011 qui a secoué tout le pays, les cinq universités publiques de Côte d’Ivoire, dont les opportunément renommées université Félix Houphouët Boigny (ex. Cocody-Abidjan) et université Alassane Ouattara (ex. Bouaké), semblaient avoir fait peau neuve pour la réouverture.A y regarder de près, ce ne sont pas uniquement les amphithéâtres qui ont fait peau neuve lors de la reconstruction/réhabilitation des universités mais aussi tout le système universitaire ivoirien. Cornaqué par l’AUF, celui-ci va en effet se calquer sur le désastreux modèle européen du «LMD», sans concertation préalable avec les principaux acteurs du système et sans aucune préparation. Nos très nombreux cadres universitaires, sollicités, auraient pu proposer des modèles plus adaptés et plus efficaces pour le développement de notre pays, en respectant ses spécificités.

 

Gbane Aleoussene, le porte parole de CERUPCI


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

jeudi, 02 août 2012

LE GOUVERNEMENT SUSPEND LES DROITS D'INSCRIPTION UNIVERSITAIRES

 

ALASSANE OUATTARA ET AHOUSSOU JEANNOT.jpg

 

Le gouvernement veut se dédouaner et montrer patte blanche dans la scabreuse affaire de l'augmentation disproportionnée des frais d'inscription dans les universités publiques et feint de ne pas avoir été informé des mesures prises par les présidents qu'il a nommés, contre toutes les dispositions fonctionnelles, à la tête de nos universités. Des sbires de service ne peuvent pas montrer une telle indépendance. En tout cas, pas dans la Côte d'Ivoire de Ouattara. Mais personne n'est dupe, de toutes les façons. C'était juste un ballon d'essai. Qui est d'ailleurs très mal passé. En lisant entre les lignes du communiqué du Conseil des ministres, on comprend aisément que la mesure n'est pas encore enterrée ni le danger écarté. Ouattara a fait dans l'outrance pour mieux faire passer la pilule de la hausse qui va bientôt être imposée aux Ivoiriens, sous le prétexte fallacieux que l'Etat, par cette baisse relativement substantielle, a consenti un grand sacrifice. Vigilance, vigilance! C'est 6.000 F CFA ou rien! Il faut bien que la pluie de milliards célébrée par Ouattara et sa presse serve à quelque chose!!! Ou bien? Bonne lecture!

 

La mesure d’augmentation des droits d’inscription dans les universités publiques de Côte d’Ivoire a été suspendue par le président ivoirien. C’est du moins l’une des informations essentielles que l’on peut retenir d’un conseil de ministre tenu ce mercredi au Palais présidentiel au Plateau. 

Cette décision fait suite à la situation actuelle de pauvreté que connait le pays, a rappelé le ministre des TIC, Nabagné Koné Bruno. Le porte-parole du gouvernement a cependant reconnu que la décision de la conférence des présidents de l’Université ne pouvait pas aboutir pour l’heure d’autant plus qu’elle vient en contradiction avec certains textes. « La mesure a besoin d’être validée par le comité de gestion des universités. Et elle a besoin d’être validée par le ministre en charge de l’enseignement supérieur,» a ajouté le porte-parole du gouvernement. Pour l’heure le gouvernement prend l’engagement de poursuivre les réflexions sur ce sujet. « Les réflexions vont se poursuivre jusqu’à une prochaine réunion du conseil des ministres et à cette occasion une décision définitive sera prise en prenant compte au moins deux aspects. La qualité de travail fourni par un certain nombre d’étudiants et en prenant en compte également une progression qui permettra d’étaler cette augmentation sur quelques années pour éviter que les choses soient faites aussi brusquement telles qu’elles nous ont été présentées, » a-t-il insisté. En cas d’augmentation, le ministre des TIC prévient qu’elle pourra se faire sur deux ou trois ans en fonction du niveau qui seront retenus par le conseil de l’université et le conseil de ministres. 

Par ailleurs une décision a été prise par le gouvernement pour suspendre temporairement les droits et taxes d’entrées sur le riz. « Le gouvernement vient de prendre une mesure courageuse qui consiste à suspendre pour trois mois, les taxes et droits d’entrés sur le riz pour permettre de bloquer temporairement le prix du riz en attendant que les autres mesures prises pour baisser le prix entrent en vigueur, » a annoncé Nabagné Bruno Koné. 

