topblog Ivoire blogs

samedi, 29 septembre 2012

EXISTE-T-IL ENCORE DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS?

 

monde,côte d'ivoire,existe-t-il encore des organisations de défense des droits humai,hrw,ai,fidh,irak,lybie,syrie,otan,onuci,laurent gbagbo,nicolas sarkozy,barack obama,jacques chirac,ban ki moon,young jin choi,alassane ouattara,soro guillame


Faut-il encore accorder du crédit aux organisations internationales de défense des droits de l’Homme, des organisations créées de toutes pièces par les puissances impérialistes dont elles sont des bras séculiers dans les conflits mondiaux? Nombreux sont ceux qui se posent cette question aujourd’hui, face à leurs comportements douteux, suspects parfois même criminels. C’est pourquoi, il faut tenter de répondre à cette question pour aiguiller la curiosité et attirer l’attention de toute personne sur les actes macabres et le rôle néfaste de ces organisations censées défendre les droits de l’Homme. 

Plus le temps passe, plus les manigances, de la soi disant communauté internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO) et tous ses appendices d’ONG de défense des droits humains, sont mises à nu; en réalité, ces organisations ne sont que des clubs de soutien masqués des basses manœuvres déshumanisantes des puissances impérialistes qui les manipulent pour installer leur domination dans le monde. 

Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que plutôt que de défendre les droits de l’Homme, ces organismes sont créés et financés par ces super puissances pour déstabiliser sournoisement les pays sous développés, contrôler, exploiter astucieusement et à vils prix leurs richesses. Ainsi, les actes les plus ignobles de ce CSVIO ne font-ils l’objet d’aucune condamnation (tueries massives des ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire et dans beaucoup d’autres endroits de la Côte d’Ivoire, génocide des Wè en Mars 2011 à Duékoué, massacre de plusieurs centaines de réfugiés du camp de Nahibly en Juillet 2012, pour ne citer que trois exemples). Ces organismes fantoches appelés abusivement organisations internationales de défense des droits de l’Homme ferment les yeux sur les agissements inhumains de leurs maîtres qui divisent des peuples, installent des rébellions et autres actions déstabilisatrices dans les pays bien choisis selon les besoins de la cause. Ces organisations confirment de plus en plus qu’elles sont le relais de dénigrement des dignes fils d’Afrique, ces Présidents qui nourrissent de nobles ambitions pour leurs populations, leurs pays et pour le continent noir. 

Après que leurs maîtres eurent brocardé ces dirigeants patriotes africains, les qualifiant par de grossiers mensonges de dirigeants-dictateurs exerçant un pouvoir antidémocratique, elles prennent le relai pour continuer de calomnier ces dirigeants souverainistes et patriotes à travers les organes de communication propagandistes au service des pays occidentaux néo-colonialistes. 

Le cas du Président Laurent Gbagbo, en Côte d’Ivoire, est très patent pour éclairer les vrais démocrates de ce Monde. Que n’a-t-on pas entendu dire sur son compte ? Voici un Président qui n’entrait pas dans le système de spoliation de la Côte d’Ivoire établi par la France. A ce sujet, l’homme politique, ancien Président de l’Assemblée Nationale française, Henri Emmanuelli disait de Gbgabo: « Ce Président sait ce qu’il veut pour son pays ». Cet homme qui, pendant plus de 40ans a mené une opposition démocratique et pacifique en Côte d’Ivoire, sans jamais recourir aux armes pour obtenir le pouvoir d’Etat, est traité de dictateur, de Président infréquentable, xénophobe. Quel mensonge honteux! 

A partir de l’an 2000 où il parvint à la Magistrature Suprême après une brillante élection, les complots de la France vont se succéder contre lui avec des assassinats, des charniers fabriqués par ceux-là-mêmes qu’elle a installés aujourd’hui au pouvoir. 
C’est alors que ces ONG de droits de l’Homme vont entrer en transe pour hurler aux massacres, des militants de l’opposition et engager ainsi la déstabilisation de la Côte d’Ivoire (CI). 

Inventer des raisons farfelues pour vilipender Gbagbo et aider une rébellion à s’installer, tel fut le rôle exercé par ces ONG en Côte d’Ivoire. Ainsi, la France de Chirac en Septembre 2002, va-t-elle déclencher contre le pouvoir du Président Gbagbo, une rébellion préparée et entretenue par le Burkina Faso de Blaise Compaoré, au vu et au su de Human Right Watch (HRW), Amnesty International (AI), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et bien d’autres organisations aux objectifs semblables ; ces organisations dites humanitaires sont toujours promptes à vilipender les dignes Présidents du continent noir pour les objectifs cruels de leurs mandants, les membres du CSVIO. 

Ces rébellions seront pourvues en armements et en ressources financières pour déstabiliser les régimes réfractaires au néo-colonialisme. Ainsi pendant dix longues années, les rebelles du couple « infernalissime » Ouattara-Soro, avec la bénédiction de la France et de l’ONU, vont semer la terreur au sein des populations et s’enraciner au Nord, au Centre et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ils y feront régner une justice expéditive pour massacrer des pro-Gbagbo et de nombreuses populations innocentes: les gendarmes désarmés de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou, de nombreux sacrifices rituels humains, etc. 

C’est bien avec les armes offertes par la France que des tueries vont être perpétrées sans que ces crimes ne soient véritablement dénoncés par la soi-disant Communauté Internationale et les ONG à sa solde. Il faut rappeler que cette Communauté Internationale a été pleinement actrice dans ces événements douloureux de Côte d’Ivoire éloquemment attestés par les actes destructeurs de l’ONUCI et de la Licorne pourtant venues en CI pour y restaurer la paix. Les rapports sur les atrocités vécues par les ivoiriens rédigés par ces organisations de l’ONU et de défense des droits humains, au lieu d’être véridiques et équitables, vont toujours indexer le Président Gbagbo, l’accusant d’être le plus grand criminel de tous les temps, lui qui a été la victime de la barbarie de la communauté internationale dirigée par la France. 

HRW, AI, FIDH…. savent aujourd’hui l’issue de ce complot ourdi contre celui que les ivoiriens avaient élu et réélu pour les sortir du sous développement par son programme audacieux de gouvernement. Laurent Gbagbo, après avoir miraculeusement échappé aux milliers de tonnes de bombes et de missiles de l’armée française, a été déporté manu militari à La Haye, pendant que les vrais criminels Chirac, Sarkozy, Ban ki Moon, Choi et leurs larbins ivoiriens Ouattara, Soro et autres quasi analphabètes, promus Préfets de régions pour services rendus aux nombreux ivoiriens, aujourd’hui dans les cimetières, ne sont guère inquiétés pour leurs nombreux crimes. Patissanganan !!! La partie fut vraiment sanglante. 

Ces organisations dites de défense des droits humains savent très bien que l’occident est à la base de tous les conflits qui déchirent le monde. En Lybie, Sarkozy et son ami Obama se sont solidarisés dans le mal pour devenir les bourreaux de Kadhafi. Par cet assassinat, ce pays est devenu une proie à toutes sortes de groupuscules équipés d’armes, à eux offertes par ces deux gendarmes, en réalité les pyromanes pompiers des conflits dans ce monde. C’est avec ces mêmes armes que le Nord du Mali est aujourd’hui sous le contrôle d’une horde d’intégristes religieux et de plusieurs bandes de voyous sans cesse soutenus par ces mêmes impérialistes. Le deal était qu’ils combattent Kadhafi pour obtenir le Nord du Mali. 

Voilà donc des comportements inhumains à dénoncer au lieu de hurler sur les antennes des télévisions, la pratique obligée de la charia et les destructions de monuments historiques qui n’ont aucune importance devant les massacres d’êtres humains que l’OTAN a perpétrés en Lybie, tout comme les nombreux crimes de l’ONUCI et de la Licorne en Côte d’Ivoire. Oh ! Un crime n’est-il crime que quand Sarkozy et Obama en décident ainsi. A eux a été donné, par on ne sait qui, le permis de tuer. C’est pourquoi HRW, AI, FIDH et autres organismes de même acabit se taisent sur leurs crimes odieux en Irak, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Syrie. 

Ainsi, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ce régime tyrannique installé par la France commet les crimes les plus inimaginables. 

Il n’est pas exagéré de noter que le programme des gouvernants actuels se résume à la traque, l’emprisonnement, l’expropriation et à l’assassinat des pro-Gbagbo. Malheureusement, au lieu d’être sanctionnés, ces miliciens du RDR, sont plutôt promus dans le silence de ces organisations qui voient bien les affidés de leur poulain commettre ces crimes et exactions. Bien sûr que les puissances financières ont rendu aphones ces organisations qui claironnent à tout moment leur autonomie. Heureusement qu’il y a Dieu qui jugera leurs crimes et leurs perfidies pour que chaque membre coupable de ces ONG subisse la punition éternelle en enfer. 

De même, voici une révolution, baptisée « Printemps Arabe »comme si tuer des être humains était annonciateur de bonnes nouvelles, inventée de toutes pièces par ces mêmes impérialistes pour déstabiliser les pays arabes, prendre le contrôle de leur pétrole et y installer leurs voraces multinationales. Toujours dans le même style, ces cyniques ONG de défense des droits de l’Homme se fourvoient actuellement en Syrie. Après avoir dénigré injustement le régime de Bachar El Assad, le CSVIO a créé une opposition fictive pour envahir la Syrie de mercenaires recrutés par ses soins à partir de la Turquie, croyant réussir aussi facilement son coup de force contre le Président syrien. 

Comme en Côte d’Ivoire où la rébellion a été affectueusement dénommée « Forces Nouvelles », elle appellera la coalition des mercenaires occidentaux « Armée Libre de Syrie » (ALS). Comme pour dire que celle qui défend le peuple syrien est une armée esclave d’El Assad. OH Honte ! Qu’une rébellion contre un régime légalement installé dans un pays ne puisse émouvoir les membres d’une organisation Internationale de défense des droits humains parce qu’elle a la caution des maîtres du monde est tout simplement ahurissant. 

Y a-t-il aujourd’hui lieu de prendre au sérieux ces satellites de la Communauté Internationale que sont ces organisations des droits humains? Car à la vérité, elles sont au début et à la fin des processus de déstabilisation des pays avec leur rôle de pyromanes et pompiers. Elles installent le lit du désastre en accompagnant les maîtres impérialistes qui n’ont d’yeux que pour les richesses des petits pays. 

Comment faire pour échapper à leur manège désormais dévoilé? Beaucoup de pays sous développés vivent encore une pauvreté accrue que les populations n’arrivent pas à juguler, à cause des nombreux besoins que la société occidentale leur impose à travers tous leurs instruments de communications actuels. Alors, au niveau de certains politiciens véreux, la tentation est grande quand ils sont sollicités pour servir d’instrument de déstabilisation de leurs propres pays, par des propositions faramineuses de promotion politique et d’enrichissement illicite et rapide. 

Tant qu’il y aura cette espèce de politiciens, il sera difficile de fermer la porte aux déstabilisateurs ; il n’est cependant pas impossible d’y arriver. Il faut alors une prise de conscience collective, comme en Syrie, où la véritable armée du peuple a compris qu’il n’est pas question de renoncer à cette lutte et qu’elle doit aller jusqu’au bout. Chaque citoyen doit normalement comprendre qu’il doit être un résistant permanent, face aux impérialistes qui veulent maintenir le monde sous domination, en privant les faibles de la liberté vivre et de jouir de leurs richesses. Il est seulement regrettable de constater que les organisations de défense des droits humains ne les y accompagnent. Pour les Africains, ces ONG méritent-elles de continuer d’exister ? Assurément non. 

 
NANWOULET G. Simone 
 
 
Source: AFRIK53.COM

mercredi, 14 décembre 2011

OUATTARA EST-IL EN TRAIN DE COMMETTRE LES DERNIERES ERREURS QUI VONT LE COULER?


ALASSANE OUATTARA 2.jpg

Brève analyse des deux derniers événements majeurs en Côte d'Ivoire.



1. Le transfert du Président Gbagbo à La Haye: Encore une fois, je ne sais pas quelle mouche les a piqués pour envoyer le président à cet endroit. C'est une erreur dont la gravité se mesure à l'échelle d'une catastrophe ou détonation nucléaire, et ils paieront CASH pour l'avoir commise.

Au début, certains parmi vous n'avaient pas compris quand j'ai dit que c'était une grosse erreur, mais maintenant tout le monde comprend. Aucun avocat ne peut se réjouir d'un tel événement concernant son client, mais l'erreur est tellement grosse que les avocats du Président Gbagbo affichent ouvertement leur « satisfaction et joie » devant ce transfèrement et se préparent contre la CPI et son procureur.

Ce dossier met la Cour Pénale Internationale dans une très mauvaise posture et je demeure convaincu qu'elle cherchera à s'en débarrasser. Mais quoi qu'il arrive, je pense que le Président Gbagbo sortira grand vainqueur de cette affaire de la CPI et il en récolte déjà les dividendes, au lieu d'être à Korhogo en train de mourir à petit feu.

2. Les élections législatives: J'ai régulièrement entendu des médias américains dire ouvertement et sans ambages qu'on ne sait pas qui a gagné les élections présidentielles en Côte d'Ivoire, contrairement à leur président Obama et le nain gangster de l'Elysée qui ont pris fait et cause pour Ouattara.

Les législatives d'hier devaient trancher cette question et l'ont tranchée de fort belle manière. Ouattara et la coalition rebelle appellent à voter, les représentants du Président Gbagbo disent aux Ivoiriens: « Ne votez pas, restez chez vous ». Tout était mis en place pour un « ultimate showdown » et une sorte de reprise de la présidentielle de Novembre 2010, pour voir qui est majoritaire en Côte d'Ivoire.

Chaque parti risquait gros en prenant une position ferme sur les législatives. Ouattara et sa coalition rebelle ont tenu à faire le scrutin. Le FPI aussi a risqué gros en maintenant son mot d'ordre de boycott, au risque d'être désavoué par les Ivoiriens et confirmer le RDR comme parti majoritaire. Hélas pour le RDR, le verdict des urnes fut sans appel ; les Ivoiriens, toutes régions confondues, ont suivi le FPI à au moins 80%. Et Gbagbo n'était même pas là, il n'est même pas intervenu. Dans ces conditions, comment ne pas reconnaître Gbagbo comme le seul véritable maître du jeu politique en Côte d'Ivoire? Qui peut et comment peut-on ignorer ces données? Comment Ouattara pourra-t-il continuer à mentir aux blancs qu'il est majoritaire en Côte d'Ivoire et que quelqu'un veut l'exclure?

Voilà deux événements ou Ouattara et la coalition rebelle ont joué et perdu, et tout le monde a été témoin. Si vous pensez que ça n'aura aucun impact sur l'ardeur des soutiens de Ouattara et des rebelles, en Côte d'Ivoire comme à l'extérieur de la Côte d'Ivoire, c'est que vous ne savez pas lire les événements politiques.

Comment Choï et Ban Ki Moon vont-ils expliquer avoir utilisé les ressources de l'ONU, sans mandat, pour faire la guerre à un Etat souverain afin d'imposer un homme qui ne peut même pas obtenir plus de 20% de taux de participation dans des élections qu'il a lui même organisées?

Ceci est un grand revers pour Ouattara et s'il commet encore quelques gaffes pareilles, ce sera juste une question de temps avant que ses propres gaffes l'emportent.

Les avocats du Président Gbagbo ont suivi avec intérêt et une attention TOUTE PARTICULIERE les législatives du 11 décembre et attendez-vous à ce que ce soit mentionné dans les débats ou documents, à La Haye.

Ouattara est en train de creuser sa propre tombe, lentement mais sûrement.


Source : Facebook Maître Namory Fatogoma Dosso.

mardi, 04 octobre 2011

MICHEL GALY: POURQUOI OUATTARA ET SORO RISQUENT LA CPI


ADO ET SORO 3.jpg

Après l'intervention militaire d'Abidjan en avril dernier, l'Onuci, et au-delà le système des Nations unies, ont renoué avec leur pire histoire : ainsi l'Histoire rappelle que l'action du contingent international au Congo a été, en 1960, extrêmement ambigu, notamment en se faisant le relais des intérêts américanos belges, et contribuant à créer la situation qui a livré Patrice Lumumba à ses bourreaux.

Poussant à des élections mal préparées et sans désarmement des rebelles (l'ONUCI a tenu sous le boisseau un rapport interne qui dès fin 2010 dénonçait cette situation) le représentant du secrétaire général de l'Onu en Côte d'Ivoire, M. Choi, a fait plus : proclamant dans une séquence bien réglée par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis M. Ouattara élu (au lieu de certifier l'élection comme le prévoyaient les accords de Ouagadougou) depuis son quartier général du Golf, il a monté une sanglante opération militaire pour renverser le régime de Laurent Gbagbo sous les bombes. La « responsabilité de protéger »est bien morte début avril : détournant la résolution 1975 lui permettant de détruire les armes lourdes menaçant les civils, l'ONU est intervenu par des hélicoptères d'assaut en tuant, à l'inverse de son mandat et à l'encontre du droit international, des civils désarmés -quelques centaines ou quelques milliers ? En même temps que la résidence et la présidence, les hélicoptères de M. Choi ont en effet délibérément bombardé des camps habités par des familles de militaires (Agban et Akouédo), un supermarché, une université et un hôpital- puis ont tiré sur des civils proches du président Laurent Gbagbo, qui essayaient de faire autour de lui un bouclier humain, pour protéger leur régime et leur Constitution.

