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jeudi, 06 juin 2013

LA CPI ADMET A MOTS COUVERTS N'AVOIR AUCUNE PREUVE CONTRE GBAGBO - NOUVELLE TARTUFFERIE DE L'INJUSTICE INTERNATIONALE


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La CPI admet à mots couverts n’avoir aucune preuve contre Gbagbo - Nouvelle tartufferie de l’injustice internationale - Généreusement financée par Ottawa avec nos impôts


Devant la vacuité du dossier préparé par le substitut Éric MacDonald, et par la procureure Fatou Bensouda, les juges de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) ont renvoyé leurs deux procureurs refaire leurs devoirs. Malgré le généreux salaire que leur paient les commanditaires de ce tribunal factice, les juges ont été obligés d’admettre, dans leur décision du 3 juin 2013, l’absence de preuves assez solides pour inculper formellement Laurent Gbagbo. Comme quoi il est difficile de trouver suffisamment de carpettes aussi véreuses que MacDonald ou la juge de Gurmendi, qui a bien essayé de tordre le bras à ses deux collègues, mais sans succès. Elle a dû rendre une opinion dissidente. Certaines personnes, comme les juges Hans-Peter Kaul et Christine Van den Wyngaert, tiennent encore à leur réputation, à défaut de s’intéresser sincèrement à la justice.

Évidemment, à moins de ne pas être informée du dossier, toute personne honnête, saine d’esprit et douée d’un minimum de sens critique sait parfaitement que les rôles ont été complètement inversés et que, dans le dossier de la Côte d’Ivoire, les criminels poursuivent la victime à La Haye, siège de la CPI et capitale de la honte du genre humain. La prostitution légalisée ne se limite pas au Red Light District d’Amsterdam. Les Pays-Bas sont une grosse putain qui loue une prison à des clients sans scrupule en échange de quelques dollars. Les criminels qui devraient être immédiatement incarcérés — à une autre époque, on les aurait envoyés sommairement à l’échafaud, et ils le mériteraient amplement, vu les crimes de masse qu’ils commettent sans cesse —, ce sont les chefs des États voyous de l’OTAN, comme Stephen Harper et ses acolytes. La victime, qui est un démocrate, un révolutionnaire et un pacifiste de la stature de Gandhi et qui est, pour cette raison, gardée en otage par les criminels, c’est Laurent Gbagbo.

Mais alors, me direz-vous, s’ils n’ont pas de preuves contre Gbagbo, ils doivent le libérer. Oui, si la CPI était un vrai tribunal, c’est ce qui se produirait. Mais la CPI n’est pas un tribunal. C’est le repaire de l’injustice internationale. Une sorte d’enclos où l’on parque les Africains empêcheurs de piller en rond. Il faut comprendre, avant tout, ce que le mégasyndicat international du crime, association mafieuse d’oligarques basée à Wall Street, essaie de faire avec les organisations internationales. Les organes de l’ONU, comme la CPI, existent pour soustraire le mégasyndicat aux lois et à l’obligation de rendre des comptes normalement associée à toute utilisation des deniers publics faite par un gouvernement responsable. La CPI n’a de comptes à rendre à personne d’autre qu’à ses vrais patrons, c’est-à-dire ses bâilleurs de fonds, comme le gouvernement d’Ottawa et l’oligarque George Soros, qui ne lui demandent pas de rendre justice, mais de se conformer à leurs objectifs criminels.

Les contribuables qui financent la CPI n’ont pas le droit de savoir comment leur argent est employé. La CPI est à l’abri de toute vérification et de toute autorité ministérielle ou parlementaire. Elle agit à la fois comme tribunal de première instance et tribunal d’appel. C’est un instrument de tyrannie aux pratiques opaques et incestueuses. Avec la complicité des mythomanes et des perroquets des médias, que le mégasyndicat tient bien en laisse avec son fric, eux aussi, elle peut prendre des décisions qui sont le contraire de la logique et de la justice sans être inquiétée. Elle peut s’appuyer sur de fausses preuves gardées secrètes pour dire n’importe quoi. L’affaire Gbagbo n’est pas la première fois qu’elle le fait, et ce ne sera certainement pas la dernière non plus. Alors, vous comprenez bien qu’il n’est pas question de libérer Laurent Gbagbo, qui avait des projets passablement nuisibles pour le mégasyndicat, notamment pour les amis de M. Harper chez Canadian Natural Resources et chez Total, où des gens comme Gary Filmon, Frank McKenna et la famille Desmarais se remplissent les poches en pompant le pétrole du golfe de Guinée à peu de frais.

