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vendredi, 27 janvier 2012

VISITE D'ALASSANE OUATTARA A PARIS: LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT NICOLAS SARKOZY


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La visite d'Alassane Ouattara en France, ce mercredi 25 janvier, pour quatre jours est une occasion pour la France de se poser  - et de lui poser, les vraies questions concernant la situation en Côte d'Ivoire.

Alors qu'il semble prévu, lors de cette visite, de « saluer les progrès faits par la Côte d'Ivoire depuis le départ du Président Gbagbo », nous invitons le Président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, le Ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé, le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot, à aborder les vrais sujets suivants :

1. Processus de réconciliation nationale

Alors que le pays est toujours divisé par le résultat d'élections présidentielles que nous continuons de contester (et pour lesquelles nous attendons toujours un recomptage des voix, qui nous a été refusé par les instances internationales contre toute logique de droit et de fait), rien dans l'action d'Alassane Ouattara n'a favorisé la réconciliation d'un pays divisé en deux. Au contraire, la sécurité de son régime est assurée, avec l'assistance de l'armée française, par des chefs de guerre qui depuis 2002 , vivent en marge de l'Etat et l'état de droit et que toutes les ONG reconnaissent comme étant à la fois, les auteurs des  crimes contre  l'humanité comme ceux de Duékoué et qui se sont enrichis au détriment de l'Etat de Côte d'Ivoire grâce aux trafics illégaux  du cacao et du diamant.  Et depuis le renversement du Président GBAGBO, la situation sécuritaire n'a malheureusement pas changé, la population continuant à être terrorisée par les chefs de guerre.  Les tensions ne  font donc que s'exacerber.

Le transfèrement illégal du Président Laurent Gbagbo le 29 novembre dernier approuvé par le Gouvernement  OUATTARA, qui fait suite à sa détention illégale et arbitraire, a été effectué  à un peu plus d'une semaine des élections législatives en Côte d'Ivoire du 11 décembre 2011. Nous sommes donc en présence d'une manœuvre politique qui a tente de mettre à l'écart l'un des acteurs clés de la vie politique ivoirienne, père du multipartisme et de la démocratie en COTE D'IVOIRE, fondateur du FPI et initiateur de la plate-forme CNRD-FPI.

Cela a eu pour résultat de renforcer encore les exactions dont sont régulièrement victimes les sympathisants et partisans du Front Populaire Ivoirien/CNRD (FPI). Ainsi, le 21 janvier dernier, un partisan du FPI est mort et beaucoup ont été blessés lors d'une attaque à coups de pierres et armes blanches, menée par des partisans du Gouvernement contre un rassemblement de ce parti. Ces  violences ont été condamnées fermement par les Etats-Unis et par la Convention de la Société Civile ivoirienne (CSCI), qui ont appelé au « dialogue ». La France s'est tue. Mais nous voulons croire qu'elle attendait cette visite officielle pour exprimer sa position.

2. Mise en œuvre du processus démocratique dans le pays

Les élections législatives du 11 décembre dernier ont montré à quel point la démocratie en Côte d'Ivoire était sortie affaiblie. Ce scrutin, boycotté par les partis proches du Président Laurent GBAGBO - donc par la principale force d'opposition en Côte d'Ivoire, enregistre, avec moins de 15%, le plus faible taux de participation jamais connu en Côte d'Ivoire. Les résultats ne sont donc pas représentatifs puisque moins de 8% du corps électoral dans son ensemble a voté pour Alassane Ouattara.

Les Ivoiriens ont exprimé, par leur abstention, le fait qu'ils n'étaient pas dupes : ils demandent un vrai débat politique et démocratique et rappellent que, dans  l'état actuel de la crise ivoirienne, la normalisation de la vie politique ne peut se faire sans le Président GBAGBO.

3. Situation des exilés, des déplacés de guerre à l'intérieur du pays, des exilés et des Etudiants

Selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), il reste aujourd'hui quelque 500 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays qui ont été pillés et chassées de leurs maisons par les forces de Alassane OUATTARA. Un chiffre auquel il faudrait ajouter près de 2 500 000 réfugiés ivoiriens dans les pays voisins. Soit près de trois millions d'Ivoiriens qui ne peuvent participer à la vie démocratique dans leur pays.