Transformant en cibles vivantes les personnels occidentaux et même africains des agences des Nations unies, cette forfaiture risque d'avoir de très graves conséquences pour l'institution et l'idéal de concorde entre nations égales, qu'elle a autrefois représenté : déjà au Nigeria, le mouvement fondamentaliste Boko Haram s'en est pris violemment aux membres des Nations unies (18 morts à Abuja, fin août dernier), et il est à craindre que ces actes se multiplient.

Crimes de guerres que partagent les militaires français de Licorne, forces spéciales faisant prisonnier un président nommé par son Conseil Constitutionnel en déployant chars et hélicoptères pour participer au même massacre : quand les donneurs d'ordre rendront-ils des comptes ?

Mais ce sont surtout Alassane Ouattara et son chef de guerre, Guillaume Soro, qui pourraient dans l'immédiat relever de la Cour pénale internationale, pour le « massacre d'Abidjan » commis pendant les mois d'avril et mai dans la capitale, l'épuration ethnique en brousse contre les peuples Guéré, Bété et Attié, faisant suite au massacre de Duékoué -plus de mille victimes hommes, femmes et enfants- à tel point que le CICR est sorti de sa neutralité pour condamner implicitement le camp Ouattara pour cet acte qui pourrait être qualifié de génocidaire.

Quelle retenue des chancelleries, des médias et des « organisations des droits de l'homme » devant ces crimes de guerre - et pour certains, de génocide ! Il apparaît que les FRCI pro Ouattara ont exterminé en deux mois plus de 3000 ivoiriens au bas mot, le massacre étant « protégé » par les patrouilles de la force Licorne et de l'ONUCI qui, au lieu de sauvegarder les civils, ont laissé faire - et pourraient logiquement être poursuivis pour cette passivité ou même pour leur complicité.

Les ONG et le CICR n'en sortent pas indemnes : ils ont les chiffres et des morts civils de la « bataille d'Abidjan » (la Croix rouge ivoirienne ayant, par exemple, ramassé les cadavres) et des milliers de morts de la conquête de la capitale ou des colonnes infernales en brousse- et se refusent à les communiquer, renforçant par leur silence la gouvernance Ouattara.

Qu'ils aient ordonné ou échoué à empêcher ces massacres - l'instruction le dirait -, Guillaume Soro et Alassane Ouattara en portent la responsabilité politique- ni plus ni moins que Jean Pierre Bemba ou Charles Taylor dans leurs procès respectifs. Si leur menace perpétuelle est actuellement de déférer Laurent Gbagbo à la CPI, leurs actes les rendent eux aussi passibles du même tribunal : nul doute que cette institution internationale, suspectée et même accusée d'être un relais des intérêts occidentaux et de pratiquer le « deux poids deux mesures »  en Afrique voudra pour une fois équilibrer les inculpations.

Bien plus, depuis 2002, ces deux leaders du RDR et de la rébellion (dont 2011 a démontré la complicité active depuis leur coup d'Etat, en 2002) sont judiciairement comptables du « système de violence continue » qui a livré Bouaké, Korhogo et la partie septentrionale du pays à l'arbitraire total d'une guérilla sans foi ni loi, si ce n'est aux exactions bien pires des Dozos. Combien de milliers de morts (sans doute plus de 8000 cadavres au passif des rebelles !), viols, ou exactions criminelles sont impunis et parfois méconnus ? Leur défèrement éventuel à la CPI sera l'occasion de faire la lumière sur ces violences et de les punir enfin, tout en révélant les bailleurs de fonds, instructeurs et complices occidentaux (et sans doute français !) de la déstabilisation, depuis une décennie, de la Cote d'Ivoire.

Il est cependant une autre voie : devant cet équilibre de la terreur judiciaire, un pas vers la libération des prisonniers et des déportés politiques, une annulation de toute procédure judiciaire permettant leur réintégration dans le jeu politique en vue des législatives de décembre.

Bien sûr, cela suppose aussi que des conditions équitables soient remplies : les partisans de Laurent Gbagbo ont actuellement 3 délégués sur 31 (à la Commission Electorale Indépendante, Ndlr), les mouvements fantômes rebelles en possédant autant ! Présidée par Youssouf Bakayoko par qui le coup d'Etat franco-onusien a été légitimé, cette institution très contestée prévoit de réintégrer des dizaines et peut-être des centaines de milliers d' « électeurs » pro Ouattara sur les listes électorales (sans compter les milliers de sahéliens s'installant dans la « nouvelle Cote d'ivoire », selon eux, le « pays de tous ») : qui peut aller aux élections avec une commission électorale partisane et des listes d'électeurs truquées ?

Et que se passerait-il si l'Elysée cessait d'être un protagoniste et arrêtait de souffler sur les cendres du conflit ? Les élections françaises de 2012 pourraient être l'occasion pour une majorité de gauche de rompre avec le camp du néolibéralisme et de la Françafrique la plus sanglante, ce qu'incarne Alassanne Ouattara. Si l'Occident retirait ses deux contingents militaires, Licorne et Onuci, la régulation du conflit se ferait spontanément- et sans nul doute, pour Abidjan et le Sud, au profit des partisans de Laurent Gbagbo.

Une solution négociée n'est elle pas meilleure que ces perspectives ? Une judiciarisation du conflit, au lieu de conduire à la réconciliation, serait à coup sur le signal du retour à la violence, si ce n'est à la guerre civile.

 

Par Michel Galy


Source : LE GRI-GRI INTERNATIONAL

vendredi, 16 septembre 2011

COTE D'IVOIRE: UNE BIEN CURIEUSE DEMOCRATIE


YOUSSOUF BAKAYOKO.jpg

Dans quelques mois, les Ivoiriens seront appelés à se rendre aux urnes pour élire députés, maires et présidents de conseils généraux. Dans une atmosphère de totale suspicion qui en dit long sur les vertus et les valeurs démocratiques du nouveau pouvoir ivoirien.

D'abord, la crédibilité du président de la Commission Electorale Indépendante, Youssouf Bakayoko. Largement entachée, quand on sait les circonstances dans lesquelles cet homme, encadré des ambassadeurs Philip Carter 3 des Etats-Unis et Jean-Marc Simon de France, sur ordre du conspirateur patenté de l'ONU en Côte d'Ivoire, Young Jin Choï, a proclamé le résultat du second tour de l'élection présidentielle de Novembre 2010, il est totalement disqualifié à occuper ce poste : proclamation des résultats hors délai (donc forclusion), hors cadre (au quartier général d'un des candidats, Alassane Ouattara en l'occurrence, à l'Hôtel du Golf), en l'absence des commissaires et des vice-présidents de la CEI, sur des médias étrangers, tout seul, avec des résultats non consolidés et un taux de participation contraire de 11 points à celui annoncé quelques jours plus tôt par ses propres soins, à travers la très officielle voix de son vice-président, sur le plateau du Journal de 20h de la RTI (de 70% à 81%. Abracadabrant !).

Ne serait-ce que pour la suspicion légitime de partialité qui pèse sur sa personne et par la gravité extrême des actes qu'il a posés en Décembre 2010, au mépris de la Constitution et du Code électoral ivoiriens, il devrait tirer sa révérence, s'il était un homme d'honneur. Que nenni ! Il demeure bel et bien à son poste. Il a même été décoré, par Alassane Ouattara, pour service rendu. Que peut-on donc espérer d'un tel administrateur électoral ?

Ensuite, le bureau même de la CEI postélectorale : quasi à une seule et unique teinte ! Tous les pro-Gbagbo et représentants du pouvoir ivoirien de 2010, déjà largement minoritaires du fait des accords de Tschwane (Prétoria) et de Ouagadougou, vont être éjectés ou remplacés au sein de la structure par des proches de Ouattara. Entre temps, tous les représentants de l'opposition d'alors, composée du PDCI-RDA, du RDR, du MPCI, du MJP, du MPIGO (les trois milices armées regroupées sous l'appellation « Forces Nouvelles » par la Chiraquie), du PIT, du MFA et de l'UDPCI ont conservé leurs postes. Quand on a clamé sur tout le pourtour de la terre qu'on est « démocrate », reconsidérer ces dispositions, dans un souci évident de justice et d'équité, est d'une trivialité désarmante ! Mais monsieur le nouveau chef de l'Etat n'en a cure et se sert de l'accord de Prétoria comme échappatoire pour justifier l'injustifiable. Gbagbo l'aurait fait que la planète entière s'en serait émue, tant les médias pro-Sarkozy, soutiens indéfectibles de Ouattara, l'aurait ameutée. Et même que le ciel serait tombé sur la tête des Ivoiriens.

Quand on a traité les autres de « dictateurs », il faut soi-même montrer patte blanche, si on veut rester crédible et ne pas passer pour des êtres vils. Le pouvoir Ouattara n'a pas même l'élégance de cacher un tantinet son jeu en associant ses adversaires politiques à la discussion, à la concertation - fût-elle de façade - et en relevant un tant soit peu la représentativité de l'opposition actuelle qu'assurent La Majorité Présidentielle (LMP) et LIDER, le parti du président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly. Gbagbo a concédé beaucoup ! Il a même fait rentrer d'exil, formalisé le statut d'anciens Président et Premier ministre, payé, logé et blanchi ses adversaires d'alors, aujourd'hui au pouvoir et se délectant sans retenue de l'ivresse du trône et de la puissance qu'il confère. Il leur a donné, au nom de la paix et des accords y afférents, la majorité dans une commission électorale qu'il a véritablement rendue indépendante. A son tour, on ne lui a rien concédé. Pas même le droit d'être assigné à résidence chez lui avec son épouse, son fils, Michel Gbagbo et d'avoir droit aux visites de ses proches.

C'est avec raison que le FPI, le parti du président Laurent Gbagbo, menace de se retirer des futurs scrutins. Il n'a que trop raison. Les dés sont déjà pipés. Une CEI à une seule coloration, présageant clairement le retour au parti unique, qui ne semble pas émouvoir les donneurs de leçons internationaux et tous les loups qui hurlaient en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, « le dictateur ». La « technologie électorale » RHDP est en marche. Les résultats sont connus d'avance. Comme l'a si bien dit un homme politique ivoirien : « Autant nommer les députés », pour faire économiser de l'argent à l'Etat de Côte d'Ivoire !

Ouattara est en pleine manœuvre - oh, extase de la victoire ! - pour se tailler une majorité confortable à l'hémicycle, de sorte à faire passer les lois les plus impopulaires, sur simple ordre à des parlementaires (d'opérette ?), qui obéiraient au doigt et à l'œil, pour asseoir durablement, et certainement définitivement, un parti unique à l'ancienne et un régime dictatorial « stické » démocratique. Une menace à peine voilée, voire un péril national, de formatage et de reconfiguration de la Côte d'Ivoire que les Ivoiriens doivent prendre avec le plus grand sérieux. Quand on connait la capacité de nuisance et les connexions extérieures peu recommandables de ceux qui sont, aujourd'hui, parvenus au pouvoir en Côte d'Ivoire, après moults contorsions politiques, coups tordus, coups d'Etat, rébellions, crimes de sang, crimes économiques et fraudes électorales. Ils ne s'embarrasseront d'aucun scrupule. Absolument aucun.

Enfin, les adversaires et opposants significatifs au pouvoir RHDP, ainsi que bon nombre des potentiels candidats aux législatives proches de Laurent Gbagbo, sont quasiment tous en exil ou en prison. Quant aux conditions de sécurité, de transparence, de crédibilité et d'ouverture du scrutin à tous, le rêve n'est pas permis. La réalité est crue, impitoyable, sans concession : il n'y a plus de démocratie en Côte d'Ivoire. Tout juste une mascarade, un affreux simulacre devant servir de faire-valoir aux yeux de la « communauté internationale », des bailleurs de fonds et des investisseurs (qui ne sont d'ailleurs pas dupes). Pourquoi, en bons « démocrates », ne pas désarmer les « Dozo », mercenaires et autres miliciens venus combattre à Abidjan et dans toutes les villes du pays, les renvoyer à leurs plantations, forêts et savanes et permettre aux exilés de rentrer sans être inquiétés, ainsi qu'aux prisonniers de prétendre à une candidature aux futures échéances électorales ?

Nous avons pour notre part, une intime conviction : si le jeu politique était véritablement démocratique et que les armes ne circulaient plus de façon aussi intimidante et visible dans nos rues et villages malgré les promesses (jamais tenues) du nouveau locataire du palais présidentiel du Plateau, après ce que nous avons vu des quelques mois de règne de Ouattara et de son bras séculier, les FRCI transmués - ou plus exactement bombardés - FANCI, le plébiscite du camp Gbagbo aurait été total ! Tant les exactions, la terreur, le mépris et les injustices du pouvoir RHDP en ont fait voir des vertes et des pas mûres aux Ivoiriens, tous bords confondus, depuis six longs et pénibles mois. Les commerçantes d'Adjamé ne se sont-elles pas faites copieusement injurier par le Commandant Koné Zacharia pour avoir clamé : « Gbagbo kafissa (Gbagbo était mieux, en langue malinké) ? ».

Si Ouattara veut jauger sa vraie popularité, qu'il libéralise et sécurise le jeu démocratique des prochaines échéances. Même sans Gbagbo et les autres. Il pourrait alors apprécier son véritable poids politique et ne plus avoir à se dissimuler derrière le cache-sexe des résultats proclamés par la « Communauté internationale » qui ne sont revêtus d'aucune légitimité, d'aucune constitutionnalité. Malheureusement, une élection législative démocratique en Côte d'Ivoire constitue pour lui, tout comme pour le RHDP et l'ex-rébellion, un véritable épouvantail. Hors de question donc d'en réunir les conditions. Un autre aveu de la victoire, de la popularité et de la majorité de Laurent Gbagbo au sein du peuple ivoirien.

Vivement, que tous les démocrates de Côte d'Ivoire, d'Afrique et du monde, embouchent le cor de la dénonciation véhémente pour décrier sans détours et de la façon la plus audible la conspiration et le hold-up électoral en cours, une fois de plus, dans notre pays. Il en est encore temps ! Mais ce temps nous est désormais compté.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 317 du jeudi 15 septembre 2011.

vendredi, 25 mars 2011

COTE D'IVOIRE: L'ONUCI VA MAL

BAN KI MOON 4.jpg

Les « départs annoncés la semaine dernière en cascade » de 3 hauts responsables de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) suscitent, selon une source proche de l'institution, un malaise au sein de la mission.


« Les mensonges de Choï sur le charnier imaginaire et sur les supposés avions biélorusses ainsi que la présence de mercenaires au sein des forces » seraient à la base de cette situation. Une source militaire note par ailleurs « un mécontentement de plus en plus récurrent chez les contingents ghanéen, marocain, béninois et bangladais ».

Le contingent Ghanéen avait déjà menacé de se retirer si sa mission initiale de paix était transformée. « Depuis, ils sont mis à l'écart des manœuvres de l'ONUCI contre les FDS », assure notre source.

Quant aux autres contingents, la grogne semble s'être manifestée ses derniers jours suite au débarquement du Tchadien Abou Moussa (n°2 de l'ONUCI) et des Généraux Affiz et Amouzou du commandement militaire de l'ONUCI. Officiellement, ils seraient en fin de mission.

Une version que conteste notre source au sein de l'organisation qui révèle qu' « il leur était reproché d'être les taupes qui ont livré à la maison de production  O. Cétaril,  les informations troublantes sur la collusion entre l'ONUCI et la rébellion ».

L'ONUCI a déjà été accusée par le gouvernement ivoirien de prêter main forte aux rebelles pro-Ouattara. « L'ONUCI précède toutes les attaques de nos positions », ont révélé plusieurs sources militaires. Lors de l'attaque du centre émetteur, un hélicoptère de l'ONUCI a été aperçu survolant les positions des forces de défense et de sécurité (FDS).

Certains témoins font état de la participation de chars onusiens aux attaques des positions des FDS à Zouan-Hounien. Le jeudi 16 décembre, des images des télévisions françaises révélaient la collusion entre les casques bleus et les rebelles pro-Ouattara lors de la marche insurrectionnelle  organisée par le RHDP, coalition politico-armée, proche d'Alassane Ouattara.

Les heurts se sont multipliés depuis entre l'ONUCI et les populations qui les récusent. Le Chef de l'Etat ivoirien a réclamé depuis décembre 2010 le départ de l'ONUCI et de Licorne, qui tentent d'imposer par diverses manœuvres Alassane Ouattara, candidat malheureux au scrutin de novembre.

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l'Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, a créé la confusion sur les résultats de l'élection présidentielle et replongé le pays dans une grave crise. Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république.


Source : DIRECT SCOOP

mardi, 15 mars 2011

«GBAGBO DANS LE TOURBILLON DU GOLFE DE GUINEE»: LE FILM DOCUMENTAIRE QUI MET CHOI ET SARKOZY DANS TOUS LEURS ETATS



NICOLAS SARKOZY 7.jpg

A peine la deuxième partie du film documentaire « Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée » passée sur les antennes de la télévision ivoirienne (RTI) que déjà, Nicolas Sarkozy et Young J. Choï sont dans la tourmente. Selon un diplomate onusien, dimanche, le représentant de Ban Ki-moon en Côte d'Ivoire a appelé un peu partout ses collaborateurs pour faire le point des informations de première main publiées par ce film.