Gbagbo restera emprisonné encore au moins dix mois

Au lieu de respecter le principe de l’habeas corpus, qui date de la Magna Carta, il y a 800 ans, les juges dignes du Moyen-Âge et de l’Inquisition de la CPI gardent Laurent Gbagbo en prison et donnent un peu plus de temps à la procureure et son substitut pour fabriquer de fausses preuves matérielles et inventer des mensonges moins ridicules. Ils ne veulent pas avoir l’air trop fou, quand même. Ils doivent se demander quelle mouche a piqué leurs patrons pour qu’ils ne se donnent même pas la peine de soudoyer des experts et de faire de faux rapports balistiques ou de fausses autopsies. Savoir mentir est pourtant l’ABC de l’injustice internationale. Gbagbo restera en prison encore au moins dix mois, jusqu’en avril 2014, le temps que le cirque finisse de préparer ses numéros et que le dompteur cesse de ressembler à un clown. Les juges considèrent qu’une durée de deux ans et demi d’enquête pour trouver les preuves d’un grand massacre est normale. Le droit de Laurent Gbagbo à être jugé dans un délai raisonnable serait, selon eux, respecté. Ils prennent vraiment le public pour une bande de pauvres tarés.

Pendant la fameuse crise postélectorale, de décembre 2010 à avril 2011, l’armée française et les mercenaires à casque bleu survolaient constamment Abidjan avec leurs hélicoptères. Ils prenaient des photos des positions de l’armée ivoirienne et disposaient aussi de satellites. Pire encore, l’endroit où le carnage était le plus intense était le quartier Abobo, où les tueurs de Ouattara, amis de Sarkozy et de l’ONU, régnaient sans partage. Dès février 2011, il était donc facile pour les Français et l’ONU d’y faire des enquêtes sans même demander la permission de l’armée et de la police ivoirienne. Mais il est certain qu’on n’a pas envie de faire enquête lorsque les assassins appartiennent au camp de celui qu’on veut dépeindre comme un honnête homme et installer à la présidence.

Les faux humanitaires de Human Rights Watch et des autres ONG à gages, eux aussi rémunérés par Soros et les États voyous — tiens, tiens, quelle coïncidence —, lançaient violemment diverses accusations contre Gbagbo. Ils prétendaient avoir découvert des charniers ou s’indignaient avec horreur des massacres de femmes à la mitrailleuse lourde qui avaient été prétendument commis par les « pro-Gbagbo ». Cela ne faisait aucun doute, à les entendre. Tous les médias le répétaient sans cesse. Or, depuis le 11 avril 2011, n’ont-ils pas eu le temps d’identifier et d’autopsier les cadavres et de faire diverses autres expertises ? Il est évident qu’il n’y a aucune preuve contre Laurent Gbagbo, sinon on les aurait trouvées depuis longtemps. On ne les a pas trouvées, donc il faut les fabriquer, et la forgerie accuse du retard, ce qui est très embarrassant.

J’ai téléphoné au porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah, un amuseur bien dressé pour fournir les réponses qu’on lui a fait répéter comme à un mauvais comédien. Il m’a redit les excuses alambiquées de la CPI pour ne pas libérer Gbagbo en attendant son éventuel procès. Tout d’abord, me précise M. Abdallah, « Gbagbo n’est pas emprisonné ; il est seulement détenu. » Jolie nuance. Le principal intéressé sera sans doute heureux d’apprendre qu’en fin de compte, il est libre entre quatre murs.

