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lundi, 20 décembre 2010

OUI, LES GABONAIS ONT ETE CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE


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Le samedi 29 août 2009, je postais sur ce blog l'article titré "Les gabonais seront-ils capables du sursaut historique (attendu)?" (Voir texte plus bas). C'était la veille de l'élection présidentielle, au Gabon. Les développements de l'actualité récente nous ont révélé que oui. Les gabonais avaient brillamment élu Mba Obamé à 42% contre 37% pour Ali Bongo. Malheureusement, la France était passée par là et grâce à ses réseaux françafricains, leur avait confisqué cette belle victoire. DIEU ne dormant pas, des indiscrétions françaises, notamment tirées du film documentaire "Françafrique" de Patrick Benquet, ont dévoilée l'imposture.

Comme le dit le site Média Libre Pour Tous: "Un documentaire proposé en deux parties, respectivement intitulées, « raison d'Etat » ou cinquante ans de secret, et «l'argent roi ». Le centre d'intérêt de la dernière sortie en date de l'Union Nationale, parti politique gabonais, est la levée du voile par un conseiller « Afrique » du président français, Jacques Chirac, Michel De Bonnecorse, sur la manipulation au bénéfice d'Ali Bongo Ondimba par les lobbies français, des résultats de la présidentielle du 30 août 2009 au Gabon, en inversant les scores entre le premier (André Mba Obame) crédité de 42% et le deuxième (Ali Bongo Ondimba) qui était crédité de 37%. Conséquence de ce tripatouillage au nom des intérêts supérieurs de la France, Ali Bongo Ondimba est proclamé vainqueur du scrutin, la rue gronde, des émeutes meurtrières son enregistrées dans la capitale économique, Port Gentil, et la France trinque, pour avoir fait passer en force son poulain.

Vraisemblablement surpris par la gravité de ses propos, ou probablement au nom d'espèces sonnantes et trébuchantes, Michel Debonnecorse verse quelques jours plus tard dans des démentis, sans toute fois convaincre personne. Le politique français tente cette fois d'affirmer que les propos dont il est certes l'auteur, ne reflètent pas la profondeur de sa pensée, et qu'ils sont tout simplement le fruits de manipulation de l'équipe de montage.

Comme si l'interventionnisme de la France dans le processus électorale en Afrique datait de l'arrivée controversée au pouvoir d'Ali Bongo Ondimba. Les travers de la Françafrique sur le quotidien des populations africaines frappent comme le nez sur le visage, et les immixtions dans la crise politique en côte d'ivoire, sont d'autant exemples de tentatives de garder la main sur les richesses du pays, par le biais de valets interposés, bref
".

C'est la même combine qui se trame en Côte d'Ivoire mais le peuple digne d'Eburnie n'est pas dupe et n'entend pas se laisser voler sa victoire. Comme dit l'adage: "On peut voler une partie du peuple une partie du temps mais on ne peut pas voler tout le peuple tout le temps". Le peuple gabonais vient de découvrir ou de se voir confirmer le jeu des réseaux politico-mafieux de la françafrique contre son pays. Gabon, tu es à nouveau face à ton histoire. Libère-toi du joug de l'oppression et de la servitude et que DIEU te bénisse.

D'ici là, en Côte d'Ivoire, cette levée de bouclier récente des patriotes gabonais va amener les chercheurs de vérité à regarder de plus près la crise ivoirienne et à mieux la comprendre. Merci, Monsieur Partick Benquet, pour ce documentaire salutaire pour nous autres, peuples opprimés d'Afrique francophone, même si "au nom de la raison d'état françafricaine", vous êtes curieusement prêt à renier votre âme!

 

Que DIEU bénisse le Gabon et la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

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LES GABONAIS SERONT-ILS CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE?


Demain, dimanche 30 août 2009, le Gabon pourrait écrire une nouvelle page de son histoire ou manquer totalement le rendez-vous de l'Histoire. Au risque de sombrer pour longtemps dans l'instabilité ou des lendemains imprévisibles et incertains. Après plus de 40 ans d'un règne sans partage du Président Omar Bongo Ondimba, véritable tribun et oligarque achevé, dans ce petit pays dont la population est d'à peine 1,6 millions d'habitants, l'équivalent de celle d'un quartier d'Abidjan.

Un pays dont le budget s'évalue à environ 1700 milliards de francs CFA, l'équivalent - à peu de chose près - du budget de la Côte d'Ivoire, qui compte plus de 16 millions d'habitants. Pour saisir le sens de ces chiffres et comprendre la monstruosité du pillage du Gabon, imaginez un quartier de la Commune de Yopougon, à Abidjan, géré avec le budget de la Côte d'Ivoire tout entière ! Alors, comment comprendre que le Gabon puisse avoir de si graves problèmes d'infrastructures sanitaires et scolaires, avoir une population aussi pauvre, ne posséder que 900 Kms de bitume ? Comment comprendre que les gabonais dépendent, en ce qui concerne leur vivrier, du voisin du Nord, le Cameroun, et que le Gabon n'ait que deux villes dignes de ce nom, Libreville et Port-Gentil ?

La question logique qui découle de ce questionnement, c'est de savoir où passe toute la manne financière générée par la forte production pétrolière, par les industries extractives d'uranium et de manganèse et par l'exploitation abondante du bois de ce petit pays de 268 000 Km2 d'Afrique centrale, couvert à plus de 70% d'une forêt dense équatoriale ?

Cette véritable mine d'or naturelle qu'est le Gabon croupit dans la misère. Est-ce seulement pensable, acceptable ? Ce précieux trésor n'était qu'au service du tribun et de l'oligarchie qui constituait sa cour. Et au besoin, servait à acheter ou soudoyer des opposants politiques encombrants et empêcheurs de ''manger en rond'', pour en faire des alliés, à jamais muselés. L'essentiel de cette manne atterrissait dans les caisses d'entreprises politico-mafieuses françaises comme ELF et consorts, et à entretenir des relations françafricaines indispensables pour se maintenir au pouvoir, ad vitam aeternam.

Visiblement, pendant plus de quatre décennies, le Gabon aura été administré comme une entreprise française dont Omar Bongo Ondimba était le Président Directeur Général (vous avez dit PDG ? Le PDG est le parti politique d'Omar Bongo, actuellemnt au pouvoir). Et le candidat Ali Bongo n'en est que le digne successeur. Il est donc, le plus naturellement du monde, celui qui bénéficie de tout l'appui (politique et militaire) de l'Elysée et du soutien des milieux ultralibéraux les plus orthodoxes de France.

Le peuple gabonais acceptera-t-il, de bon cœur, de laisser se prolonger, pour quelques nouvelles décennies, sa propre prise en otage, se rendant ainsi complice de sa propre captivité ou trouvera-t-il les ressorts nécessaires, au plus profond de sa dignité, pour mettre le holà définif à ce simulacre de démocratie dont on le repaît depuis une petite éternité ? Les résultats de l'élection présidentielle de demain nous le diront ! Que DIEU bénisse le peuple gabonais !


DINDE Fernand AGBO