Hier, au cours de la réunion qu'il a tenue avec le personnel, il n'a pas manqué de revenir sur ce qu'il a dit la veille, notamment au personnel local (les Ivoiriens) qu'il a accusé d'être à la base de l'importante fuite. Fou de rage, il lance à ses collaborateurs : «It is an inside information. I cannot accept it !». Traduction littérale : "C'est une information maison. Je ne peux pas l'accepter". Puis, se tournant vers le Chief-commander, le général bengladeshi Afyz, il se met à le savonner, l'accusant d'être une taupe au sein de l'ONUCI. Acculé et poussé dans son dernier retranchement, le général Afyz rend sur-le-champ sa démission. Choï, dans sa colère-panique, le remplace par un autre général, celui-là togolais. Hier, à l'ONUCI, c'était un branle-bas total, Choï le patron des lieux se sentant découvert dans sa tentative d'opposer les Ivoiriens les uns contre les autres.

Dans le même temps, à Paris, Nicolas Sarkozy est lui aussi dans le tourbillon provoqué par le film-documentaire. Selon une source proche du Quai d'Orsay, le président français a demandé que Canal Horizon coupe le signal de la RTI sur son bouquet pour que les émissions diffusées par la télévision ivoirienne ne soient plus vues dans l'Hexagone.

On le voit, Sarkozy et Choï ont été touchés là où ils dominent jusque-là : le domaine de la communication. Le combat qu'ils mènent contre la Côte d'Ivoire s'étant déplacé sur leur propre terrain, ils ont du mal à contrôler leur passion et donnent des coups dans tous les sens.


Source : NOTRE VOIE


Télécharger la 1ère partie du film-documentaire:

Cliquer ICI

Télécharger la 2ème partie du film-documentaire:

Cliquer ICI

Télécharger le documentaire "Rwanda, un génocide français":

Cliquer ICI

 

Autres liens pour le téléchargement du film-documentaire en 4 parties

 

http://www.dailymotion.com/video/xhktgs_laurent-gbagbo-da...

http://www.dailymotion.com/video/xhkth0_laurent-gbagbo-da...

http://www.dailymotion.com/video/xhktqu_laurent-gbagbo-da...

http://www.dailymotion.com/video/xhktuj_laurent-gbagbo-da...

 

Télédiaspora.net, un autre lien pour télécharger en fichier zip le film-documentaire

 

Visualiser l'intégralité de la vidéo

Télécharger la vidéo

 

cmrci
Veuillez consulter les annonces de nos sponsors pour rendre perpétuel votre bouquet Africain.
Plus de Télévision GRATUITE et d'info sur
facewww.facebook.com/telediaspora.net

lundi, 14 mars 2011

JEAN PING, BAN KI MOON, YOUNG JIN CHOI: LE TRIO DES MARIONNETTES NUISIBLES DE LA FRANCE POUR LA PARTITION DE LA COTE D'IVOIRE



LE TRIO DE MARIONNETTES.JPG

Par Daniel NKOUTA (*)


La situation postélectorale qui prévaut depuis bientôt trois mois en Côte d'Ivoire ne peut être bien comprise qu'en interrogeant sincèrement et donc sans à priori l'histoire, et cette interrogation nous permettra de saisir l'acharnement pervers de trois marionnettes nuisibles au service de la France que sont Jean PING, Ban KI MOON et Young JIN CHOI sur le peuple ivoirien.


S'il est vrai que les causes d'un événement historique sont en général multiples et complexes, il peut quand même paraître surprenant que, tant d'années après la fin des deux Guerres mondiales, celle de la Guerre de Corée et la guerre du Vietnam, le monde s'interroge encore sur les causes réelles de ces conflits. La raison en est que, pendant très longtemps, les historiens occidentaux qui se sont chargés de relater ces évènements se sont moins consacrés en réalité à en analyser les causes qu'à en déterminer les responsabilités, qui étaient évidemment le fait de l'autre camp.

Comment et pourquoi en 1914 et 1939 les grandes nations occidentales se sont précipitées les unes contre les autres avec fureur ? Comment et pourquoi les mêmes nations occidentales sont parties de chez elles pour aller agresser d'autres nations en Asie sous prétexte d'enrayer la propagation du communisme ? Les agresseurs se sont toujours et chaque fois présentés en victimes. Mais un simple regard lucide permet de comprendre qui est le vrai agresseur et où est la véritable victime. Pourquoi aujourd'hui, les mêmes nations occidentales jurant chaque fois au nom de Dieu s'acharnent sur l'Afrique, un continent paisible depuis toujours et qui n'a jamais agressé personne ? Un regard lucide sur l'histoire permet de comprendre. Et le même regard lucide sur un pan de l'histoire, permet de comprendre le choix porté sur trois mercenaires asiatiques Ban KI MOON, Young JIN CHOI et Jean PING, deux Sud-Coréens et Sud-Vietnamien dans la situation qui désole la Côte d'Ivoire, mais en fait l'Afrique tout entière.

Les causes de la guerre de Corée remontent aux conditions dans lesquelles ont été établis les deux gouvernements coréens en 1948. Le gouvernement de la Corée du Nord a refusé de reconnaître la légitimité des élections menées dans le Sud sous l'égide de la Commission des Nations unies; celui du Sud se targue de la tutelle de l'ONU pour clamer qu'il est le seul gouvernement légitime de la Corée, bien que l'ONU ait seulement sanctionné la validité des élections dans le Sud. Dès lors, chacune des parties se croit légitimée à reconquérir l'autre. Le scénario se répète en Côte d'Ivoire avec une fois encore la fameuse certification par l'ONU.

Dans la nuit du 24 au 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600.000 soldats Nord-Coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare les deux États : La République Démocratique Populaire de Corée, la Corée du Nord qui aura comme capitale : Pyongyang, dirigée par un régime communiste dont le Secrétaire Général est KIM IL SUNG qui a alors trente 38 ans, la République de Corée du Sud avec comme capitale Séoul, est dirigée par un  régime capitaliste dont le chef est  SYNGMAN RHEE 75 ans, héros de l'indépendance.

Le jour même de l'attaque nord-coréenne, le Président américain Harry Truman saisit l'Organisation des Nations Unies (ONU). La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner ce qui aux yeux des Occidentaux est une agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région. On pourrait parler de « l'ONUCOREE », comme on parle aujourd'hui de l'ONUCI .Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité.

Un corps expéditionnaire sous les ordres du Général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au Sud-est. Le Général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les troupes nord-coréennes vers le Nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine. Dans une situation désespérée, les Nord-Coréens reçoivent l'appui d'innombrables «volontaires» venus de Chine où une révolution communiste a triomphé quelques mois plus tôt. Six armées chinoises d'un total de 180.000 hommes franchissent le Yalou, le fleuve qui sépare la Corée de la Chine. Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive. Le corps expéditionnaire de l'ONU qui doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts, arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU. Néanmoins, le Général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine. Les Etats-Unis qui craignent alors qu'une telle opération soit considérée par La Chine Populaire comme un casus belli, désapprouve son Général. Au grand soulagement de l'opinion internationale, le Président Truman rappelle le turbulent Général le 11 avril 1951 et le remplace par le Général Matthew Ridgway (56 ans) qui s'en tiendra sagement à une guerre de positions.

Venons-en à la guerre d'Indochine ou du Vietnam, pour le côté Jean PING. Quand, en décembre 1859, le gouvernement de Napoléon III décida de créer un Etablissement permanent à Saïgon, il expliqua ainsi ses intentions : « Ouvrir aux confins de la Chine une voie nouvelle à la civilisation et au commerce de 1'Occident, faire respecter les missionnaires chrétiens et leurs disciples. »un instrumentum regni ! En 1884, la France qui a volontairement morcelé le Viêt Nam en trois parties à la suite des conquêtes successives commencées au Sud de Hué baptisé Cochinchine, parce que situé entre Cochin en Inde, et sur la route de la Chine; le Centre qui recevait le nom de Annam, paix du Sud, ; et le Tonkin, francisation de Dông Kinh, capitale de l'Est réunit la Cochinchine, l'Annam, le Tonkin, le Laos, et le Cambodge au sein de l'Indochine française. Machiavel ne disait-il pas que la religion était

En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le conflit avec l'Empire du Japon aboutit à la désorganisation complète de l'Administration coloniale française en Indochine. Le Việt Minh, mouvement nationaliste fondé par le Parti Communiste indochinois, en profite pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire vietnamien : Hồ Chí Minh, son chef, proclame le 2 septembre 1945 l'indépendance de la République Démocratique du Viêt Nam. Le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient reprend progressivement le contrôle de l'Indochine ; les Français repensent ensuite le statut de la fédération au sein de la nouvelle Union française. Un conflit larvé se poursuit avec le gouvernement indépendantiste vietnamien, tandis qu'une solution diplomatique est en vain cherchée. La guerre éclate au grand jour à la fin 1946, quand le Việt Minh tente un coup de force contre les Français puis prend le maquis. Plusieurs années de guérilla opposent alors le Corps expéditionnaire à l'Armée populaire vietnamienne, force armée du Việt Minh, qui passe progressivement à une guerre de mouvement de plus en plus audacieuse. La France fonde en 1949 l'État du Viêt Nam, gouvernement central vietnamien proposant une alternative politique à Hồ Chí Minh, et le dote d'une force militaire, l'Armée nationale vietnamienne, afin de « vietnamiser » le conflit.

La guerre d'Indochine est donc une fois encore, une guerre d'indépendance d'un peuple occupé par une puissance occidentale : la France accompagnée par les USA, et nous avons le remake en Côte d'Ivoire où Laurent Koudou GBAGBO est le Hồ Chí Minh africain, proportions gardées. Ceux qui de nos jours se gendarment contre l'immigration dans leurs pays, sont les mêmes qui, sans y avoir été invités, se sont lancés hier dans des campagnes d'occupation d'autres pays avec pillage des richesses. Et l'on voudrait nous donner à croire que Dieu est juste et bon !

Roosevelt étant favorable à la décolonisation, le Viêt-Minh pense profiter de la neutralité bienveillante des États-Unis. À la conférence de Potsdam, en juillet 1945, il a été décidé que Chinois et Britanniques désarmeraient les soldats japonais et occuperaient le pays jusqu'à un règlement. Mais la Grande-Bretagne, aux prises dans ses anciennes colonies avec les mêmes difficultés que la France, laisse les Français reprendre Saïgon. Dès le 24 mars 1945, une fédération indochinoise est instituée au sein de l'Union française; elle comprend le Laos, le Cambodge, la Cochinchine, l'Annam et le Tonkin. L'arrivée en octobre 1945 du Général Leclerc permet de réoccuper Hanoï et de réaffirmer la souveraineté française sur l'ensemble de l'Indochine.

Pendant plus d'un an, les Français et le Viêt-Minh négocient. Le 6 mars 1946, par l'intermédiaire de Jean SAINTENY, la France reconnaît la République Démocratique du Viêt Nam comme un État libre au sein de l'Union française et de la Fédération indochinoise; mais le Haut-Commissaire en Indochine, l'Amiral Thierry d'Argenlieu fait proclamer à Saïgon, le 1er juin 1946, une République autonome de Cochinchine, amenant le Général Leclerc à démissionner. De nouvelles négociations se déroulent à Fontainebleau entre les mois de juillet et de septembre 1946, mais elles échouent. En novembre 1946, l'impasse est complète et la pression militaire française de plus en plus forte. Après l'assassinat de plusieurs Français à Haiphong (20 novembre), le bombardement de la ville par la flotte française (23 novembre) et la riposte des forces du Viêt-minh à Hanoï (19 décembre), la guerre entre dans une nouvelle phase.

Les troupes du Viêt-minh se retirent des villes et limitent leurs opérations à des actions de guérilla, menées par le Général GIAP tandis que les Français forment un gouvernement avec l'Empereur Bao Dai (accords du 5 juin 1948 et du 8 mars 1949). À partir de 1950, le Viêt-minh, bénéficiant des stocks de l'Armée du Guomindang offerts par la Chine Populaire, monte des opérations plus ambitieuses et inflige des pertes sévères au corps expéditionnaire français, comme lors de la bataille de la Route coloniale 4. Le redressement opéré à Hanoï, dans le Delta tonkinois et à Hoa Binh, par le Général de Lattre de Tassigny, en 1952, grâce notamment à la nouvelle aide américaine, ne sera qu'un répit de brève durée. Le lent grignotage des positions françaises dirigées par le Général Salan, puis par le Général Navarre se poursuit jusqu'à l'ultime et célèbre bataille de Diên BIÊN PHU le 7 mai 1954 qui consacre la défaite humiliante de l'Armée française devant une Armée populaire constituée de simples paysans et ouvriers, et commandée par GIAP, un Général sac à dos.

Paris ne pouvant plus résister à la pression d'une opinion publique lassée par une guerre lointaine, le Président du Conseil, Pierre MENDES FRANCE, et le représentant du Viêt-minh, Pham Van Dông, signent, à Genève, les 20 et 21 juillet 1954, les accords de cessez-le-feu. Le Viêt Nam est divisé en deux à la hauteur du 17e parallèle; dans le Nord, l'administration est attribuée à Hô Chí Minh, à la tête de la République Démocratique du Viêt Nam, État communiste. Un protocole prévoit des élections générales dans la zone Sud, occupée par l'Armée française et les troupes vietnamiennes de Bao Dai, avant le mois de juillet 1956, afin de décider si le Viêt Nam doit être réunifié.

Dans sa seconde version dite Guerre du Viêtnam, conflit armé au Viêtnam entre le Viêtnam du Sud et son allié les États-Unis, le Viêtnam du Nord et le FNL. Il débuta en février 1959, lorsque les anciens membres de la guérilla viêt-minh, demeurés au Sud, décidèrent de reprendre les armes et de renverser le gouvernement dictatorial du Viêtnam-du-Sud. Le conflit se transforma ensuite en une guerre ouverte entre le Viêtnam-du-Sud et le Viêtnam-du-Nord, puis en un conflit international limité. Les États-Unis et quelque quarante autres pays soutinrent le Viêtnam-du-Sud en lui fournissant des troupes et des munitions, tandis que l'URSS et la République Populaire de Chine apportaient leur appui au Viêtnam-du-Nord et au Viêt-công. La guerre affecta aussi le Laos, où le Pathet Lao communiste combattit le gouvernement de 1965 à 1973 et parvint à abolir la monarchie en 1975; ainsi que le Cambodge, où le gouvernement du Général Lon Nol s'écroula en 1975 face aux Khmers rouges. On sait comment, la plus grande puissance militaire du monde, les Etats-Unis font devoir quitter le Vietnam la queue entre les jambes, pour éviter à leur tour une défaite à la Diên Biên Phu.

Ces évènements permettent de comprendre pourquoi dans le cas de  la Côte d'Ivoire, les Occidentaux soient partis chercher trois ressortissants des peuples aguerris dans la technique de la partition d'un pays : deux Sud Coréens Ban KI MOON et Young JIN CHOI et un bâtard vietnamien Jean PING pour consacrer la partition de la Côte d'Ivoire en Nord et Sud. El Adj Omar BONGO ODIMBA ne se sera pas contenté d'avoir pillé les richesses gabonaises et d'avoir asservi le Gabon à la France, il a fallu en outre qu'il nous ponde un Gabonais aux yeux bridés placé par effraction à la tête de l'Union Africaine, et qui, sans le moindre complexe, se prend pour un véritable Africain. Les pères fondateurs de l'OUA : Léopold Sédar SENGHOR; Mocktar OUL DADA, Modibo KEÏTA, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, Fulbert YOULOU, Joseph KASA-VUBU, El NYMEIRI, Roi Idriss, Gamel Abdel NASSER, Ouary BOUMEDIENNE, Habib BOURGUIBA, Roi Mohammed V, Sylvanius OLIMPIO, Kwame NKRUMAH, Ahmed Sékou TOURE, Julius NIERERE, Jomo KENYATTA, Haïlé SELASSIE, et autres, et les Héros africains comme Patrice LUMUMBA, Félix MOUNIE, Amilcar CABRAL, Thomas SANKARA, doivent se tordre de colère au fond de leurs sépultures pour cette nouvelle forme de colonisation, un Vietnamien à la tête de l'Organisation africaine, c'est le comble de l'humiliation !

--------------------------------------

DANIEL NKOUTA.PNG

(*) - Daniel Nkouta est Capitaine de Vaisseau retraité (Congo-Brazzaville).

jeudi, 17 février 2011

COMPLICITES DANS LA CRISE IVOIRIENNE - MAMADOU BEN SOUMAHORO: «J'ACCUSE GERARD LATORTUE, LA FRANCOPHONIE ET L'ONU»

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO.jpg


La crise postélectorale qui secoue la Côte d'Ivoire, depuis le 28 novembre 2010, n'a pas fini de livrer ses secrets, son lot de comploteurs et leurs alibis pour faire main basse sur les richesses de notre pays. A chaque révélation, l'on apprend un peu plus sur toutes les sales propositions rejetées par Laurent Gbagbo et qui lui valent la ronde de tant de chacals politiques tapis au sein de la Communauté internationale. Dans le texte qui suit, le député Mamadou Ben Soumahoro dévoile la partition de l'ancien Premier ministre haïtien, Gérard Latortue, qui a conduit la délégation des observateurs de l'Organisation internationale de la Francophonie en Côte d'Ivoire. Il établit ses connexions à Paris et à l'ONU.