Le conseil a également décidé du lancement des opérations préparatoires aux recensements de la population et de l’habitat. « Le premier recensement en CI a eu lieu en 1975 et depuis la loi disposait que tous les 10 ans un recensement devait se faire en Côte d’Ivoire. Il y a eu un second en 88, un troisième en 2008 depuis malheureusement plus d’autre. Il est proposé de faire un recensement en 2013 et en 2014 de la population et de l’habitat. 

C’est une mesure importante parce que c’est la bonne connaissance de la population qui permet de mieux planifier le développement de notre pays, » enfin conclu le porte-parole du gouvernement.

 

Wassimagnon


Source: KOACI.COM

vendredi, 27 juillet 2012

ALASSANE OUATTARA, LE CURIEUX SAUVEUR DES PAUVRES

 

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Alassane Dramane Ouattara serait-il devenu le bon samaritain des tropiques ? Nous ne réprimerons pas l’envie de répondre oui. Mais ici, il est un curieux sauveur. En effet, lors de l’une de ses nombreuses pérégrinations, Ouattara aperçu la Côte d’Ivoire gisant dans son sang, ses bassesses et ses souffrances. Il s’approcha de l’épave et eu la gentillesse de verser quelques fines larmes bien chaudes. Il récupéra la Côte d’Ivoire pour dit-il, la soigner, à sa manière bien sûr. Et depuis plus d’un an, il soigne notre pauvre pays, un pays où le taux de pauvreté avoisine les 50%. Un pays où le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) est fixé à 36 607 FCFA. Depuis plus d’un an, les tendances des prix des produits de première nécessité est à la hausse. Les finances des ménages ont toutes connues un dépérissement au point où des commerçants ont cru bon créer le slogan « Gbagbo ka fissa » c’est-à-dire « Gbagbo est mieux » en langue malinké. Les travaux « herculéens » engagés est un rideau translucide qui dévoile la misère du bas peuple.  Depuis qu’il soigne ce pays, rien ne va. La Côte d’Ivoire vit au rythme des massages cardiaques, des comas répétés et des convalescences précaires Pourtant elle est entre les mains d’un sauveur, un sauveur des pauvres, un bien curieux sauveur !

Après avoir secoué plusieurs entreprises en vue d’extirper les indésirables et grossir le cercle des pauvres, il met aujourd’hui le cap sur les universités publiques. Il veut, pour sauver les pauvres, secouer ces universités en vue de les tenir  en marge du système. C’est la dernière thérapie qu’il vient de décrocher. Il ne s’est pas gêné de la publier. Désormais donc, pour sauver tous les pauvres qui auront la chance d’être orientés dans les universités publiques de Côte d’Ivoire, ceux-ci devront prendre les médicaments suivants : Inscription en Licence : 100 000 FCFA, Master : 200 000 FCFA, Doctorat : 300 000 FCFA (système LMD). Et puisque notre Alassane Dramane Ouattara est le nouveau chantre de l’intégration sous régionale (cela se comprend aisément), tous les étudiants de l’espace UEMOA sont alignés sur le même tarif. La situation de ceux qui sont hors espace UEMOA est pire que le cancer où le choléra ; Licence 300 000 FCFA, Master 400 000 FCFA, Doctorat 500 000 FCA.

Pour le bon samaritain des tropiques, le présent tableau des tarifs vise à sécréter des diplômés mieux formés, bien armés, compétitifs. C’est donc les yeux noyés de larmes que la pauvre Côte d’Ivoire a appris cette nouvelle. Un bref retour sur nos pas nous présente un tableau tarifaire totalement différent. Tous ceux qui faisaient les années antérieures (1980-2011), leurs premiers pas dans une université publique, déboursaient la modique somme de 7.000 FCFA et 6.000 FCFA pour les réinscriptions. Parallèlement, les étudiants orientés dans les grandes écoles privées déboursaient à l’inscription, la somme de 40 000 FCFA. Avec Ouattara le curieux sauveur, les universités publiques sont plus chères que celles dites privées. Vive la Solution ! Avec Ouattara le bon samaritain des tropiques, dire d’une personne qu’elle est pauvre ne suffit pas à son bonheur. Il veut voir cette personne devenir une loque humaine offerte aux railleries des riches. Curieux sauveur des pauvres !