Les juges considèrent que Laurent Gbagbo risquerait de ne plus vouloir participer à leur tartufferie d’injustice s’il était libéré. Il s’enfuirait et, disposant de puissants moyens, nuirait aux enquêtes. Quels puissants moyens ? Seraient-ce les puissants moyens que Gbagbo a utilisés lorsque les hélicoptères français bombardaient outrageusement sa résidence, en avril 2011, c’est-à-dire rien d’autre que s’abriter au sous-sol ? Quelle puissance ! Seraient-ce les armes inventées par les faux experts de l’ONU qui accusent sans preuve matérielle les pro-Gbagbo de comploter au Liberia, au Mali ou au Ghana pour renverser Ouattara ? Laurent Gbagbo n’a pas un rond, son parti politique subit une violente répression et ses anciens collaborateurs sont soit morts assassinés par les rebelles à la solde de Ouattara, soit incarcérés et torturés, soit forcés à vivre en exil, où leurs parents et amis, simples citoyens n’ayant pas collectivement le millième de la fortune de Soros, s’efforcent de leur envoyer de quoi se nourrir, se loger et se vêtir modestement. Mais, selon M. Abdallah, les juges disposeraient de preuves secrètes sur les puissants moyens de Laurent Gbagbo. Que c’est donc pratique, le secret, quand on n’a de comptes à rendre à personne ! Parions que je fais partie du « puissant réseau » au service de Laurent Gbagbo.

En fait, les juges de la CPI sont parfaitement conscients qu’ils gardent prisonnier un innocent qui est immensément populaire et qui a la sympathie, voire l’admiration de centaines de millions de personnes que le cartel médiatique s’emploie à museler. Ils savent qu’une fois libéré, Laurent Gbagbo mobiliserait non pas des armées de mercenaires, mais des foules d’Ivoiriens aux mains nus et qu’il serait facilement porté au pouvoir en Côte d’Ivoire, si la démocratie y était vraiment respectée. Après deux années de dictature Ouattara, les Ivoiriens en ont plus que soupé de son gouvernement ethnique, de ses pratiques génocidaires, du vol de leurs biens, de leur maison et de leurs terres, de la corruption multipliée par dix, de la fausse justice, de la fraude électorale massive, de la vie sous les tentes du HCR et de la croissance économique qui ne bénéficie qu’aux multinationales et à une clique de sangsues.

La CPI menteuse et elle-même criminelle

Les juges invoquent comme prétexte pour maintenir Laurent Gbagbo en détention que celui-ci n’a pas renoncé à la présidence. Pourquoi devrait-il y renoncer ? C’est un crime de vouloir briguer les suffrages ? En somme, la CPI a, parmi ses pouvoirs autoattribués saugrenus, le droit de disqualifier des candidats potentiels à la présidence d’un État souverain. Pire encore, elle décide par décret pontifical du résultat de la dernière élection présidentielle. Par la voix de la précieuse ridicule Bensouda et contre toute logique — puisque, comme l’a si bien souligné Laurent Gbagbo, il faut savoir qui a perdu l’élection pour pouvoir dire lequel des deux candidats a semé le trouble —, la CPI a annoncé au monde qu’elle n’examinerait pas la question de la supposée victoire de Ouattara, même s’il existe des preuves indubitables de fraudes massives commises par les partisans armés de ce dernier, dans la zone du pays sous son emprise, en novembre 2010. Bref, le résultat de l’élection du 28 novembre 2010 fait partie des dogmes intouchables de l’Église de la sainte Vérité.

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Le propagandiste expert François Brousseau répand sur les ondes et dans les pages de Radio-Canada un dogme de l’Église de la sainte Vérité, envers et contre les faits et la logique la plus élémentaire. Laurent Gbagbo a été en toute légalité déclaré vainqueur au second tour de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire, seule institution de ce pays habilitée à proclamer le résultat définitif de l’élection. Des fraudes massives relevées par tous les observateurs ont été commises dans la zone du pays sous l’emprise des rebelles de Ouattara. Mais François Brousseau a tout de même le culot d’annoncer à son public captif et naïf que « Laurent Gbagbo […] refuse obstinément de reconnaître sa nette défaite aux urnes ».

Ce gros mensonge passe comme une lettre à la poste, à l’instar de nombreux autres mensonges proférés régulièrement par Radio-Canada pour aider Bay Street à réaliser des bénéfices mirobolants. Grâce à l’aide de François Brousseau, le gouvernement du Canada a pu financer sans que les contribuables regimbent l’oligarque terroriste Ouattara, que Brousseau a fait passer pour un « ancien dissident politique [ayant payé] courageusement de sa personne son combat politique », ce qui est archifaux. Les deniers publics canadiens ayant aidé Ouattara à renverser Laurent Gbagbo dans un bain de sang, le renvoi d’ascenseur ne s’est pas fait attendre : la multinationale Canadian Natural Resources a pu signer de juteux contrats d’exploitation pétrolière dans le golfe de Guinée.