Personne n'y a véritablement prêté attention. Et pourtant, cela s'est passé. A la fin de la mission d'observation de l'élection présidentielle qu'il a conduite, en Côte d'Ivoire, pour le compte de l'Organisation internationale de Francophonie (OIF), M. Gérard Latortue a dressé son rapport au pied de M. Young Jin Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko. Aussitôt fait, il a repris l'avion le même soir pour Paris, laissant au Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens. M. Gérard Latortue venait ainsi de nous indiquer, clairement, que Young Jin Choi est son binôme local dans la fabrication de la crise postélectorale dans laquelle est plongé notre pays depuis le 28 novembre 2010. Latortue et Choi ont agi pour espérer imposer Alassane Ouattara au peuple ivoirien. C'est un des pans de ce complot aux multiples tentacules enclenché pour faire main basse sur la Côte d'Ivoire. Mais ses prémices datent de longtemps. De quelques années plus tôt.


L'indécente proposition
au candidat Gbagbo

Nous sommes en 2008. L'ancien Premier ministre de la République d'Haïti, Gérard Latortue, une vieille connaissance personnelle, sollicite par mon intermédiaire un rendez- vous avec le chef de l'Etat de Côte d'ivoire. Il l'obtient d'autant plus facilement qu'il prétendait vouloir porter à la connaissance du Président Laurent Gbagbo «l'expérience» qu'il venait de réussir dans son propre pays au moment où le nôtre s'apprêtait à aller à son tour à des élections présidentielles importantes annoncées, à cette époque, pour novembre 2009. C'est ainsi que profitant de l'occasion qui lui était offerte, Gérard Latortue s'est permis de proposer à Laurent Gbagbo de se mettre sous «la protection de George W. Bush et des Etats-Unis d'Amérique». Pour la mise en œuvre de ce projet, l'homme a fait valoir au Président Laurent Gbagbo ses relations intimes et privilégiées avec le frère du Président des Etats-Unis, Le gouverneur de l'Etat de Floride. C'est du reste grâce à l'intervention de ce dernier que le Président Bush a désigné Gérard Latortue pour diriger, à titre intérimaire, le gouvernement d'Haïti. Gérard Latortue devait y organiser les élections de sortie de crise après l'expulsion du Président Jean Bertrand Aristide déposé auparavant par les forces onusiennes, toujours sous la férule de Gérard Latortue, leur mandataire. Les Etats-Unis voulaient René Préval comme président d'Haïti, les Etats-Unis et Gérard Latortue ont "donné" René Préval à Haïti. Après cette élection truquée avec succès, Gérard Latortue a voulu monnayer son expérience auprès de Laurent Gbagbo. Un livre blanc a été édité par ses soins. Il l'a proposé au Président ivoirien au cours de l'audience qui lui a été accordée. Ce livre blanc lui a d'ailleurs servi de viatique pour proposer ses services à toutes les capitales africaines qui préparaient des élections dans cette période troublée.

A la deuxième visite faite à Laurent Gbagbo à son domicile officiel de Cocody, Gérard Latortue, plus concret, a proposé à son hôte une véritable stratégie de hold-up électoral avec son aide personnelle et celle des Nations unies à New York. Il annonçait qu'il allait se faire mettre en mission comme observateur international de nos élections à venir, au nom de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) et de son Président Abdou Diouf. En prévision de cette «mission», il demandait au Président Laurent Gbagbo de faire nommer immédiatement, à un poste technique au siège des Nations unies à New York pour le compte de la Côte d'Ivoire, son compagnon de voyage, un certain Marc Maxi, notoirement connu pour être un honorable agent de la CIA. Cet autre Haïtien, qui avait dirigé auparavant l'organisation humanitaire CARE pour l'Afrique de l'Ouest, devait mettre en place le mécanisme qui devait impliquer le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon lui-même, pour appuyer tout ce qui allait se faire sur le terrain en Côte d'Ivoire afin d'assurer la victoire du Président Laurent Gbagbo «sans bavure». Selon les plans de Latortue, à l'issue du scrutin, peu importe le score, que ce soit au premier ou au deuxième tour, l'ex- Premier ministre d'Haïti représentant l'OIF devait tout simplement "crédibiliser" les résultats en faveur de Gbagbo en s'exprimant au nom de tous les observateurs de l'Union européenne et au nom de l'OIF. L'ONU devait ensuite reconnaître la sincérité du scrutin et, selon ce plan, les autres candidats n'auraient eu que leurs yeux pour pleurer. C'est exactement le même schéma qu'il avait proposé en Guinée-Conakry avant la mort du Président Lassana Conté. Le coup d'Etat du capitaine Dadis Camara a mis fin à ses espoirs et annihilé son plan pour les élections en Guinée.

MAMADOU BEN SOUMAHORO 2.jpg

La belle affaire pour Ouattara et connexions

A la fin de sa visite à Laurent Gbagbo, le Président ivoirien qui avait prêté une oreille plutôt agacée au discours corrompu de Gérard Latortue, lui a fait remettre par mes soins une somme d'argent frais, quelques dizaines de millions de francs CFA, pour faciliter son séjour et celui de son compagnon d'agent de la CIA, Marc Maxi. Le chef de l'Etat n'a pas donné suite à la démarche indécente de l'ex-Premier ministre d'Haïti Gérard Latortue. Ses incessants appels téléphoniques n'ont pas trouvé non plus d'échos auprès du président Laurent Gbagbo pendant de nombreux mois. Son projet est resté lettre morte parce qu'il est tombé sur un véritable démocrate et un intellectuel honnête qui a toujours bâti sa vie sur la vérité de l'onction populaire. Gérard Latortue n'a pas cessé de me harceler, moi qui l'ai introduit auprès du Président Laurent Gbagbo. Là aussi, sans aucune suite. A l'évidence, le Président de la Côte d'Ivoire s'était senti profondément vexé par la proposition malhonnête de Gérard Latortue qu'il a donc définitivement éconduit en ne répondant plus à ses pressants appels téléphoniques.

Bien entendu, toute cette entreprise avait un prix dans l'esprit du représentant de commerce de l'OIF et des Nations unies. Le refus de Laurent Gbagbo constituait pour lui et pour ses commanditaires un énorme manque à gagner qu'il fallait combler d'une manière ou d'une autre. C'est ainsi que Gérard Latortue et Marc Maxi ont proposé leur service diabolique à Alassane Ouattara et à son épouse Dominique Folloroux. Connaissant son entregent, la femme du plus grand imposteur devant l'Eternel, Alassane Ouattara, a dû consolider le projet scélérat de Gérard Latortue par l'adhésion empressée de leurs amis français, américains et ivoiriens de nationalité américaine vivant aux Etats-Unis. Ce qui n'était qu'un plan devant consolider l'avantage du candidat le mieux placé, dans l'esprit de Gérard Latortue et ses comparses accourus pour empocher quelques millions de dollar, est devenu, par la force des choses, un des éléments fondateurs du complot international qui continue de secouer la Côte d'Ivoire, mon beau pays. Ce complot devait donner gagnant celui que personne n'attendait, c'est-à-dire Alassane Ouattara. Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce vaste complot qui s'est étendu à quelques valets de M. Sarkozy en Afrique, notamment le Burkinabé Blaise Compaoré et le Sénégalais Abdoulaye Wade, il importe de savoir que l'acteur principal, le mici-dominici de l'ombre, Gérard Latortue, a servi comme représentant permanant du PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) à Cotonou dans les années 70 et, à ce même titre, en Côte d'Ivoire pendant cinq ans sous l'autorité de l'Algérien Abderamane Kane qui dirigeait l'organisation à partir de Vienne, en Autriche.

Vous avez dit Nations unies ? Que reste-t-il pour accomplir le complot ? Evidement les élections ! Les fameuses élections ! Le prétexte tout trouvé ! Or, dans ce domaine, les données sont connues : Depuis 2002, ''la Communauté internationale '' voulait la tête de Laurent Gbagbo. C'est tout ! Seulement voilà, toutes les tentatives ont lamentablement échoué. Il manquait un homme de main "crédible", loin de l'Afrique, discret et efficace pour accomplir l'opération «enlever Gbagbo». Le premier bénéficiaire, Alassane Ouattara, pour une fois, n'est pas allé le chercher puisqu'il ignorait son existence. Cet homme prétendument providentiel est arrivé de lui-même : après son échec au pied de Laurent Gbagbo, Gérard Latortue est allé proposer la forfaiture de l'OIF à Ouattara. Abdou Diouf, l'ancien Président de la République du Sénégal était candidat à sa propre succession à la tête de l'organisation francophone. Le coup de pouce de Latortue lui a sûrement fait du bien. Au renouvellement du mandat d'Abdou Diouf en Suisse, Nicolas Sarkozy en a décidé tout seul, à la place de tous les chefs d'Etat africains présents, en piétinant leur dignité. La Côte d'Ivoire vaut bien une messe et tout le monde a dit Amen !

«Donne-moi la tête de
Gbagbo, et tu auras l'ONU»

Ainsi donc, on a échangé l'honneur et la sécurité de 20 millions d'Ivoiriens contre le confort du poste d'un homme qui fut pourtant chef d'un Etat africain et non des moindres. Gérard Latortue est l'un des artisans zélés et intéressés de cette mascarade qui a échoué, dans sa version OIF, en Côte d'Ivoire. Lamentablement ! Quoiqu'il en soit, par quelque bout qu'on le prenne, le complot qui essaie de déstabiliser notre pays trouve son épicentre aux Nations unies, son exécuteur testamentaire étant M. Ban Ki-moon qui, malgré son incompétence avérée, veut un deuxième mandat. Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca, qui détient un veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, lui a donné l'assurance de bloquer toutes les initiatives des pays émergeants pour lui ouvrir la voix du succès aux prochaines élections de Secrétaire général des Nations unies. Cela peut expliquer en grande partie l'acharnement de M. Ban Ki-moon et de son «frère» sud-coréen Young Jin Choi qui le représente en Côte d'Ivoire et qui l'épaule pour mériter le futur «service» attendu de Sarkozy. Ce n'était pas un hasard si M. Gérard Latortue, responsable des observateurs de l'OIF dans la présidentielle ivoirienne du 28 novembre, a rédigé son rapport au pied de M. Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko, juste avant de reprendre l'avion le même soir pour Paris, laissant à son binôme Choi le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens.

Ces révélations ne sont ni une fiction ni un roman. Pour tous ceux qui en douteraient, j'exige que M. Gérard Latortue vienne s'expliquer devant le peuple de Côte d'Ivoire pour réfuter, s'il le peut encore, toutes ces accusations gravissime que je porte contre lui en tant qu'Ivoirien qui croyait pouvoir compter sur son amitié. Je crie ici ma déception et ma colère contre son comportement cupide, mercantiliste et bassement intéressé.

M. Gérard Latortue, vous m'avez sans doute reconnu à travers cet article dénonciateur de votre indignité vis-à-vis de la Côte d'Ivoire, mon pays. Je vous attends pour vous porter personnellement la contradiction si vous osez accepter un face à face, ici même à Abidjan, devant tout le monde.

Enfin, je comprends maintenant pourquoi vous n'avez pas donné de suite au coup de fil du Président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui voulait me donner la possibilité de vous serrer la main à l'Hôtel Pullman d'Abidjan au Plateau où je n'ai jamais pu vous trouver. M. Bakayoko Youssouf devait ignorer que je ne comptais plus parmi vos amis à Abidjan et que lui-même, Bakayoko Youssouf, avait été déjà instrumentalisé par vous, Gérard Latortue, ainsi que par Ban Ki-moon pour le compte d'Alassane Ouattara.



Abidjan, le 12 février 2011

Mamadou Ben Soumahoro

Député indépendant à
l'Assemblée nationale

samedi, 12 février 2011

CRISE ELECTORALE IVOIRIENNE: LA SOLUTION PAR LE JUGEMENT DE SALOMON

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN.JPG

INTRODUCTION

Selon la Bible, « ce qui a été c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil » (cf. Ecclésiaste 1 :9 et 3 :15). Cette parole du Sage, trouve une belle illustration dans l'étape actuelle de la crise armée en Côte d'Ivoire. Celle-ci, rappelons-le, est marquée par une remise en cause irrégulière de la décision du Conseil Constitutionnel ayant proclamé définitivement le Président Laurent GBAGBO vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Cette situation a été provoquée à la fois par le Président de la CEI et par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Certificateur du processus électoral en Côte d'Ivoire.

Le premier a, de façon illégale, annoncé le résultat provisoire du scrutin, alors qu'il était hors délai, dans un hôtel servant de quartier général au candidat OUATTARA, en l'absence du représentant du candidat GBAGBO et des membres de la commission centrale de la CEI, lesquels n'ont pas pu valider les résultats qui leur avaient été transmis par les commissions électorales locales, comme l'exige le mode opératoire en vigueur.

Quant au second, il a outrepassé sa mission de Certificateur pour se substituer aux institutions nationales compétentes en proclamant les résultats définitifs de l'élection. Pour y parvenir, il a refusé de dire si les résultats provisoires, tels que proclamés par le Président de la CEI, l'ont été conformément aux normes en vigueur ou pas. Il a gardé le même silence sur la régularité, par rapports aux normes en vigueur, du procédé que le Conseil Constitutionnel a utilisé pour donner le résultat définitif.

Le Président de la CEI  et le Certificateur l'ayant désigné vainqueur du scrutin, M. OUATTARA se considère comme tel, même s'il est resté retranché à son Hôtel-Q.G. d'où il lance des mots d'ordre directement ou par personne interposée. Pendant ce temps, le Président Laurent GBAGBO, régulièrement proclamé vainqueur par la juridiction compétente, est au travail avec le Gouvernement formé par le Premier Ministre qu'il a désigné, conformément à la loi. Cela a suffi pour que la crise armée, déclenchée dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, se poursuive à ce jour et de plus belle. Malgré la décision de la haute juridiction électorale, on est encore à se demander qui, des deux candidats au second tour, est le  véritable vainqueur de l'élection présidentielle ?

Dans la recherche de solution à cette crise, chacun y va de son inspiration, en attendant celle qui va s'imposer en définitive. En priant et en y réfléchissant personnellement, Dieu, le révélateur de ce qui est profond et caché (cf. Daniel 2 :22), s'est manifesté en moi. A partir des paroles des deux principaux protagonistes de cette crise, Dieu m'a fait la grâce de me révéler lequel des deux est le Président élu par le peuple de Côte d'Ivoire. Pour le faire, le Seigneur s'est servi du jugement de Salomon, eu égard à la similitude des propos tenus par nos « deux Présidents», avec ceux tenus par les deux parties à ce jugement historique : deux femmes revendiquant la maternité d'un seul enfant.

La jurisprudence du Roi Salomon vient donc éclairer nos pensées, afin de nous faire découvrir la  solution à la crise ivoirienne, dans sa nouvelle dimension : crise due au résultat du second tour de l'élection présidentielle. Pour faire connaître la solution à cette crise à partir du jugement de Salomon, je voudrais d'abord présenter ce jugement (1). Par la suite, j'appliquerai le principal enseignement tiré de ce jugement, à la crise électorale en cours (2).

1. PRESENTATION DU JUGEMENT DE SALOMON

Le Roi Salomon a prononcé ce jugement historique au début de son règne. Sa nouvelle s'est répandue comme une traînée de poussière au sein de son peuple. L'autorité du Roi et sa réputation se sont accrues. L'on a été marqué par sa sagesse reconnue comme venant de Dieu. A cette étape de ma réflexion, je voudrais d'abord rappeler le contenu de ce jugement (1.1), avant d'en faire une analyse qui met en exergue le principal enseignement qu'on peut en tirer (1.2).

1.1. Rappel du contenu du jugement de Salomon

L'histoire du jugement du Roi est rapportée par la Bible dans le premier livre des Rois, aux versets 16 à 28 du chapitre 3. Selon le texte biblique, deux prostituées se sont présentées devant le jeune Roi (cf. le verset 7 du même chapitre), pour lui demander de les départager. La question soumise au Roi ne manquait pas de complexité. Les deux femmes qui cohabitaient seules avaient accouché à trois jours d'intervalle. L'une, après avoir tué par mégarde son enfant, a profité du sommeil de l'autre pour lui voler son bébé vivant et pour abandonner, aux côtés de cette dernière, le bébé qui était mort.

Lorsque la vraie mère du bébé vivant s'est réveillée, elle a constaté qu'en lieu et place de son enfant, il y avait un autre qui était mort, et qui n'était autre que le fils de sa voisine. Mais cette dernière prétendait le contraire. Le seul bébé vivant se retrouvait ainsi avec « deux mères ». Du jamais vu ! On peut penser qu'un enfant ait deux pères, mais pas deux mères.

Les deux prétendantes recoururent à l'arbitrage du Roi Salomon pour les départager. Chacune a plaidé sa cause pour revendiquer la maternité du bébé. Le Roi qui était animé par l'Esprit de Dieu avec qui il avait communié la veille, n'a pas eu besoin d'une expertise extérieure, pour avoir des éléments de preuve afin de trancher entre les deux dames. Il a ordonné qu'on lui apporte une épée. Lorsque cela a été fait, il a donné cet autre ordre : « Coupez en deux l'enfant qui vit, et  donnez-en  la moitié à l'une et la moitié à l'autre. »

L'annonce de cet ordre a suffi pour faire éclater la vérité. La Bible indique à cet effet : « La femme dont le fils était vivant sentit ses entrailles s'émouvoir pour son fils, et elle dit au Roi : Pardon, mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. Mais l'autre dit : Il ne sera ni à moi ni à toi ; coupez-le. » Après avoir écouté les déclarations des deux prétendantes, le Roi a prononcé son jugement, en ces termes : « Donnez à la première l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. C'est elle qui est sa mère. »

Tel est le contenu du jugement historique du Roi Salomon, un jugement qui l'a rendu célèbre et influent, avant la richesse matérielle.