L’on a encore en mémoire, la thérapie qu’il avait destinée aux étudiants et enseignants lorsqu’il était 1er Ministre du père fondateur, notre seul nanan. Il avait généreusement supprimé les cars de transport des étudiants. Les restaurants universitaires avaient été concédés à des privés. Il avait supprimé les cartes de bus que l’Etat distribuait gratuitement aux élèves de l’enseignement secondaire. Les enseignants quant à eux, avaient reçu une bonne dose d’amour du sauveur des pauvres. Il avait particulièrement pensé à eux en leur attribuant un salaire à double vitesse. C’est ce que l’on a appelé le raccrochage. Toutes ces mesures ont affecté l’école ivoirienne. Mais comme ce coup n’a pas été suffisant pour détruire définitivement tout le système, Ouattara le sauveur des pauvres a réinventer une autre thérapie. Pour la faire passer, il s’exerce à un lugubre jeu de séduction qu’il maîtrise bien : miroiter un lendemain aussi radieux que celui de ceux qui sortent de Harvard ou des sciences Po de Paris. L’on a ainsi entendu dire que cette mesure est la meilleure manière de crédibiliser les diplômes, de rendre les étudiants plus compétitifs, en un mot elle permettra de fournir au pays des têtes bien faites. C’est à croire que depuis sa création jusqu’à ce jour, l’université n’a offerte à notre pays que des têtes creuses. Tellement creuses qu’actuellement les administrations sont tenues par les coopérants français et les institutions internationales ne comptent pas d’ivoiriens en leur sein. Le sauveur des pauvres  se cachera certainement derrière le statut d’Etablissement Public National (EPN) de l’Université publique pour se dérober. Comme pour dire que l’université est un micro état à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Il se cachera peut être derrière les langues de peinture passées sur les murailles des universités pillées par ses partisans. Il ne dira certainement pas qu’il a construit de nouveaux amphithéâtres qui lui ont coûté les yeux de la tête et que les frais d’inscription faramineux devraient amortir.

Pour appliquer sa mesure, il peut compter sur le zèle de ses courtisans. Oh ! Combien sont-ils à avoir claironné sur tous les boulevards, traitant les refondateurs de tous les noms d’oiseaux parce que l’idée de porter les frais d’inscriptions à 50 000 FCFA (tous les cycles) faisait son chemin dans le milieu universitaire. Ces courtisans sont aujourd’hui pris entre porter un coup d’œil dans leur maigre bourse et broder le siège du Rassemblement Des Républicains (RDR). Mais comme pour eux, les intérêts tribaux sont plus forts que le devoir d’objectivité, ils applaudiront les hérésies du pouvoir. La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui avait opposé un refus catégorique au projet de révision à la hausse des frais d’inscription, a été mise au cachot par le pouvoir.. Elle ne pourra plus freiner l’ardeur morbide des gouvernants. L’association des parents d’élèves, quant à elle, n’existe que de nom. Elle est juste là pour pondre de vagues communiqués. Les populations sont cloitrées dans les salons ; toutes tétanisées par les gris-gris des Dozos et uniformes bigarrés des nervis du pouvoir. Ceux-ci n’attendent que la moindre fronde pour brandir leurs armes assoiffées de vies humaines.  Les pauvres sont donc aux mains de celui qui prétend travailler pour eux. La thérapie qu’il propose est pour les riches et non les pauvres.

Bientôt l’on regardera le visage des résidences universitaires, elles aussi afficheront leurs prix faramineux. Ainsi va la Côte d’Ivoire sous Alassane Dramane Ouattara le curieux sauveur des pauvres.