N'était-il pas plus urgent de faciliter et d'accompagner leur retour, plutôt que d'organiser des élections législatives auxquelles plus de trois millions de citoyens ne pouvaient physiquement participer compte tenu des conditions précaires de sécurité ?

N'aurait il pas mieux valu allouer les dépenses liées à cette parodie d'élection à la réouverture des universités ivoiriennes dont la fermeture  décidée par Alassane OUATTARA, prive ainsi les étudiants et la société ivoiriens de toute perspective d'avenir ?

En conclusion, nous appelons  le Président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot à faire passer la promotion de la paix, de la stabilité et de la démocratie en Côte d'Ivoire, au-dessus de considérations financières et commerciales qui au fond ne servent ni les intérêts de la FRANCE ni ceux de la COTE D'IVOIRE.

Nous les invitons donc à demander, lors de leur rencontre avec Alassane Ouattara, des engagements fermes pour que soit lancé un véritable processus de réconciliation nationale qui suppose que soit immédiatement engagées  des discussions avec le Président Laurent GBAGBO.
L'avenir de la Côte d'Ivoire,  plus que jamais incertain, est à ce prix.

Ampliation:


Au Premier ministre François Fillon, au Ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé, au Président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, au Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot.



Le Ministre Koné Katinan Justin,
Porte-parole du Président Laurent Gbagbo

SCANDALE HUMANITAIRE A PARIS: DEUX VICTIMES AU PS!


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Jean-Pierre Bel, Président socialiste du Sénat français

 

Quand Jean-Pierre Bel et Bertrand Delanoë organisent la réception d'Alassane Ouattara, responsable de crimes de guerre, au Sénat et à la Mairie de Paris.


Que Sarkozy reçoive Ouattara (et ses collaborateurs français et africains) c'est dans l'ordre des choses : liés de longue date, le premier a provoqué un coup d'Etat franco onusien en avril dernier, pour mettre le second au pouvoir, devenu le relais françafricain par excellence ; le retour à l'ordre colonial, malgré la présence de l'armée française et de nombreux coopérants civils et militaires, se fait dans le sang !

Les responsables socialistes savent il réellement qui est Ouattara ? On peut en douter- et on peut espérer que s'ils étaient réellement informés,  petits fours et champagne  soient immédiatement annulés ! Quel responsable de gauche, juste avant les élections, peut se permettre de recevoir un responsable de crimes de guerre, passibles des tribunaux français, internationaux et de la CPI ? A défaut d'éthique, que nos amis socialistes pensent aux centaines de milliers de voix perdues, à s'aligner aveuglement sur les interventions militaires sarkozystes...

L'alliance Ouattara - Soro (son « chef de guerre ») se poursuit depuis 2002, date d'un coup d'Etat manqué , favorisé par la droite française ; on estime à plusieurs milliers de  civils les victimes causées par la violence de la rébellion ouattariste au Nord de la Côte d'ivoire de 2002 à 2010.

Le chiffre souvent cité par M. Ouattara - 3000 victimes de la crise électorale entre décembre 2010 et avril 2011 - omet un élément important: les 2/3 au moins de ces victimes ont été massacrés par ses milices et  ses  partisans !

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Bertrand Delanoë

D'après la Croix Rouge et Amnesty, le crime de guerre ou de génocide de Duékoué - 800 civils hommes, femmes et enfants de cette ville de l'Ouest ivoirien assassinés en 24h, est le fait des FRCI du bon docteur Ouattara.

Mais qui sait à Paris qu'après l'arrestation par les forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo - le 11 Avril 2011- que pendant les trois mois consécutifs, c'est entre 3.000 et 5.000 victimes civiles que déplore le peuple ivoirien ? Tous ont été causés par l'armée de Ouattara, sous sa responsabilité politique ! Les peuples bété, attié, et guéré ont été décimés par cette politique ethnogénocidaire - alors que 300.000 habitants de l'Ouest ont du s'enfuir au Libéria, sous peine de mort. Et aujourd'hui, la violence politique continue, chaque jour, en Côte d'Ivoire...