1.2. Analyse du contenu du jugement de Salomon

Le jugement du Roi Salomon peut susciter beaucoup de commentaires et analyses dans plusieurs disciplines dont le droit. Sous cet angle, il constitue une source d'inspiration dans la recherche des preuves d'une prétention ou d'une allégation, notamment dans le règlement d'un conflit. Nous savons qu'en la matière, les fausses déclarations des parties sont légions. Les témoins ne s'y soustraient pas souvent, malgré le serment qu'ils prêtent « de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. » C'est alors que le Juge se retrouve dans l'embarras pour trancher le litige qui lui est soumis, dans le bon sens, le sens de la vérité.

On a souvent brandi le jugement de Salomon aux parties en conflit, pour tester leur bonne foi. Dans ce sens, on invite une partie au conflit à renoncer à ses prétentions afin de sauver la situation que le conflit risque de ruiner.  On lui demande de faire comme la vraie mère qui aurait renoncé à sa réclamation. Mais à y voir de plus près, ce n'est pas ce qui s'est passé.

Il faut remarquer que la vraie mère n'a pas renoncé à sa prétention. Ce n'est d'ailleurs pas ce que demandait le Roi Salomon. Elle a plutôt refusé que son fils soit coupé en deux, de peur qu'il ne meure et qu'elle ne le perde irrémédiablement. Parlant de son fils, elle a même dit de façon explicite : « Ne le faites point mourir ! » Tandis que la fausse mère était favorable à la mort de l'enfant, de sorte qu'il ne soit ni à l'une ni à l'autre. Elle s'est même écriée : « Coupez-le ! »

Le Roi qui était à la recherche de la vraie mère de l'enfant a alors compris que la vérité était du côté de celle qui a dit : « Ne le faites point mourir ! » Il a même repris cette injonction, dans sa décision, en ordonnant qu'on remette l'enfant à son auteur, sa vraie mère. Le Roi a compris qu'à travers cette injonction, elle a donné la preuve qu'elle est la vraie mère de l'enfant.

Pour parvenir à sa sage décision, le Roi Salomon a simplement dit ce qu'il voulait qu'on fasse de l'enfant : le couper en deux. Il n'a rien conseillé aux prétendantes et ne leur a fait aucune recommandation. Cela ne les a pas empêché de réagir comme il fallait, selon que l'enfant est à l'une et n'est pas à l'autre. Le Roi a alors tiré la vérité de leur réaction face au malheur dont il avait décidé de frapper l'enfant. La vraie mère a refusé que l'enfant soit frappé du malheur suprême qu'est la mort. Par contre la fausse mère a accepté que l'enfant en soit frappé de sorte à ce que les deux se retrouvent dans la même condition : être sans enfant.

Tel est le principal sens du jugement de Salomon que Dieu, le Sage et Juge Suprême m'a rappelé, pour me révéler sa solution à la crise électorale en cours, une solution qu'il a déjà arrêtée et qu'il se donne le temps et les moyens d'appliquer, malgré les apparences du moment. Mais ne l'oublions pas, si l'homme regarde à l'apparence, Dieu regarde bien au-delà, du fond du cœur (cf. 1Samuel 16 :7). Car, « il connaît ce qui est dans les ténèbres et la lumière demeure en lui » (cf. Daniel 2 :22 et Psaume 139).

Pour nous rassurer quant à notre victoire finale, dans la crise actuelle, il a plu à Dieu de me révéler que sa solution est dans le jugement qu'il a inspiré au Roi Salomon, ainsi qu'il convient de l'expliciter dans les lignes qui suivent.

2. APPLICATION DU JUGEMENT DE SALOMON

Dans le jugement de Salomon que nous venons d'examiner, j'ai relevé qu'il constitue une source d'inspiration en matière de preuve d'allégations ou de prétentions des parties à un conflit. Ces preuves sont souvent données par les parties sans qu'elles s'en rendent compte. Par conséquent, elles ne peuvent ni mentir, ni tromper. La méthode du Roi nous permet de savoir qui du candidat GBAGBO et du candidat OUATTARA a été élu Président de la République de Côte d'Ivoire par la majorité des votants.

Pour appliquer cette méthode dans la résolution de la crise actuelle, nous allons partir de la décision de recourir à la force armée. Elle a été officiellement retenue par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). Le recours à la force des armes entraînera d'énormes dégâts matériels et de nombreuses pertes en vies humaines en Côte d'Ivoire. Une telle solution  ressemble, à quelques variables près, à la mise à mort  de l'enfant dans le jugement de Salomon.

En me référant à la jurisprudence du Roi Salomon, j'examinerai d'abord la réaction des deux prétendants au poste de  Président de la République de Côte d'Ivoire, face à la perspective de l'usage de la force armée (2.1). J'en déduirai par la suite, auquel des deux revient ce poste, pour avoir été majoritairement choisi par les Ivoiriens (2.2).

2.1. La réaction de chaque prétendant face à l'usage de la force armée

A l'instar des « deux mères » du litige tranché par le Roi Salomon, nos « deux Présidents » ont réagi différemment à la décision de recourir à la force armée. Cette force, je le répète, vient en réalité, non pas pour autre chose, mais pour semer la mort en Côte d'Ivoire et accroître ainsi la souffrance des populations.

Le premier qui a réagi à cette perspective meurtrière est le Président en exercice, SEM. Laurent GBAGBO. Il a exprimé sa réaction alors que la perspective était en gestation et que ses auteurs ne l'avaient pas encore rendue explicite. Comme un visionnaire, il a vu la chose venir et il a réagi à la manière de la vraie mère de l'enfant qu'on devait couper en deux.

A deux reprises solennelles, lors de son investiture en date du 04 décembre dernier et dans son adresse à la Nation le 21 de ce même mois, le Président GBAGBO a lancé un appel à l'apaisement et au dialogue, dans la légalité républicaine. En optant pour la force du dialogue afin d'éviter la force des armes, le Président GBAGBO s'est engagé à préserver la vie des populations. Il défend ainsi le droit à la vie consacré par l'article 2 de notre Constitution qui en fait un droit inaliénable, la personne humaine étant sacrée. Tel est le sens de sa main tendue.

En particulier dans son message à la Nation, le Président de la République a expressément dit : « Je ne veux pas que le sang d'un seul Ivoirien soit versé. » Ce passage du discours du Président de la République constitue une autre traduction de l'injonction de la vraie mère de l'enfant qui devrait être coupé en deux. « Ne faites point mourir l'enfant », avait dit cette mère.

En réagissant en second lieu, comme la seconde femme du jugement de Salomon, le Président OUATTARA s'est inscrit dans la même optique que celle-là. Il a opté pour l'usage de la force armée, sachant bien qu'elle va semer la mort en Côte d'Ivoire,  pour accroître la souffrance des populations. Il a donc choisi la mort des Ivoiriens ! N'est-ce pas là le sens des opérations « villes mortes » et « pays mort » qu'il a successivement lancées ? Il veut qu'on sème la mort en Côte d'Ivoire. C'est exactement ce que réclamait la seconde femme, celle qui n'était pas la  vraie mère de l'enfant litigieux. Elle avait dit sans ambages : « L'enfant ne sera ni à moi, ni à toi ; coupez-le ! »

Pour celui qui suit l'actualité en Côte d'Ivoire, le discours violant et guerrier du Président du R.D.R. n'est pas nouveau. « Je frapperai ce pouvoir moribond et il tombera », avait-il prédit avant de renverser le Président Henri KONAN BEDIE. Le 24 décembre 1999, il passa de la parole à l'acte et inaugura ainsi les séries de coups d'Etat en Côte d'Ivoire. En mai 2002, il avait annoncé qu'il allait mélanger ce pays pour le rendre ingouvernable, de sorte que la gouvernance de ce pays ne fût ni à lui, ni à quelqu'un d'autre. En septembre 2002, il passa de la parole à l'acte, à travers la tentative de coup d'Etat qui s'est transformée en rébellion. Depuis lors, on ne compte plus les morts voulus par lui.

Les réactions des deux prétendants au poste de Président de la République de Côte d'Ivoire à l'instar des deux prétendantes à la maternité de l'enfant litigieux dans le jugement de Salomon, aident à dénouer la crise actuelle : elles permettent de savoir à qui revient le fauteuil présidentiel dans notre pays. Nous pouvons ainsi dire lequel des deux est le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire.

2.2. Le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire

La méthode du Roi Salomon a été inspirée par Dieu lui-même. Elle est de portée universelle et peut être utilisée comme telle, en toute objectivité. Elle a sa place dans cette crise électorale où nous cherchons le vrai titulaire  du fauteuil présidentiel, siège du pouvoir, car les deux prétendants reconnaissent que c'est Dieu qui donne le pouvoir. Le Président Laurent GBAGBO l'a solennellement dit, lors de sa première prestation de serment en octobre 2000. Le Président Allassane OUATTARA nous a rafraîchi la mémoire en le disant pour conclure le débat télévisé qu'il a eu en novembre dernier avec le Président Laurent GBAGBO.

En recourant à cette méthode, nous constatons, dans le jugement de Salomon, qu'il y a une femme qui ne voulait pas la mort de l'enfant et il y a une qui voulait sa mort. Dans la crise électorale actuelle, nous constatons qu'il y a un prétendant qui ne veut pas la mort d'un seul Ivoirien et il y a un qui veut la mort de plus d'un Ivoirien, même s'il prétend ne pas souhaiter la mort de beaucoup d'Ivoiriens, comme si un minimum de morts n'a pas de valeur à ses yeux.

En toute objectivité et partialité, le Roi Salomon a tranché : « Ne faites point mourir l'enfant, il a pour mère celle qui ne veut pas sa mort ». En d'autres termes, celle qui veut sa mort n'en est pas la vraie mère. Elle est une fausse mère qui veut prendre l'enfant par fraude et par ruse. Elle est disqualifiée !

Le lecteur comprend aisément que rapportée au règlement de la crise actuelle qui oppose le Président GBAGBO au Président du R.D.R., le fauteuil présidentiel revient au premier. Il ne veut pas qu'un seul Ivoirien meure pour ce fauteuil, pour le pouvoir. Alors, il tend la main à son adversaire, puis l'invite au dialogue et à la discussion, autour des lois que nous nous sommes librement données et qui nous régissent. Il accepte même que les bulletins de vote soient recomptés par des experts internationaux. Malgré la décision irrévocable du Conseil Constitutionnel ! Il est donc le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire. Un poste qui fait de lui le protecteur des citoyens ivoiriens, selon la formule du serment qu'il a prêté le 4 décembre dernier. On comprend dès lors pourquoi il ne peut pas accepter que le sang d'un seul Ivoirien soit versé.

Il en va différemment de M. OUATTARA. N'étant pas le vrai titulaire du fauteuil présidentiel, il veut s'y installer par la fraude et la violence. A défaut d'y parvenir par ces moyens archaïques, il accepte  que l'on sème la mort au sein peuple ivoirien, partout où il se trouve. Il ne le cache pas et il est même soutenu dans cette perspective. Il nous fournit ainsi, chaque jour, les preuves de sa volonté d'usurper ce qui n'est pas à lui, ce que le peuple a refusé de lui donner. La fraude et la violence ayant échoué, il pense réussir en semant la mort à travers les opérations « villes mortes » et « pays mort ».

Nul doute que si le Roi Salomon avait été saisi du litige qui oppose nos deux prétendants au fauteuil présidentiel, c'est sans peine qu'il aurait débouté M. OUATTARA de toutes ses prétentions, pour proclamer le Président Laurent GBAGBO comme en étant le vrai titulaire. Il aurait ainsi confirmé la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien, même si cette décision s'impose déjà à tous et à toutes, selon l'article 98 de notre Constitution. Néanmoins, on peut voir dans la juridiction électorale suprême, un autre Salomon. Elle a comme ce dernier condamné la fraude et dit le droit avec vérité, en proclamant définitivement le Président GBAGBO vainqueur et en recevant solennellement son serment.

Toutefois, étant donné que cette crise demeure,  et que nous la vivons encore, je voudrais conclure par dire  comment elle sera dénouée.


CONCLUSION

La réflexion qui précède est en fait le fruit d'une révélation que Dieu m'a faite lorsque j'observais la une d'un organe de la presse écrite. L'organe a présenté côte à côte l'appel au dialogue du Président Laurent GBAGBO et l'appel à la force armée d'un représentant du Président du R.D.R. En réfléchissant sur ces deux appels, Dieu m'a dit : « Tu vois, M. OUATTARA est tombé sous le coup du jugement de Salomon. Il en sera de son sort comme il en a été de celui de la fausse mère de l'enfant qui devait être découpé. De même qu'elle a perdu son procès, de même M. OUATTARA perdra le procès en cours en Côte d'Ivoire.»

Le Seigneur faisait ainsi comprendre au Juge que je suis que le Président GBAGBO et M. OUATTARA sont en fait en procès. Mais devant quelle juridiction, lorsqu'on sait que la seule juridiction compétente a déjà vidé sa saisine ? Celle de la communauté internationale ? Le Seigneur m'a rappelé que la communauté internationale n'a pas d'existence juridique, elle ne saurait être une juridiction. Est-ce la juridiction de ces hommes et autres structures internationales qui se penchent en ce moment sur le dossier ivoirien ? Le Seigneur a encore répondu par la négative, ces hommes et ces structures n'étant que des acteurs accessoires du processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire. Il a ajouté que le dossier ivoirien est désormais entre ses mains, lui le Juge Suprême, acteur principal de ce  processus.

Le Seigneur a précisé qu'il va appliquer la solution qu'il a jadis inspirée au Roi Salomon.

Il va d'abord permettre au Président GBAGBO de continuer à agir comme la vraie mère de l'enfant. Pendant ce temps, il va davantage pousser M. OUATTARA dans la logique de la fausse mère de l'enfant. Avec le temps dont il est le seul maître, l'on découvrira, à l'œil nu, auquel  des deux il a donné le pouvoir de présider aux destinées de la Côte d'Ivoire, à travers les suffrages régulièrement exprimés, le 28 novembre dernier. Après que le monde entier aura clairement découvert le vrai Président et le faux Président, Dieu permettra que le vrai s'impose et que le faux disparaisse. Le premier débarrassé du second, par la grâce de Dieu, pourra tranquillement gouverner la Côte d'Ivoire, dans le temps qui lui est limitativement imparti.

Nous n'y arriverons pas sans adversité. Car, comme dans le jugement de Salomon, aussi longtemps que Dieu n'aura pas exécuté sa décision, le faux Président poursuivra ses manœuvres. C'est ce que faisait la fausse mère. Elle a continué à réclamer tantôt la maternité de l'enfant, tantôt la mort de ce dernier. De même qu'elle faisait pression sur la vraie mère, de même nous subirons la pression du faux Président qui bénéficie de grands soutiens ici et ailleurs.

Cependant, en comptant sur Dieu, nous pouvons résister à cette pression, jusqu'au temps de notre délivrance (cf. 1Pierre 5 : 8-10). Etant donné que ce temps peut être long, nous pouvons demander à Dieu de l'abréger (cf. Matthieu 24 :22). Nous devons en outre rester à l'écoute de Dieu. Il a souvent des instructions à nous donner pour nous encourager et nous fortifier, afin que nous puissions tenir et agir comme il faut, comme il veut, dans l'attente de notre délivrance et de notre victoire finale.

Récemment, au cours d'un moment de prière et de méditation de la Parole de Dieu, j'ai  clairement reçu de lui qu'en réponse à nos prières, il va changer la situation en notre faveur, par la puissance du Saint-Esprit. Par conséquent, il nous demande de ne pas nous laisser effrayer par nos adversaires. Selon le Seigneur, ils feront tout ce qu'ils veulent et tout ce qu'ils peuvent, pour saper notre morale et pour nous angoisser, dans l'intervalle de temps qui précède notre délivrance. Nous n'avons pas à craindre car, tout ce qu'ils feront est la preuve qu'ils ont échoué.

Dieu met toujours une faille dans leur système pour nous donner une lueur d'espoir, en attendant la victoire finale. Il suffit d'observer l'actualité depuis la fin du scrutin du second tour, jusqu'à maintenant, pour s'en convaincre. Avec le temps qui s'écoule, Dieu fait tomber les masques, il met à nu tout ce qui était caché, il fait éclater la vérité, il suscite de grands soutiens pour nous. En Côte d'Ivoire, en Afrique et dans le monde entier, notre voix porte de plus en plus et on commence par nous écouter.

Nous devons donc garder espoir. Ceux qui contestent notre leadership à la tête de notre pays sont sous le coup du jugement de Salomon. Lorsque Dieu va appliquer cette jurisprudence dans la résolution de la crise actuelle, ce sera pour confirmer et consolider ce leadership. Croyons en cette perspective et avançons, dans la prière et dans l'action, selon que Dieu nous disposera.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE,

AINSI QUE TOUS SES HABITANTS

JE VOUS REMERCIE.