En dépit du droit international, dont la souveraineté des États est un principe fondamental, en dépit du droit ivoirien et en dépit du bon sens le plus élémentaire, la CPI, qui n’a de comptes à rendre à personne d’autre que de grands criminels, s’arroge le droit de nier la décision du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire, seule institution habilitée à proclamer le résultat de l’élection présidentielle. Pire encore, la CPI refuse la décision des autorités ivoiriennes légitimes non pas à l’issue d’une enquête et d’une procédure, mais par simple déclaration sommaire d’une grotesque arriviste affublée du titre de procureure.

Les jacassements des perroquets médiatiques et les déclarations d’un fonctionnaire corrompu de l’ONU sont les raisons sur lesquelles la CPI s’appuie pour dire que Gbagbo a perdu l’élection. Les faits et les décisions judiciaires n’ont apparemment aucune importance à ses yeux. En toute objectivité et sans risquer de se tromper, on peut dire que la CPI encourage le non-respect du droit et le chaos. Que sa procureure avalise sommairement un coup d’État sanglant comme s’il s’agissait d’une démarche démocratique est une invitation aux Africains à ne pas respecter leurs Constitutions et les lois qui en découlent. Mieux vaut faire la guerre et prendre le pouvoir par les armes, comme Ouattara l’a fait, plutôt que de demander un recomptage des voix, comme Gbagbo. Vous aurez ensuite le sceau d’approbation de Mme Bensouda. Ce comportement de la part d’une personne censée représenter la justice serait, dans n’importe quel pays qui se respecte, un motif tout à fait valable pour radier cette personne du barreau. Néanmoins, la fourberie de la CPI ne s’arrête pas là.

Dans son communiqué du 3 juin, la CPI invente un nouveau terme ayant manifestement pour but de protéger le caïd ivoirien du mégasyndicat : « les groupes armés opposés aux forces pro-Gbagbo ». Pardon ? Vous avez dit les « anti-pro-Gbagbo », en somme. Mais pour qui bossaient-ils, ces terroristes génocidaires malpropres et analphabètes qui tuaient et tuent encore les ethnies jugées favorables à Laurent Gbagbo ? Tout le monde sait qu’ils bossaient pour un dénommé Alassane Ouattara et ses généreux parrains de l’OTAN, dont Stephen Harper, j’insiste pour le dire, est l’un des plus enthousiastes. L’argent des contribuables canadiens a servi à massacrer des Ivoiriens.

La circonlocution adoptée par la CPI pour désigner les « pro-Ouattara » est révélatrice de son refus de reconnaitre l’évidence, soit le fait que, depuis 2002, Ouattara est le grand chef, d’abord officieux, puis officiel, d’une bande de terroristes sanguinaires. Pourquoi la CPI emploie-t-elle ce vocabulaire créatif ? Parce qu’elle veut mettre les vrais coupables, Ouattara et ses alliés de l’OTAN, à l’abri des poursuites. Son intention est limpide. Les « pro-Ouattara » deviennent des « anti-pro-Gbagbo », et la CPI ne poursuivra jamais personne d’autre que des sous-fifres dans le camp de Ouattara et de l’OTAN. Faut-il le répéter, la CPI n’est pas un tribunal ; c’est le repaire de l’injustice. Ça crève les yeux.

Preuve que la CPI ne fait pas vraiment enquête sérieusement et qu’elle se contente d’incriminer faussement l’empêcheur de piller en rond Laurent Gbagbo, le substitut MacDonald, coqueluche en puissance de Radio-Canada et peut-être même futur candidat d’un parti politique semant au Québec la gangrène fédéraliste néocoloniale, n’a même pas mis les pieds dans un camp de réfugiés, où des dizaines de milliers de victimes l’attendent pour lui expliquer ce qu’ils ont subi aux mains des barbares de Ouattara. Pour MacDonald, les réfugiés n’existent pas. Le massacre de Duékoué est un épisode secondaire du conflit sanglant en Côte d’Ivoire. Ce qui compte, ce sont les racontars médiatiques.