Que Dieu nous sauve.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

dimanche, 24 juin 2012

LE SYNARES APPELLE A FAIRE ECHEC AUX MESURES ARBITRAIRES DU GOUVERNEMENT


Le gouvernement a fixé la rentrée universitaire au 3 septembre prochain. Le syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur dénonce les mesures impopulaires prises par le gouvernement Ouattara ainsi que les actes au quotidien qui compromettent l’effectivité de cette rentrée

Le Syndicat National de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (SYNARES) a appris, de la part du gouvernement, que la date de la prochaine rentrée universitaire est fixée au lundi 03 septembre 2012. Ainsi, considérant qu’il demeure toujours acquis en Côte d’Ivoire, que « chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses idées… » (article 10 de la loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire), Le SYNARES tient, à ce sujet, à faire une analyse de la situation sociopolitique à travers les observations qui suivent, lesquelles porteront successivement sur :

– le limogeage des présidents élus des universités ;

 – la destruction sélective des structures universitaires ;

 – la violation constante, par les autorités étatiques, des lois ivoiriennes au sommet desquelles se classe la Constitution de la République de Côte d’Ivoire;

 – le délitement de l’Etat de Côte d’Ivoire ;

 – l’accentuation de la fracture sociale.

Notre analyse sera suivie d’un appel aux intellectuels ivoiriens de tous bords politiques et de recommandations à l’intention de nos militants au sujet de la rentrée universitaire. Depuis le mois de février 2012, le gouvernement a entrepris de nommer certaines personnes en qualité de présidents des universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé ; l’université de Bouaké semble, pour le moment, ne pas être concernée par cette mesure. Ces personnes répondant aux noms de Bakayoko Ly Ramata et Tano Yao ont ainsi subtilisé, par le biais de ces nominations, les fauteuils de N’gbo Aké Gilbert-Marie, élu à ce poste en mai 2010, à la tête de l’université de Cocody, détenu depuis mai 2011, sans aucun jugement, à la prison de Boundiali, et de Gourene Germain élu dans la même période à la présidence de l’Université d’Abobo-Adjamé.

Le Synares tient à rappeler à la Nation tout entière, que depuis la loi n° 95-696 du 7 septembre 1996 relative à l’enseignement et les décrets qui l’ont suivie, les présidents des universités ivoiriennes sont élus par des représentants – eux-mêmes élus – des enseignants et chercheurs, des étudiants, des personnels administratifs et techniques et des personnalités extérieures à l’université. Il convient de noter que l’avènement de cette législation est le résultat d’une véritable bataille engagée et gagnée, à l’époque, par les enseignants et chercheurs au travers de leur syndicat : le Synares.

En effet, les enseignants et les chercheurs y compris notamment Bakayoko Ly Ramata, Tano Yao et Cissé Ibrahim Bakongo, refusaient dorénavant la nomination par le gouvernement à la tête des universités, de personnalités à la solde du pouvoir étatique, dont les agissements, bien souvent étaient en total déphasage avec les impératifs propres au fonctionnement de nos établissements d’enseignement supérieur. Ils ont donc proposé et obtenu, en accord avec le gouvernement, de désigner eux-mêmes, par voie d’élections, les dirigeants des universités. Les mêmes dispositions légales étaient d’ailleurs, à la demande de nos militants, en passe d’être prises et appliquées au fonctionnement des Grandes Ecoles. C’est donc sur la base de ces dispositions, déjà appliquées à deux précédents mandats, qu’ont été élus au cours de l’année universitaire 2009-2010, les présidents des différentes universités de Côte d’Ivoire : N’gbo Aké Gilbert-Marie à Cocody, Gourene Germain à Abobo-Adjamé et Poamé Lazare à Bouaké.

En décidant de nommer aujourd’hui les présidents des universités, le gouvernement commet une grave violation du principe de leur élection. Il viole surtout, et ce par voie de conséquence, les droits de la communauté universitaire qui a porté son choix sur les personnalités ci-dessus citées, donnant à chacune d’elles mandat de diriger l’université du lieu de sa fonction. Il y a ici mépris, oppression. En effet, toute réforme de la loi et des décrets y assortis tendant à supprimer la voie électorale pour revenir au principe de la nomination des présidents des universités est considérée par le Synares comme arbitraire, liberticide, injuste. Elle est anachronique et nous ramène vingt ans en arrière. Le Synares considère donc ces décisions de nomination comme nulles et de nul effet. Elles seront par nous combattues.