VOTRE SERVITEUR

Sébastien ZAHIRI ZIKI

07 567 961 zahiriziki@yahoo.fr

CRISE ELECTORALE IVOIRIENNE: PLAIDOYER POUR LA SOLUTION JURIDIQUE

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN.JPG

INTRODUCTION

La Côte d'Ivoire est encore en crise, malgré la tenue de l'élection présidentielle censée nous sortir définitivement de cette crise armée déclenchée dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002.  Une autre crise armée ? Y répondre par l'affirmative serait comme si on considérait que la première avait cessé. Ce qui n'est pas le cas, dès lors que nos frères rebelles ont toujours refusé de désarmer, avant l'organisation des élections générales. Ainsi, la crise armée initiale demeure, aussi longtemps que ces auteurs n'auront pas déposées les armes prises. On peut donc dire que c'est cette crise armée qui se poursuit, aujourd'hui.

Elle prend seulement une nouvelle tournure, avec une ampleur tout aussi nouvelle. Ceux qui l'avaient commanditée et qui la soutenaient dans l'ombre, œuvrent désormais à visage découvert, aux côtés de leurs poulains. Nous pouvons nous rendre compte que depuis le 19 septembre 2002, rien n'a véritablement changé, si ce n'est la tactique. Celle-ci est le fruit d'une stratégie ficelée avec ingéniosité, par ceux qui nous font la guerre.

Cependant, lorsque nous nous rappelons que derrière tout ce qui nous arrive, il y a toujours la main de notre Dieu, le Tout-puissant, nous pouvons voir les choses autrement. C'est Dieu qui est en train de faire tomber les masques que portaient ceux qui faussement, nous faisaient croire, pour les uns, qu'ils n'étaient rien dans la survenance de cette crise et, pour les autres, qu'ils étaient simplement ici, pour nous accompagner dans sa résolution.

Avec les masques qui tombent, c'est la vérité qui éclate de jour en jour, là où le mensonge s'installait pour toujours !

Avec les masquent qui tombent, c'est le temps de notre délivrance qui s'annonce à l'horizon, pour que sonne le glas de la rébellion !

Le prétexte des manœuvres en cours, mobile de la nouvelle tournure de la crise armée en Côte d'Ivoire, n'est autre que le résultat définitif de l'élection présidentielle proclamé par le Conseil Constitutionnel. La haute juridiction compétente a proclamé vainqueur, le candidat sortant, SEM. Laurent GBAGBO. C'était après avoir examiné les seules réclamations présentées par lui. A sa suite et contre toute attente, le Certificateur a annoncé qu'il ne reconnaît pas ce résultat mais le résultat provisoire que la CEI aurait donné en faveur du candidat OUATTARA. Pourtant, la CEI n'a jamais proclamé de résultat provisoire. C'est plutôt le Président de cette structure qui a proclamé ce qui lui semblait être le résultat provisoire, mais dans des conditions manifestement illégales : hors délai - dans un hôtel servant de quartier général au candidat OUATTARA - en l'absence du représentant du candidat Laurent GBAGBO et des membres de la commission centrale - sans avoir été validé par ces derniers, conformément au mode opératoire en vigueur.

En certifiant le résultat donné dans de telles conditions, le Certificateur du processus électoral s'est manifestement détourné de sa mission. Celle-ci consistait pour lui, à authentifier ce processus en disant si chacune de ses deux dernières étapes (proclamation des résultats provisoires par la CEI et proclamation du résultat définitif par le Conseil Constitutionnel) s'est déroulée comme prévue par la législation en vigueur. Le Certificateur n'étant autre que le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, sa position est partagée et soutenue par ses mandants, au mépris des principes et règles en vigueur. Ils brandissent même leurs armes lourdes contre la solution juridique défendue par les autorités ivoiriennes. Ils poursuivent ainsi la crise armée en cours dans notre pays. C'est pourquoi je parle à la fois de crise armée (usage ou menaces d'usage des armes à feu) et de crise électorale (née des résultats du scrutin électoral).

Dans une précédente contribution au débat, j'ai présenté et examiné le droit applicable en la matière. Je considère que la meilleure voie pour sortir de cette crise est le recours au droit en vigueur. Je sais néanmoins que des solutions contraires au droit sont annoncées ou proposées par des voix qui ne sont pas des moindres. Le débat étant encore ouvert, aucune solution n'ayant été imposée définitivement, je voudrais poursuivre ma contribution à la solution de cette crise, à travers ce plaidoyer en faveur de la solution juridique, c'est-à-dire la solution qui est conforme au droit, à la loi.

Pour le succès de ce plaidoyer, je m'emploierai à examiner, d'une part, les mérites de la solution juridique (1) et, d'autre part, les limites des solutions non juridiques (2).

1. LES MERITES DE LA SOLUTION JURIDIQUE

Malgré la célèbre formule latine, ubi societas, ibi jus, l'on a considéré que les sociétés africaines actuelles étaient peu soucieuses du droit parce que leurs ancêtres, les sociétés africaines précoloniales auraient fonctionné sans droit. Certes d'éminents historiens ont démenti cette thèse aux mobiles racistes. Cependant, nos ex-colons et leurs descendants continuent de croire que le droit est un luxe pour nous. Ainsi, lorsqu'un problème, d'une ampleur comme la crise ivoirienne, se pose, la tendance est de trouver des arrangements politiques, au mépris des règles de droit déjà prévues pour régler ce genre de problème. On se détourne ainsi de la solution juridique qui n'est pourtant pas sans intérêt. Elle a des mérites dont je voudrais ici, examiner les trois principaux. Ce sont :

-          La consolidation de la démocratie par la force du droit (1.1),

-          La construction de l'unité nationale sur le socle du droit (1.2),

-          Le retour définitif à une paix durable en Côte d'Ivoire (1.3).

1.1. La consolidation de la démocratie par la force du droit

Il est généralement admis que force reste au droit, comme pour soutenir que le droit a en lui ou à sa disposition la force qui lui permettra d'inspirer respect et de s'imposer. Cette force du droit peut être mise à la disposition de la démocratie, afin de la consolider et de la promouvoir.

La démocratie est définie étymologiquement comme le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Toutefois, le peuple ne pouvant pas directement exercer le pouvoir, dans son ensemble, il le fait par le biais de ses représentants, choisis en son sein. Le choix de ceux-ci obéit à des règles de droit préalablement déterminés. Il en va de même de l'exercice du pouvoir par le peuple et au sein du peuple, notamment des rapports entre gouvernants et gouvernés. Par exemple, dans un régime démocratique, les citoyens (gouvernés) possèdent à l'égard du pouvoir (gouvernant) un droit de participation (vote) et un droit de contestation (liberté d'opposition). L'exercice de ces droits contribue à l'expression de la démocratie.

Pour nos pays qui ont vécu sous le régime du parti unique, plusieurs décennies durant, l'ouverture au multipartisme a été  un pas important dans la voie de la démocratie. Mais le multipartisme en lui seul ne suffisant pas, d'autres mécanismes interviennent dans la réalisation et la consolidation de cette démocratie. Il s'agit en l'occurrence de l'élaboration et de l'observation de règles de droit au sein de l'Etat, par toutes ses composantes publiques comme privées.

Le droit est défini au sens large, comme l'ensemble des règles qui régissent la vie en société. Dans les sociétés modernes, il s'agit de règles élaborées suivant un processus qui emporte l'adhésion de la majorité des citoyens, en préservant les droits de la minorité. La promotion de l'Etat de droit ou du droit dans l'Etat est un moyen efficace pour l'émergence de sociétés démocratiques. Pour certains, le droit peut paraître répugnant parce que contraignant. Toutefois, cela ne saurait être un obstacle à y recourir, dans nos rapports les uns avec les autres y compris dans nos rapports avec l'Etat et ses représentants. On évitera ainsi de tomber dans l'anarchie ou l'arbitraire ; ce qui favoriserait la dictature d'un seul individu ou d'un groupe d'individus sur la société toute entière.

Le droit n'est pas immuable. Il peut changer au gré des intérêts du peuple qui l'a élaboré. Au gré de l'intérêt général. Mais, tant qu'il n'a pas encore changé, il s'impose et chaque citoyen doit y obéir. Lorsqu'on doit le changer, on doit y aller en se soumettant à la volonté du peuple, de la majorité du peuple. Celle-ci s'exprime suivant les règles de procédure prévues à cet effet. Il en est ainsi de l'ordonnancement juridique en Côte d'Ivoire. Nos règles ont l'avantage de ne pas déroger à ce qui se passe ailleurs, notamment en droit français dont nous nous sommes inspirés.

Il résulte de ce qui précède que dans la résolution de la crise ivoirienne, à ses débuts comme à l'étape actuelle, la priorité devrait être donnée au droit en vigueur.  Ce droit a prévu tous les mécanismes de règlement d'un tel conflit. Le fonctionnement normal de nos institutions et de la société ivoirienne, en général, repose sur des règles de droit préétablies, car nous sommes dans un Etat de droit. Lorsque survient une crise au sein de notre société, on devrait donc interroger le droit en vigueur et s'y conformer, sans arrière pensée.

Pour la présente étape de la crise ivoirienne, le droit nous donne une voie de sortie à travers l'article 98 de la Constitution ivoirienne qui dispose : « Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux Pouvoirs Publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale. » En s'y conformant, on respecte la volonté du peuple qui y est clairement exprimée, en même temps qu'on contribue à l'expression et à la consolidation de la démocratie par le droit. On devrait donc s'y conformer pour ne pas affaiblir le droit, au risque d'affaiblir la société et de la rendre instable.

On peut avoir des opinions différentes sur tel ou tel aspect des règles de droit en vigueur. Cela est tout à fait normal, chaque être humain étant doté d'un libre arbitre. Ce libre arbitre est le fondement de la liberté d'expression, laquelle constitue un droit inaliénable pour chaque individu. Cependant, la vie en société a ses exigences et contraintes qui freinent notre liberté là où commence celle des autres. Le tout est régi par le droit, en vue d'harmoniser la vie en société, en préservant à la fois l'intérêt général et les intérêts particuliers. C'est pourquoi, force doit rester au droit. Cette force du droit contribuera ainsi à la consolidation de la démocratie au sein de la société.

1.2. La construction de l'unité nationale sur le socle du droit

Si la société ivoirienne a besoin de démocratie pour se moderniser, elle a aussi besoin d'unité pour former une grande nation, une nation développée. L'adage ne dit-il pas que l'union fait la force ? La force pour propulser le développement ! Le besoin d'unité nationale est d'autant plus pressant et prioritaire que nous venons de tribus ou ethnies aux pratiques parfois divergentes. Les luttes anticoloniales n'ont pas permis l'émergence d'une véritable nation. Nous avons donc hérité de la colonisation un Etat plutôt qu'une nation. La nation restant à construire, l'Etat constituait le creuset de base pour sa construction.

Les pères des indépendances ont  perçu très tôt la nécessité de la construction de l'unité nationale. Ils ont travaillé à cela en utilisant divers autres moyens au nombre desquels le monopartisme ou le parti unique. En Côte d'Ivoire, sans que le parti unique ait été expressément prévu par la Constitution, il a fonctionné comme un Parti-Etat, tant sa confusion avec l'Etat était manifeste dans la pratique et dans la vie de notre jeune nation. On a alors parlé de parti unique de fait, car la Constitution prévoyait bien le multipartisme. Le fait ayant pris le dessus sur le droit, pour construire l'unité nationale, les pères fondateurs ont imposé le parti unique, refusant tout recours au multipartisme. On a prétexté d'un consensus favorable à cette situation.

A l'heure du bilan, peut-on dire que cette option a été satisfaisante ? La primauté du fait sur le droit a-t-elle permis de  réaliser le résultat escompté ? Au regard de ce qu'il nous a été donné de voir depuis la rupture du consensus le 30 avril 1990, on peut répondre par la négative. Il y a d'abord eu la Charte du Nord qui a commencé à circuler du vivant du garant de l'unité nationale, le Président HOUPHOUET-BOIGNY. Il y a ensuite eu la rébellion armée qui a entraîné la partition du pays en deux, sans toutefois franchir la ligne rouge de la sécession.

Même si la construction de l'unité nationale est une œuvre de longue haleine, l'option de la construire en privilégiant le fait par rapport au droit a montré ses limites. Il faut donc poursuivre cette œuvre en inversant l'ordre des choses : privilégier le droit sur le fait. Le bon fonctionnement d'une société reposant d'abord sur des règles de droit, il faut donner la primauté au droit, dans la construction de l'unité nationale. Il en va d'autant plus ainsi que la nation n'est pas seulement un concept sociologique, mais aussi un concept juridique.

Le droit peut valablement contribuer à la construction de l'unité nationale. L'élaboration du droit est certes l'œuvre de sources formelles, mais il y a d'abord les sources matérielles. Il s'agit de l'ensemble des circonstances et de situations factuelles. Lorsqu'on  les codifie, elles deviennent des règles de droit régissant la vie en société. Leur codification est le fruit d'un tri, d'une sélection parmi tant d'autres. Le mode de codification met en jeu des acteurs de diverses opinions et conditions sociales. Le peuple dans son ensemble y participe à travers le vote, pour faire valoir l'intérêt général. La règle de droit, fruit de cette œuvre collégiale, contribue ainsi  à la construction de l'unité nationale. De la sorte, le droit devient la référence ou la boussole pour toutes les composantes de la société,  de même que le socle de leur unité,  dans la diversité.

1.3. Le retour définitif à une paix durable en Côte d'Ivoire

Le troisième mérite de la solution juridique est de ramener définitivement et durablement la paix en Côte d'Ivoire. On définit généralement la paix comme l'absence de querelle ou de conflit entre des individus, au sein d'un Etat ou entre plusieurs Etats. La paix est ainsi définie par rapport au conflit. Lorsqu'il y a la paix, c'est qu'il n'y a pas de conflit et vice versa. Pour maintenir la paix ou pour la rétablir, on veille à éviter le conflit ou à y mettre fin, en le réglant.

Dans la situation de conflit armé que vit la Côte d'Ivoire depuis l'échec de la tentative de coup d'Etat transformé en rébellion, le retour de la paix passait donc par la fin de la rébellion. Si tout le monde en était d'accord, la question restait de savoir comment y parvenir ? La réponse qui a été apportée à cette question a été de discuter avec les rebelles. Les discussions ont pris toutes les formes possibles, dans le temps et dans l'espace, ici et ailleurs. Mais, à l'heure du bilan, le résultat est que tous les efforts et sacrifices consentis se sont avérés vains. Plutôt que de sortir de la crise, nous nous y sommes enfoncés, comme dans un gouffre. Nous nous sommes ainsi éloignés de la paix tant attendue et qui pointait à l'horizon. Tel est le sentiment qui anime plus d'un, au regard de la crise actuelle née du résultat définitif de l'élection présidentielle. Quelle que soit le dénouement de cette crise, on peut dire que les méthodes utilisées par les hommes n'ont pas conduit le pays à la paix, comme ils le voulaient.

Parlant de la paix selon Dieu, le Révérend Pasteur John MACARTHUR soutient : « La paix est beaucoup plus que l'absence de quelque chose. C'est la présence de la justice qui produit des relations justes. La paix, ce n'est pas simplement la fin de la guerre ; c'est l'établissement de la justice. » (cf. Les Béatitudes, secret du bonheur, Editions La Maison de la Bible, 2002, Collection Disciple, p. 165).

La justice est définie comme la vertu par laquelle on rend à chacun ce qui lui est dû. En cela, on peut aussi la définir comme étant le pouvoir de faire droit à quelqu'un. Dans cette optique, on parle du pouvoir judiciaire, c'est-à-dire le pouvoir de rendre la justice. Dans un Etat organisé sur le droit et autour du droit, ce pouvoir est exercé par des institutions habilitées. Ces institutions exercent la justice sur la base de règles de droit bien déterminées.

Il apparaît dans ces conditions que si la vraie paix consiste à établir la justice entre individus et au sein de la société, non seulement que cette justice est rendue par des institutions établies à cet effet, mais aussi elle est rendue en application du droit en vigueur. Le droit, par le biais de la justice, contribue ainsi au maintien et au rétablissement de la paix.

Avec le droit, point n'est besoin de rechercher indéfiniment le consensus entre les parties en conflit. Point n'est non plus besoin de chercher à les réconcilier de force, contre leur gré. Point n'est encore besoin de poursuivre sans cesse le dialogue. Ce dialogue se transformerait très rapidement en dialogue de sourds, pour se solder en un marché de dupes ! N'est-ce pas ce à quoi nous avons assisté dans le processus de règlement de la crise armée en Côte d'Ivoire ? Même l'APO, fruit du dialogue direct inter ivoiriens, objet de tous nos espoirs de sortie de crise par la voie pacifique, s'est avéré être un marché de dupes, un dialogue de sourds. Alors que nous avions conclu pour le désarmement des rebelles avant les élections, ils voyaient les choses autrement. Ils n'ont pas raté l'occasion que leur offrait l'élection présidentielle pour démontrer pourquoi ils voyaient le désarmement autrement que ce qu'en disait l'APO, reniant ainsi leur signature.

Fort heureusement, dans la crise post électorale actuelle, le droit se dresse encore pour montrer le chemin du retour définitif à une paix durable : la haute juridiction électorale ayant dit le droit, il faut s'en tenir à sa décision, pour sortir d'une décennie de crise armée. Nul n'est compétent pour remettre en cause cette décision. Tous doivent donc s'y plier, comme l'exige le droit en vigueur, la Constitution ivoirienne. Cette exigence constitutionnelle est la voie d'une paix définitive et durable.