Combien de temps encore les contribuables québécois accepteront-ils de verser des impôts à Ottawa pour financer l’injustice internationale ? Combien de temps encore le gouvernement de Québec, qui se dit souverainiste, fermera-t-il les yeux sur les crimes de masse auxquels participe Ottawa avec l’argent qu’il nous soutire sans que jamais nous n’ayons accepté démocratiquement de faire partie de la fédération canadienne ? Combien de temps encore les journalistes de Radio-Canada continueront-ils de mentir effrontément au public qui leur verse leur généreuse rétribution ? Quel avenir préparons-nous à nos enfants en nous taisant devant les tartufferies de l’injustice internationale, ce qui fait de nous objectivement des complices des pires crimes contre l’humanité ?


Laurent Gbagbo s’adresse en toute simplicité aux juges de la CPI et leur donne une leçon magistrale de démocratie et de probité. Sa vie durant, il a lutté pacifiquement pour la démocratie, pour la primauté du droit, pour la souveraineté du peuple ivoirien et pour l’Afrique. Il rappelle aux juges et à l’équipe de la procureure que le litige issu de l’élection du 28 novembre 2010 est au coeur de l’affaire et que la CPI ne saurait juger Laurent Gbagbo sans d’abord faire la lumière sur cette question.

« Madame la procureure a dit une phrase qui m’a un peu choqué, en disant que nous ne sommes pas là pour voir qui a gagné les élections et qui ne les a pas gagnées. Mais on ne peut pas parler, on ne peut pas débattre de la crise postélectorale et ne pas savoir comment les élections se sont passées.

« Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé le trouble. Je crois que c’est ça, la logique. Donc, la question est là : Qui a gagné les élections ? […] quand je demandais qu’on recompte les voix, ce n’était pas une phrase en l’air. »


Bernard Desgagné


Source: VIGILE.NET

jeudi, 28 avril 2011

DESINFORMATION SUR LA CRISE EN COTE D'IVOIRE: LA TYRANNIE ET SES MENSONGES


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« L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » - Gandhi

 

Le calvaire que le grand capital assoiffé de pétrole et de profits fait vivre au peuple ivoirien est une immense injustice qui est d'autant plus intolérable qu'elle se produit dans l'indifférence d'une grande partie de mes compatriotes québécois. Depuis bientôt cinq mois, malgré toute ma bonne volonté et mes efforts personnels pour sensibiliser en particulier la classe politique et les médias, j'observe impuissant les Ivoiriens, admirables résistants, se battre seuls contre l'argent des maitres du monde et les fusils de leurs valets. Je pleure et je me réveille la nuit en les entendant gémir, appeler à l'aide.

Une multitude de blogues, de pages Facebook, de canaux Twitter et de sites Web ivoiriens et africains sont parcourus de cris d'indignation et de hurlements de douleur qu'efface sans peine le vacarme assourdissant de la machine de guerre occidentale. À peine audibles, les lamentations des victimes de Duékoué, de Gagnoa, de San Pedro, d'Abidjan et du reste de la Côte d'Ivoire se perdent dans les abysses cybernétiques, tandis que les vampires qui boivent goulument le sang des Africains perpètrent tranquillement leurs crimes sous un déluge de média-mensonges. Avez-vous remarqué le silence de Radio-Canada depuis que l'affaire est prétendument réglée ? Avez-vous remarqué comme cette bande de journalistes à gages se tient coite depuis l'enlèvement de Laurent Gbagbo par les Français, qui l'ont remis à de sombres brutes pour qu'il soit humilié et séquestré avec sa femme, Simone ?

Pourtant, les rebelles poursuivent leurs massacres, jouissent de l'impunité et se tuent même entre eux, ce qui est très embarrassant pour Radio-Canada, qui nous présentait Alassane Ouattara comme le grand démocrate désigné comme vainqueur par la « communauté internationale ». Les élections fédérales tombant à point nommé, Radio-Canada a donc changé de sujet. Elle se désintéresse du conflit au moment où il vient de faire des milliers de morts. Quel contraste avec ce qui s'est passé entre décembre et mars ! Radio-Canada nous avait alors habitués aux quelques centaines de morts des statistiques plus ou moins fictives de l'ONU pour accabler Laurent Gbabo de tous les maux.

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Dans la première photo ci-dessus, des civils sont utilisés comme bouclier humain par les rebelles de Ouattara. Dans la seconde, l'un des civils servant de bouclier est tué lors d'un échange de tirs.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.


 

 

Bernard Desgagné


Source : VIGILE.NET