Toutefois, la nomination des présidents des universités ivoiriennes n’est pas la seule mesure de violation des lois de la République. Nous verrons, un peu plus loin, que bien d’autres actes ou discours du pouvoir actuel en donnent également la preuve. L’Université de Bouaké a été, dès le lendemain de la tentative du coup d’Etat du 19 septembre 2002, agressée par la rébellion armée. Ses locaux ont été attaqués et détruits, ses enseignants contraints d’abandonner la ville de Bouaké. Elle a, depuis cette période, trouvé refuge à Abidjan, dans des locaux disséminés dans différents quartiers sur au moins 13 sites distants les uns des autres.

Les Universités d’Abobo-Adjamé et de Cocody vont subir le même sort, respectivement dans les mois de mars et avril 2011. L’Université d’Abobo-Adjamé a été la première à être violemment attaquée dans le courant du mois de mars 2011. Tout y a été détruit. Dès le lendemain du lundi 11 avril 2011, l’université de Cocody a reçu la visite des agresseurs. Les amphithéâtres, les salles de cours, les laboratoires de recherche, l’administration (la présidence en tête), les bureaux des enseignants et des chercheurs… ont été éventrés, saccagés, pillés. Curieusement et heureusement, des établissements tels que le Centre Africain et Mauricien de Perfectionnement des Cadres (CAMPC) et l’Ecole Nationale de Statistiques et Economies Appliquées (ENSEA) qui se trouvent dans la même enceinte de l’université de Cocody, ont été totalement épargnés ; l’on y a, semble-t-il, seulement volé des véhicules. Les résidences universitaires, lieux d’hébergement des étudiants, ont été pillées, décoiffées, détruites, à la suite du départ forcé des étudiants, sommés par le gouvernement le lendemain du 11 avril 2011 d’évacuer immédiatement les lieux. Même des murs des résidences universitaires situées dans la commune de Port-Bouet ont été volés aux fins d’être vendus. Et pourtant, pour des raisons qu’on devine aisément, des résidences affectées aux élèves de l’Institut National de la Formation Sociale (INFS), contigües aux résidences universitaires de Port-Bouet n’ont subi aucun dommage ; des élèves y sont actuellement hébergés. Il en est de même de la Cité Saint-Jean située à quelques pas de la Cité Rouge de Cocody.

L’Institut National Polytechnique Houphouet- Boigny (INP-HB) a été amputé par le gouvernement de son antenne située à Abidjan- Cocody avec comme conséquence, la fermeture de plusieurs centres de formation annexes, dont les pauvres étudiants et autres auditeurs se trouvent brutalement privés, sans aucune réparation, de l’enseignement qui leur est dû. La suppression de cette antenne de Cocody a entrainé le licenciement de 170 employés qui y étaient en service. Il est important de souligner que cette antenne, démembrement de l’INP-HB sis à Yamoussoukro, permettait la coordination, par l’administration, des activités de cet Institut de formation sur le territoire d’Abidjan, en particulier l’organisation et le suivi par les enseignants, des stages des étudiants qui ne peuvent s’effectuer qu’à Abidjan ; étant entendu que la ville de Yamoussoukro est dépourvue de toutes entreprises industrielles et commerciales susceptibles d’offrir aux étudiants, des stages de formation. Depuis cette fermeture, les rencontres entre l’enseignant et l’étudiant stagiaire ont lieu soit au domicile de l’enseignant, soit dans un café.