La meilleure illustration de ce qui précède, c'est la situation que nous vivons depuis un mois dans le pays.  Les jours où nos adversaires  appellent les populations à se soulever contre la  décision de la juridiction électorale, la paix est troublée et les familles sont endeuillées, même si leur appel n'est pas suivi comme ils le souhaitaient. Par contre, les jours où leurs appels cessent de se faire entendre, les populations se remettent tous au travail en toute quiétude. Les embouteillages reprennent à Abidjan ! La moralité qu'on en tire, c'est que le respect du droit est une grande source de paix. Il faut donc respecter le droit en vigueur en Côte d'Ivoire, pour faire régner la paix dans ce pays.

En conséquence de tout ce qui précède, je peux dire qu'en faisant prévaloir la solution juridique, dans le règlement du conflit en cours, on fera d'une pierre plusieurs coups : en même temps qu'on règle définitivement la crise armée en Côte d'Ivoire, on contribue aussi à la consolidation de la démocratie, à la construction de l'unité nationale et au retour d'une paix durable dans ce pays. Ce sont là les grands mérites de la solution juridique, c'est-à-dire la solution qui est conforme au droit en vigueur. Il en va autrement lorsqu'on minimise cette solution et qu'on l'écarte, au profit de solutions non juridiques.

2. LES LIMITES DES SOLUTIONS NON JURIDIQUES

Comme leur nom l'indique, les solutions non juridiques sont les solutions qui ne privilégient pas le droit en vigueur. On y recourt ou on conseille d'y recourir, comme si le droit n'avait pas prévu de mécanisme de règlement des conflits. Pour la crise ivoirienne, en général, comme dans sa phase actuelle, en particulier, la loi a prévu toutes les voies de règlement. On devrait donc recourir au droit pour s'en sortir. Malheureusement, au lieu de cela, diverses solutions non juridiques sont proposées aux protagonistes de cette crise comme dans l'opinion publique. Au nombre de ces solutions, trois ont retenu mon attention. Il s'agit de :

-          L'installation amiable ou forcé de M. OUATTARA à la tête de notre pays.

-          Le partage du pouvoir entre le Président GBAGBO et M. OUATTARA.

-          La reprise du second tour de l'élection présidentielle.

Je voudrais examiner ces propositions en mettant en exergue leurs limites.

2.1. L'installation amiable ou forcée de M. OUATTARA à la tête du pays

L'installation de M. OUATTARA en qualité de Président de la République est la solution la plus en vue dans les propositions qui sont faites. Elle est soutenue par les institutions internationales et par plusieurs Chefs d'Etats en Afrique et hors d'Afrique. Ce soutien n'est pas seulement moral ou affectif. Il est aussi diplomatique, logistique, matériel, financier et même militaire. Leurs auteurs sont prêts à recourir à la force des armes pour faire de M. OUATTARA le Président de la République de Côte d'Ivoire. Ils avaient privilégié l'option militaire, avant de se raviser, au rythme de leurs rencontres avec le Président en exercice, SEM. Laurent GBAGBO.  Sans clairement abandonner cette voie guerrière et meurtrière, ils ont changé l'ordre de priorité, en mettant en avant la voie diplomatique qui est celle du dialogue et de la négociation.

Les soutiens de M. OUATTARA s'appuient exclusivement sur le rapport du Certificateur du processus électoral, M. CHOI, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Côte d'Ivoire. M. CHOI y déclare avoir certifié comme étant exacts et conformes aux faits, « les résultats provisoires proclamés par la CEI. » Il a expliqué qu'il a utilisé des méthodes scientifiques pour arriver à la conclusion que c'est M. OUATTARA qui a remporté le second tour de l'élection présidentielle dans notre pays.

Les partisans  et autres soutiens de M. OUATTARA déduisent du rapport de M. CHOI que le peuple de Côte d'Ivoire a porté son choix sur lui. Ils estiment donc qu'ils luttent pour le respect de la volonté du peuple ivoirien. Toutefois, l'examen du rapport de M. CHOI confronté à la réalité des faits permet de soutenir qu'il  ne traduit pas la volonté du peuple exprimé au cours du scrutin litigieux. J'en ai pour preuves les nombreuses failles de la certification. Ces failles portent sur un certain nombre de points parmi lesquels je retiendrai trois.

Le premier point c'est que M. CHOI parle de résultats provisoires qu'aurait donné la CEI. Pourtant, il sait bien que la CEI n'a pas pu donner les résultats provisoires. Cette structure avait trois jours à compter de la fin du scrutin pour le faire. Mais elle n'a pas pu le faire pour des raisons inavouées. Certes un jour avant l'expiration du délai de proclamation des résultats provisoires, il y a eu des incidents entre les commissaires centraux de la CEI. Cependant, au lendemain de cet incident et à une heure de l'expiration du délai, le Président de la CEI est apparu au petit écran pour annoncer que tout était rentré dans l'ordre au sein de la commission centrale. Il a ajouté que les commissaires centraux étaient à pied d'œuvre pour permettre à leur structure de proclamer les résultats provisoires dans le délai qui leur est imparti par le code électoral (article 59 nouveau).

C'est plus tard que le Président de la CEI a donné ce qu'il prétend être les résultats provisoires, dans les conditions irrégulières qu'on ne cessera pas de dénoncer :

-          Hors délai (trois jours ou 72 heures à compter de la fin du scrutin)

-          Dans un hôtel servant de quartier général de campagne au candidat OUATTARA

-          En l'absence des membres de la commission centrale

-          En l'absence du représentant du candidat GBAGBO

-          Sans que les résultats aient été validés par les commissaires centraux.

Le deuxième point c'est que dans son rapport, M. CHOI soutient que même en tenant compte de toutes les réclamations du Président GBAGBO, M. OUATTARA sort vainqueur du scrutin, sans en rapporter la preuve. Il s'est contenté d'annoncer le taux des suffrages recueillis par chaque candidat. Il n'a donné ni le nombre de voix obtenues par chacun, ni le nombre de voix écartées en vertu des réclamations du Président GBAGBO. Or sur ce point, le Conseil Constitutionnel a proclamé la victoire du Président GBAGBO en ne prenant en compte qu'une partie de ses réclamations. M. CHOI, le Certificateur, devrait donc étayer sa méthode par des preuves irréfutables, sans se contenter de simples déclarations. Même au cours de sa longue conférence de presse, il n'a osé donner le moindre chiffre. Comment peut-on croire à de telles allégations, lorsque le Certificateur occulte la substance des faits ? Le Conseil Constitutionnel ayant donné des chiffres, pour le contrarier valablement, M. CHOI aurait dû donner les chiffres sur lesquels il s'est basé pour faire son rapport.

Le troisième point qui découle du précédent c'est que M. OUATTARA et ses partisans  reprochent au Conseil Constitutionnel d'avoir invalidé les résultats de certains départements, alors que le Certificateur prétend que malgré cela M. OUATTARA sort vainqueur du scrutin. Est-ce pour eux une façon de remettre en cause cet aspect de la certification ? Si tel est le cas, que reste-t-il de la certification, lorsqu'on sait que, contrairement aux prétentions de M. CHOI, la CEI n'a pas donné de résultats provisoires ? On peut aisément déduire de toutes ces contradictions que le vainqueur du scrutin n'est pas celui qu'a désigné M. CHOI, mais le Président Laurent GBAGBO désigné par le Conseil Constitutionnel. On comprend dès lors pourquoi le Certificateur a occulté les chiffres sur la base desquels il a obtenu les taux des suffrages annoncés. On comprend également pourquoi M. OUATTARA refuse la proposition pertinente du Président GBAGBO de faire éclater la vérité, en recomptant les voix, à partir des bulletins de vote. Il s'oppose ainsi à la manifestation de la vérité.

C'est donc à juste titre que le Christ JESUS a déclaré : « Quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu. » (cf. Jean 3 :20-21). Si cette déclaration traduit l'expérience personnelle de son auteur, elle n'illustre pas moins la situation que vit la Côte d'Ivoire à travers le Président GBAGBO et M. OUATTARA.

Le premier agit selon la vérité et veut que la lumière soit faite sur le résultat du scrutin. Par contre, le second s'obstine à refuser que la vérité soit dite, préférant les ténèbres à la lumière, de peur que ces manœuvres frauduleuses ne soient dévoilées. Or le Christ a indiqué que celui qui est dans cette dernière situation tombe sous le coup du jugement divin (cf. Jean 3 :19). Ce jugement n'est autre qu'un jugement de condamnation sans recours, dès lors qu'il vient du Juge Suprême.

On peut dès lors se demander si tous ceux qui soutiennent encore M. OUATTARA peuvent accepter de l'imposer à la Côte d'Ivoire, sur la base du faux et du mensonge, en dehors de la vérité ? S'ils acceptent de le faire malgré tout bon sens, peuvent-ils réussir ? Je ne peux y croire car, le temps travaille à l'éclatement de la vérité. Plus le temps passe, plus le monde entier  découvre que la vérité n'est pas avec M. OUATTARA. Ainsi, en plus d'avoir le droit contre lui, on découvre que la vérité est contre lui. Il ne lutte plus contre le Président GBAGBO seul, mais aussi contre le droit et la vérité. Contre Dieu qui est droit et vérité ! Ceux qui continueront de l'aider dans une telle voie sans issue, tomberont aussi sous le coup du même jugement divin.

C'est pourquoi, ni à l'amiable, ni par la force, M. OUATTARA ne parviendra à occuper le fauteuil présidentiel. Il ne sera pas Président de la République de Côte d'Ivoire. Ce point de vue qui est loin d'être une vue de l'esprit est  confortée par la Parole de Dieu qui dit : « L'homme ne triomphera point par la force. » (cf. 1Samuel 2 :9). Or, il ne le cache plus, il compte sur la force des armes pour triompher, pour s'imposer à la Côte d'Ivoire. Oubliant que cette méthode a déjà  échoué, il ignore qu'elle échouera toujours, par la grâce de Dieu. Nous n'avons donc pas à craindre les menaces des armes à feu, quelque sophistiquées soient-elles et d'où qu'elles viennent.

2.2. Le partage du pouvoir entre le Président GBAGBO et M. OUATTARA

La solution tenant au partage du pouvoir entre le Président GBAGBO et M. OUATTARA n'a pas encore été sérieusement avancée. Elle est simplement envisagée par certains observateurs, à l'instar de ce qui a été retenu dans certains pays d'Afrique où des crises ont éclaté, à l'issue d'élections présidentielles. Deux principaux schémas sont proposés : la création d'un poste de Vice-Président de la République pour  l'un des antagonistes ou  la nomination de l'un d'eux au poste de Premier Ministre.

Dans les deux cas de figure, un obstacle majeur apparaît : il s'agit de savoir lequel des deux occupera le poste subalterne de Vice-Président ou de Premier Ministre ? Cet obstacle à lui seul suffit pour rejeter ladite solution. Ceux qui ont envisagé cette solution en sont conscients. Cependant, quelques-uns parmi eux soutiennent qu'étant donné que nous sommes en politique où tout est possible, une telle solution n'est pas à écarter du revers de la main.

Quand bien même cet obstacle était franchi, des obstacles spécifiques se dressent contre l'admission de chacun de ces deux postes, comme solution possible.

S'agissant du poste de Vice-Président, il se heurte contre la Constitution en vigueur.  Celle-ci ne prévoit pas de poste de Vice-Président. La création de ce poste nécessite une modification de la Constitution. Or les exigences en la matière sont si majeures que le recours à l'article 48 de la Constitution est inopérant. C'est pourquoi cette solution n'est pas sérieusement envisagée et ne saurait l'être, dans les conditions actuelles.

Pour ce qui est du Poste de Premier Ministre, il a l'avantage d'avoir été prévu par la Constitution. Cependant, l'expérience récente des huit dernières années n'autorise pas à y recourir, si on veut vraiment faire avancer le pays vers des lendemains meilleurs, pour le bien-être des populations. Avec cette solution, on n'échappera pas à des crises d'autorité au sommet de l'Etat. Ce qui exposera le pays à de grands risques de blocages institutionnels. Il en sera ainsi même si c'est pour une période de transition limitée que cette solution sera mise en œuvre.

Il faut ajouter par ailleurs, qu'au cours des dix dernières années, l'expérience des Gouvernements d'union a montré ses limites. Les Ivoiriens qui ont le sens de l'humour y ont vu des Gouvernements de crabes, de scorpions et de reptiles. C'est une raison supplémentaire pour que la solution du partage formel du pouvoir, entre les deux antagonistes, ne puisse pas prospérer.

2.3. La reprise du second tour de l'élection présidentielle

Certains observateurs ont proposé la reprise du second tour de la présidentielle. Sans que cette solution ne constitue véritablement une solution juridique, elle est défendue, en grande partie, par des arguments juridiques.

Les auteurs de cette solution se réfèrent à l'article 64 nouveau du code électoral qui dispose en son premier alinéa : « Dans le cas où le Conseil Constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. » Selon eux, lorsque le Conseil Constitutionnel est saisi pour prononcer le résultat définitif de l'élection, il a le choix entre seulement deux solutions : entériner les résultats provisoires proclamés par la CEI (article 63 nouveau) ou annuler tout le scrutin (article 64 nouveau).

Leur proposition serait dès lors un arrangement politique pour rectifier « l'erreur d'interprétation » qu'aurait commise la haute juridiction électorale. Cette proposition viserait en outre à rétablir la paix. Cette proposition appelle, de ma part, quelques observations.

D'abord elle tend à limiter les pouvoirs de l'organe de contrôle qu'est le Conseil Constitutionnel, au profit de l'organe contrôlé qu'est la CEI. On refuse ainsi au premier le pouvoir d'invalider des résultats sans remettre en cause l'ensemble du scrutin, alors que ce pouvoir est reconnu au second. On fait dire au texte ce qu'il ne dit pas.

Or à bien lire le texte, il parle d'une situation de troubles généralisés sur toute l'étendue du territoire national. C'est pourquoi le texte précise que les irrégularités constatées doivent être « de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble. » Il en va autrement lorsque les fraudes ou irrégularités dénoncées au Conseil Constitutionnel qui en a fait le constat sont ciblées ou isolées.

Par ailleurs, on peut reconnaître que, comme c'est souvent le cas des textes de lois, le texte litigieux peut faire l'objet d'interprétations divergentes et donner lieu à des controverses doctrinales. Or nous savons qu'en la matière, la doctrine n'est pas source de droit et ne fait pas autorité. Dans ces conditions, la seule interprétation à laquelle l'on doit s'en tenir, c'est celle de la juridiction suprême compétente en la matière : le Conseil Constitutionnel. Seule sa décision fait autorité et s'impose comme telle.

En respectant la décision du Conseil Constitutionnel, c'est la volonté souveraine du peuple de Côte d'Ivoire qu'on a respecté. Car c'est ce peuple qui, à travers la Constitution, a investi le Conseil Constitutionnel de l'autorité de dire le droit, en pareille situation. Aucune autre personne physique ou morale n'a été investie d'un tel pouvoir. Le peuple souverain de Côte d'Ivoire ayant parlé à travers le Conseil Constitutionnel, aucune personne n'est habilitée à remettre en cause sa décision, d'une manière ou d'une autre. Tel est le sens de l'article 98 de la Constitution qui dispose clairement : « Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux Pouvoirs Publics, à toute Autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale. »

On ne peut donc pas proposer la reprise de l'élection présidentielle sans frustrer le peuple dont la volonté a été exprimée par l'institution qu'elle a investie à cet effet, le Conseil Constitutionnel.  C'est cette volonté qui fait de SEM. Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d'Ivoire. La volonté du peuple exprimée directement par le vote, a été traduite par la décision du Conseil Constitutionnel, conformément aux normes en vigueur. Si cette institution a trahi sa mission, le peuple de Côte d'Ivoire est suffisamment mûr pour se faire entendre. Il en a fait la preuve, à maintes reprises, ces dix dernières années, en se soulevant contre les impostures dont elle a été victime. L'histoire est récente et connue de tous !  Point n'est besoin de rappeler les évènements d'octobre 2000,  de janvier 2003, de novembre 2004, de janvier 2006, etc.

On ne peut pas non plus proposer la reprise de la présidentielle au nom de la paix lorsqu'on sait qu'il suffit de s'incliner face à la volonté du peuple exprimée par le Conseil Constitutionnel pour que la paix règne dans notre pays. La vraie paix c'est celle qui se construit sur le droit, par la justice et dans la vérité. On ne peut donc pas s'attendre à la paix lorsqu'on foule au pied le droit, lorsqu'on prône l'injustice et lorsqu'on refuse que la vérité éclate.


CONCLUSION

Au regard de tout ce qui précède, force est de reconnaître que la vraie solution à cette crise est dans le droit, le droit en vigueur en Côte d'Ivoire appelé aussi droit positif. Nous avons ainsi à notre disposition les moyens pour régler nos conflits. Ce sont la Constitution et le code électorale que nous avons plébiscités lors du référendum de juillet 2000.  Peut-être qu'ils changeront un jour, puisqu'aucune règle de droit n'est immuable de nos jours. Nous ne sommes plus au temps des Lois des Mèdes et des Perses réputées irrévocables dans la Bible (cf. Daniel 6 :9).

Il faut donc accepter et s'approprier  la solution juridique, celle dite par la plus haute juridiction compétente en matière électorale. Nous devons le faire, eu égard à ses mérites dont j'ai relevé les principaux. Nous devons aussi le faire, compte tenu des limites des solutions non conformes au droit en vigueur. La survenance de la présente crise qui consacre l'échec de la prédominance des solutions non conformes au droit applicable, dans le processus de règlement de la crise armée initiale, illustre l'inefficacité de telles solutions. Autant elles s'écartent du droit en vigueur, autant elles éloignent la paix de notre pays.