Que nos brillants élus socialistes, à l'heure des inculpations et de la recherche des complicités ne viennent pas dire : « Nous ne savions pas... ». Toutes ces données sont publiques, même si les médias de droite ou la propagande Ouattariste (y a-t-il vraiment une différence ?) les refusent  avec obstination.

Pendant cette « visite d'Etat », en vous attablant avec des négationnistes sanglants, bon appétit, Messieurs !

Mais peut être que, comme l'argent, le sang n'a pas d'odeur...


Michel Galy, Politolgue, Paris.

DECLARATION DE LA DIRECTION DE L'AIRD SUITE AUX PROPOS DU CHEF DE L'ETAT


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En prélude à sa visite d'état en France, le Chef de l'Etat a accordé diverses interviews à la presse française. Répondant à une question d'un journaliste concernant les nominations à des postes clefs qui font la part belle aux ressortissants du Nord, le président Alassane Ouattara a répondu qu'il "s'agit d'un simple rattrapage" ajoutant que "sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité".

La direction de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), ayant toujours considéré que les compatriotes appelés à des postes de responsabilité l'ont été sur la base de leurs compétences avérées et de l'intérêt du pays, s'étonne de cette déclaration du chef de l'Etat, pourtant garant de la Constitution, de l'unité nationale, de la paix et de la cohésion.


En raison du caractère attentatoire à l'unité nationale d'une telle politique, l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), élève une vive protestation contre ces choix de gouvernance qui hypothèquent la réconciliation nationale, la justice sociale et la paix. L'AIRD s'élève également contre la référence excessive à la religion et à l'ethnie qui est un risque d'exacerbation de la fracture sociale.


Au demeurant, l'AIRD ne saurait s'offusquer que des cadres, fussent-ils issus d'une même région, puissent être appelés à des missions de haut niveau parce qu'ils en présentent le meilleur profil, créant ainsi l'émulation à l'excellence, et non sur les considérations d'un rattrapage ethnique ou religieux.


Parce qu'une telle politique est une grave atteinte aux valeurs républicaines et citoyennes dont la non-observation nous a valu une longue crise née de préoccupations ethno-religieuses, ayant entraîné les pires souffrances aux Ivoiriens, la direction de l'AIRD invite le gouvernement à un changement de cap afin que ne soient valorisées que les valeurs de probité, de rigueur et de compétence.


Fait à Abidjan, le 26 Janvier 2012


La Direction de l'Aird.

jeudi, 26 janvier 2012

AFFAIRE «SANS LA FRANCE, IL Y AURAIT EU UN GENOCIDE EN COTE D'IVOIRE»


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A la stupéfaction de tous ceux qui connaissent bien l'histoire récente de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara en visite d'Etat en France a pondu l'énormité suivante, au premier jour de sa visite, le mercredi 25 janvier 2012 : « Sans la France, il y aurait eu en Côte d'Ivoire un génocide pire que celui du Rwanda ». Théophile Kouamouo apporte, ici, une réplique à ceux qui épousent cette thèse révisionniste.

"Je voudrais rappeler à ceux qui prétendent que sans la France il y aurait eu un génocide en Côte d'Ivoire que le seul génocide connu de l'Afrique contemporaine est celui du Rwanda. L'armée française était là. Les graves massacres coloniaux du Cameroun se sont déroulés en présence de l'armée française, qui les supervisait d'ailleurs. Mongo Beti parlait à ce sujet de « la malédiction du bain de sang » de la France en Afrique.

Rappelons aussi que les pires massacres de la Côte d'Ivoire contemporaine ont eu lieu à Duékoué, à deux pas du camp de l'ONUCI. Ne racontons pas n'importe quoi pour alimenter notre haine de nous mêmes".



Théophile Kouamouo, sur sa page Facebook