Le Synares tient à indiquer que le gouvernement, à travers les décisions de nomination sus-incriminées, dévoilait déjà à la Nation tout entière ses intentions de remettre en cause à l’avenir, en les abrogeant ou en les modifiant profondément, ou même en les ignorant purement et simplement, la plupart des lois votées dans l’intérêt du peuple ivoirien. A preuve, les dispositions de la loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire (la constitution elle-même semble être ignorée par les autorités étatiques) concernant notamment le droit à la vie, le droit de vivre en Côte d’Ivoire, la présomption d’innocence et les droits syndicaux sont gravement violés par le gouvernement. La loi portant régime juridique de la presse, elle aussi, n’est pas respectée dans son esprit. Enfin, la loi sur le régime foncier rural est en passe d’être modifiée au préjudice des populations ivoiriennes. Sommes-nous en train de vivre la suspension de fait de la Constitution et la mise de la Côte d’Ivoire sous tutelle de l’ONU, deux mesures réclamées par le passé à cor et à cri – et apparemment obtenues de fait aujourd’hui – par la coalition RHDP manipulée par ses parrains? En fait, par lettre adressée le 20 octobre 2006 « A Son Excellence KOFI ANNAN, Secrétaire général des Nations unies. New York », il est écrit : «… suite à nos interrogations, nous sollicitons qu’il vous plaise d’examiner avec la plus grande attention les propositions ciaprès : Nous demandons avec insistance la suspension de la Constitution. En lieu et place, nous demandons que la nouvelle Résolution du Conseil de sécurité des Nations unies soit le seul Acte juridique qui régisse la nouvelle transition…


Yapo Yapi André


SourceIVORIAN.NET

jeudi, 17 novembre 2011

OUATTARA ENVOIE LES ETUDIANTS IVOIRIENS A LA RUE POUR UNE NOUVELLE ANNEE

 

ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DE COCODY.jpg

Voici toute la place qu'occupe l'école ivoirienne dans les priorités du nouveau pouvoir RHDP. Hallucinant! C'est un scandale national! Y a-t-il des intelligences dans ce pays pour le dire à cet agrégat d'Houphouétistes mal inspirés?


REOUVERTURE DES UNIVERSITES EN SEPTEMBRE-OCTOBRE 2012: PLUSIEURS GENERATIONS SACRIFIEES


Au terme de la crise post-électorale avec l’arrestation du président déchu, Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, les nouvelles autorités ivoiriennes ont décidé de la fermeture des universités d'Abidjan et des cités universitaires à partir du 21 avril 2011. Les raisons officielles se résument en deux entités : libérer les chambres illégalement occupées par des non étudiants et réhabiliter les bâtiments, dans un état de délabrement avancé. Cette mesure de fermeture, il faut le dire, a disloqué les corps estudiantin et professoral.

Six mois après le démarrage en fanfare des travaux de réhabilitation et de construction, suivis de visites médiatisées du ministre Cissé Bacongo, on s'attendait en cette rentrée scolaire que les universités ouvrent à nouveau leurs portes. Mais que non. Les autorités ont fixé la rentrée académique à septembre-octobre 2012. Une décision qui pose problème, vu que ce sont plusieurs promotions de bacheliers qui attendent la réouverture pour, soit reprendre le chemin de l'université, soit entamer leur première année académique. Quel sort est réservé à toutes ces générations d'étudiants bloquées du fait de la mesure prise de retarder d'un an la réouverture des universités d'Abidjan ? C'est la question que se pose tout le monde aujourd'hui en Côte d'Ivoire.

En effet, quand on sait que pour obtenir la licence en Côte d'Ivoire, il faut trois années d'études à l'université, il n'est pas fort de dire que ces promotions d'étudiants sont les sacrifiés du système. Car, plusieurs de ces étudiants, qui ont déjà perdu trois ans d'études, risquent d'arriver en licence avec un âge très avancé, amenuisant du coup leur chance de décrocher un emploi où pour les plus chanceux de faire valoir leurs droits à la retraite, après seulement quelques années en fonction.

De plus, le fait que depuis trois ans, les universités d'Abidjan n'aient pas correctement fonctionné, en raison de la crise ivoirienne, va entraîner un goulot d’étranglement au niveau du système académique voire de l'école ivoirienne. Il transparait clairement qu'il sera difficile pour les futurs bacheliers d’accéder à l'université si les promotions précédentes n'avancent pas. Au lieu donc de former des élites pour le développement de la Côte d'Ivoire, les universités vont plutôt « fabriquer » des chômeurs en puissance. Il importe donc que le gouvernement actuel propose un plan de sauvetage des université ivoiriennes. Il y va de sa crédibilité et de l'avenir de la Côte d'Ivoire.

Elysée Yao


Source: SOIR INFO