Il faut recourir avec courage et sans faux-fuyant à la solution juridique. Elle seule épargnera à notre pays de nouveaux dégâts matériels et de nombreuses pertes en vies humaines. Elle seule neutralisera les menaces de toutes sortes qu'on fait planer sur notre pays et ses dirigeants légitimes.

Il faut alors se battre pour la prédominance de la solution juridique au cours des négociations qui ont lieu en ce moment. Il ne s'agit pas d'une bataille avec des armes physiques et par des actes de violences. Dieu les a en horreur ! Il s'agit d'abord de la bataille spirituelle qu'on livre auprès de Dieu, avec les armes spirituelles dont la prière en première ligne (cf. 1Timothée 2 :1-3). Elle est plus puissante et plus efficace qu'une arme quelconque qui peut se nommer sur terre. Il s'agit ensuite de la bataille psychologique de communication, pour sensibiliser l'opinion publique nationale et internationale sur les vertus de la solution juridique. Cette solution étant connue à travers la décision du Conseil Constitutionnel, il s'agira aussi de communiquer sur le sens de cette solution.

La cause défendue étant juste, son succès est garanti. Nous avons des raisons d'espérer que la solution juridique finira par s'imposer. Si les hommes refusent de s'y soumettre, Dieu veille au grain pour la leur imposer. Car, hier comme aujourd'hui, nous dit la Bible, c'est Dieu le  Très Haut « qui domine sur le règne des hommes et qui le donne à qui il lui plaît. » (cf. Daniel 4 :17). Les deux principaux protagonistes le savent. Et, au regard de ce qui précède, le choix de Dieu est connu. C'est ce choix qu'il va bientôt imposer, à travers le droit, après nous avoir suffisamment fait voir tout ce qui se tramait dans les ténèbres, depuis au moins dix ans.


« Que votre cœur ne se trouble point, croyez en Dieu et croyez en moi »,

Nous dit notre Seigneur Jésus-Christ, selon Jean 14 :1.


Et à moi d'ajouter :

QUE DIEU VOUS BENISSE,

QU'IL BENISSE LA COTE D'IVOIRE,

AINSI QUE TOUS SES HABITANTS

JE VOUS REMERCIE.


 

VOTRE SERVITEUR

Sébastien ZAHIRI ZIKI

07 567 961 zahiriziki@yahoo.fr

jeudi, 10 février 2011

CRISE EN COTE D'IVOIRE: LE RAPPORT QUE CACHE LE COREEN YOUNG JIN CHOI

CHOI ET ADO.jpg

L'information émane d'une source proche de l'ONUCI. Un rapport produit par les observateurs dépêchés par l'ONUCI dans le nord de la Côte d'Ivoire lors du second tour de l'élection présidentielle tenu le dimanche 28 novembre 2010 n'a pas été porté à la connaissance de la communauté nationale et internationale par Young J. Choi dans son bilan de certification du scrutin. Et pour cause, ce rapport est accablant, a-t-on appris, pour Alassane Dramane Ouattara et la rébellion armée agissant pour lui. Bourrage des urnes, violence sur les électeurs soupçonnés de supporter Laurent Gbagbo, viol de femmes, violence sur les observateurs nationaux et internationaux dont ceux de l'ONUCI, de l'Union européenne (UE) et de l'Union africaine (UA), graves irrégularités, etc., ce rapport serait un véritable brûlot contre les exactions et autres actes anti-démocratiques survenus en zones CNO (centre, nord et ouest) occupées par la rébellion armée.

Ce rapport, qui fait clairement mention du «tonnerre de violence» que les rebelles ont fait abattre sur les représentants du candidat Laurent Gbagbo dans les bureaux de vote (certains ont dû fuir pour sauver leur vie), n'épargne pas les observateurs internationaux. Dont il révèle les déboires dans les localités de Bouaké, Korhogo, etc. Au dire de nos sources, ce rapport qui existe bel et bien n'a jamais été rendu public par Young J. Choi, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire. Choi a visiblement caché ce rapport accablant pour rédiger un compte-rendu personnel sur le second tour de l'élection présidentielle. Dans ce compte-rendu qu'il a remis à l'ONU, Choi ne mentionne pas les violences dans les zones sous occupation des rebelles. Il qualifie les actes de violence de minime.

Toujours selon les sources proches de l'ONUCI, Abou Moussa, adjoint de Young J. Choi, n'aurait pas apprécié que le rapport sur la réalité du scrutin du 28 novembre ait été totalement ignoré dans le compte-rendu de l'ONUCI à l'ONU. Sur cette question, des divergences l'opposeraient à Choi.


Source: IVOIREVOX.COM

vendredi, 07 janvier 2011

CRISE IVOIRIENNE - GROS MALAISE A L'ONUCI : LES MILITAIRES GROGNENT CONTRE CHOÏ



ONUCI. PHOTO RECIPIENDAIRES.jpg

Ça ne va plus à l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI). Les fonctionnaires, notamment les militaires qui y travaillent sous la responsabilité du Sud-Coréen Choï, ne se sentent plus du tout à l'aise. Ils dénoncent l'entêtement de leur patron et ses choix multiples qui créent un certain désarroi en leur sein. Sur le plan militaire, les collaborateurs de Choï qui ne cachent plus leur colère, ont le net sentiment de n'être plus dans le mandat qui les a envoyés en Côte d'Ivoire pour instaurer et accompagner la paix. Depuis la fin des opérations de vote et la posture qu'a prise leur premier responsable « en faisant de l'ONUCI, qui est venue faire la paix, un allié d'une opposition qui n'a pas de vision claire. Plus grave, les Forces nouvelles utilisent aujourd'hui tous les symboles de l'ONU pour combattre leurs frères d'armes. C'est unique au monde et nous ne comprenons pas cela », clame, dépité, un jeune soldat de l'ONUCI. « Mais, s'empresse-t-il d'ajouter, tout le monde n'est pas Choï et tout le monde ne pense pas comme Choï. Nous sommes des humains. Nous avons fait les bancs et nous réfléchissons. Tous les jours, nous sommes interpellés (en tout cas certains d'entre nous) par des amis, des parents lointains qui habitent ici et qui pensent que nous voulons les tuer».

Selon le militaire onusien, la réponse qu'ils donnent à tous ceux qui les interpellent, c'est d'écrire à leurs pays respectifs pour dénoncer ce qu'ils voient et attirer ainsi l'attention de leurs présidents de la République. A l'ONUCI, la déchirure est si profonde aujourd'hui que tous ceux qui estiment qu'il faut revenir au plus vite à la mission initiale de l'ONUCI, qu'ils soient administratifs ou militaires, sont automatiquement écartés. Il en est ainsi de ceux qui ont voulu parler du rapport des observateurs de l'Union Africaine dont des membres ont été séquestrés à Korhogo, libérés et exfiltrés de la ville par les militaires de l'ONUCI présents le jour du vote dans la ville. « Choï ne voulait pas en entendre parler. Il a banalisé le rapport et l'a jeté loin de lui. Pour lui, ce sont des conneries », raconte amer, un fonctionnaire.

ONUCI. POLICIERS.jpg

Un autre militaire raconte aussi qu'on les envoie à la rencontre de certaines communautés ivoiriennes pour leur dire : « Soulevez-vous, soulevez-vous ! ». Seulement, quand ils y vont, ils trouvent sur place des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations. De sorte qu'il leur est difficile voire impossible d'accomplir la tâche. Evidemment, certains le font, mais pas tous. Aujourd'hui, il n'y a plus de doute dans l'esprit des collaborateurs de Choï qu'il fait du départ de Laurent Gbagbo du pouvoir son affaire personnelle. Au point où, s'insurge un fonctionnaire de l'ONUCI, les rumeurs de charnier que l'on entend ici et là sont mal gérées par leur patron. C'est d'ailleurs cette affaire de charnier qui a fait déborder le vase. C'est que les orientations que leur donne la hiérarchie vont dans un seul sens, alors que ces rumeurs proviennent de tous les camps. « Décidément, notre patron veut faire de la Côte d'Ivoire un Irak ou un Afghanistan où tout est sens dessus-dessous », râle le fonctionnaire.

Un militaire avec qui nous avons parlé au téléphone va plus loin dans la dénonciation de l'attitude du patron de l'ONUCI. « En faisant utiliser les symboles des Nations Unies aux militaires des Forces nouvelles, nous oublions qu'en Côte d'Ivoire, ils se connaissent. En plus, ils ont appris à se connaître davantage dans le CCI. Donc, les hommes du général Mangou savent si ce sont les FN que nous avons habillés en uniforme onusien ». Il prend un autre exemple : « Regardez la position dans laquelle nous sommes, aujourd'hui. C'est toujours les mêmes que nous sommes obligés de garder. Nous sommes face à face depuis quelque temps avec les FDS avec lesquelles nous avons travaillé en parfaite harmonie pendant longtemps. Et on n'a jamais été si proche de la paix. A cause des pressions qui s'exercent sur notre patron, nous avons pris un virage à 180°. Les gens nous voient tous les jours assis dans les camions, face-à-face, en train de patrouiller, mais on ne voit pas les choses de la même manière ».

CASQUES BLEUS ONUCI.jpg

Sur le plan de l'administration, les choses se passent aussi de la même manière. Depuis que les tensions sont devenues quelque peu vives, la discrimination qui fonde la philosophie du Sud-Coréen s'est accentuée. Seuls les expatriés bénéficient de faveurs. Les Africains et, surtout, les Ivoiriens sont mis à l'écart. Pour être bien vu, il faut afficher farouchement son anti-gbagboïsme. C'est, selon une source bien introduite, ce qui explique la posture de « radio mille collines » adoptée par ONUCI-FM, la radio des Nations Unies en Côte d'Ivoire qui lance journellement des messages de haine, de division, d'affrontements entre les Ivoiriens. Plus grave, sur instruction de Choï, la radio lance des appels à l'insurrection au sein de la population. Elle relaie même des propos irrévérencieux, des injures à l'endroit des autorités de ce pays. A l'ONUCI, il ne fait pas bon de parler de respect des lois ou du mandat qui l'a créée en Côte d'Ivoire. Il ne faut surtout pas se faire passer pour un défenseur de la légalité. Si vous faites l'erreur, au cours d'une réunion, pour dire que l'ONUCI n'a pas mandat de dire que tel ou tel a gagné l'élection présidentielle, vous êtes banni ou même excommunié du centre des opérations.

D'ailleurs, Choï ne reçoit plus ses instructions de l'ONU, mais bien de l'ambassadeur de France. Il a écarté plusieurs responsables pour ne gérer la crise qu'il a créée qu'avec la Licorne. La position de Choï dans la crise ivoirienne gêne beaucoup nombre de ses collaborateurs qu'il a obligés à se terrer parce qu'ils ont eu le malheur de demander la stricte application des termes du mandat qui fonde l'ONUCI. La grogne contre ses méthodes a commencé. Elle continuera certainement puisqu'on annonce même des démissions dans les jours et semaines à venir.

 

Source : www.camer.be

mercredi, 29 décembre 2010

RENCONTRE AVEC LES EMISSAIRES DE LA CEDEAO AU PALAIS : GBAGBO MARQUE DE BONS POINTS



CHEFS D'ETATS CEDEAO.jpg

In Le Nouveau Courrier N°165 du 29 Décembre 2010 par Benjamin Silué


Ernest Koroma, Yayi Boni et Pedro Pires ont rencontré, successivement, Young-Jin Choi de l'Opération des Nations en Côte d'Ivoire, le chef de l'Etat Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, hier.


L'occasion était donnée, hier, aux émissaires de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour donner les raisons de leur présence en terre ivoirienne, mais surtout de prêter une oreille attentive à leur hôte, Laurent Gbagbo qui les a reçus «en frère» à son palais, au Plateau.

Après avoir «menacé» le chef de l'Etat ivoirien d'un recours à la force, la Cedeao a donc décidé d'envoyer les présidents du Bénin, de la Sierra Leone et du Cap-Vert en Côte d'Ivoire comme émissaires chargés de remettre un ultimatum à Laurent Gbagbo. L'un des émissaires, membre de la délégation d'Abidjan, Pedro Pires du Cap Vert, connaissant certainement le dossier ivoirien, avait déjà écarté l'usage d'une «intervention militaire», et opté pour la négociation. Bien plus, le dialogue, comme l'a toujours préconisé le président Laurent Gbagbo. Ce qui sous-entend que chaque acteur aura à exposer ses griefs.

Hier, déjà, selon une source crédible, le chef de l'Etat ivoirien, durant plus de 2 heures d'horloge, a brandi les preuves qui le donnent gagnant de l'élection présidentielle, mais surtout qui le motivent à faire face à l'adversité de la communauté internationale cornaquée par Sarkozy, parrain de Ouattara. De la traque de ses représentants dans les bureaux de vote au nord par les pro-Ouattara, appuyés d'hommes armés de la rébellion des Forces nouvelles, aux fraudes massives, le chef de l'Etat ivoirien, proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel, seule institution habileté à le faire, n'a pas laissé ses hôtes sur leur faim. Les homologues de Laurent Gbagbo sont restés pantois, rapporte notre source. Démontrant que la distance et le lynchage médiatique, orienté, d'une partie de la presse occidentale, à l'agenda caché, a eu raison de personnes naïves. En témoigne les propos du président béninois Yayi Boni, qui a noté, au sortir de cette rencontre, que «les choses se sont bien déroulées». Le président Laurent Gbagbo, qui les a reçus avec les accolades, tout sourire, les a raccompagnés le visage très rayonnant. Pour qui connaît le chef de l'Etat ivoirien, les nuages se dissipent progressivement. Comme quoi, le mensonge court plus vite que la vérité qui finit par le rattraper.

Notre source indique que les présidents Sierra Léonais, Ernest Koroma, Béninois, Boni Yayi et le Capverdien Pedro Pires ont décidé de jouer la carte politique pour régler le différend né au lendemain du second tour du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire. A l'issue de la deuxième rencontre qui a eu lieu tard dans la nuit, le chef de l'Etat ivoirien a espéré recevoir ses homologues dans les prochains jours. Il reste à espérer que les énormes pressions qu'ils subissent de la part d'acteurs étrangers à l'Afrique n'auront pas raison de leur option pleine de sagesse.


Source: LE COURRIER D'ABIDJAN

samedi, 18 décembre 2010

ONUCI ET FORCE FRANÇAISE LICORNE EN COTE D'IVOIRE: FIN DE MANDAT

 

CHAR DE L'ONUCI.jpg

Le gouvernement ivoirien vient de le décider: le mandat de l'ONUCI et de la force française Licorne en Côte d'Ivoire est terminé. Au regard des derniers développement de l'actualité ivoirienne post-électorale, cette décision courageuse vient à point nommé. A quoi bon continuer à se mentir quand des forces belligérantes affublées de l'épithète "impartiales" vous poignardent dans le dos et se coalisent avec une rébellion armée pour renverser un régime démocratiquement élu?

Merci, Monsieur le Président, de réaffirmer ainsi la dignité des peuples africains et la souveraineté non-négociable de leurs pays.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

 

 

La dépêche de l'AFP : Gbagbo demande le départ de l'Onuci et de la force française


Laurent Gbagbo, l'un des deux présidents proclamés de Côte d'Ivoire, a demandé samedi le départ "immédiat" de la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci, et de la force militaire française Licorne, selon un communiqué de son gouvernement lu à la télévision d'Etat.

"Le président de la République de Côte d'Ivoire vient de demander le départ immédiat du territoire ivoirien de l'Onuci et des forces françaises qui la soutiennent", indique ce texte lu par la porte-parole du gouvernement Gbagbo, Jacqueline Lohouès Oble.

"Cela implique que le gouvernement ivoirien s'oppose d'ores et déjà au renouvellement de cette opération qui expire le (lundi) 20 décembre 2010", a-t-elle ajouté.

Selon ce communiqué, "le gouvernement ivoirien considère que l'Onuci a largement failli à sa mission en posant des actes qui ne sont pas conformes à son mandat" d'impartialité, l'accusant d'avoir soutenu les forces ex-rebelles alliées au rival de M. Gbagbo, Alassane Ouattara.

L'opération onusienne compte quelque 10.000 Casques bleus et la force Licorne de l'ex-puissance coloniale française environ 900 hommes.


Source : AFP

YOUNG JIN CHOI VALIDE UNE OPERATION D'EMBRASEMENT GENERAL DES FRONTS MILITAIRES ET UNE OFFENSIVE MEURTRIERE SUR ABIDJAN




YOUNG JIN CHOI.jpg

Déstabilisation du régime: La nouvelle stratégie d'attaque de la rébellion

In Le Nouveau Courrier N° 158 du 18 Décembre 2010 par Emmanuel Akani

Après l'échec de l'opération «Rti et Primature», la nébuleuse qui veut chasser le président Gbagbo du pouvoir s'apprête à mener des actions subversives plus sanglantes mais ciblées contre les institutions de la République. Décryptage.


Un calme plat a régné sur Abidjan et la plupart des villes de l'intérieur du pays, au deuxième jour de la tentative de coup d'État en cours, déguisée en ''marches pacifiques''. Mais tout n'est pas fini pour autant. Les principaux leaders de la rébellion, Alassane Ouattara et Soro Guillaume, préparent des tueries massives de personnalités et d'attaque des institutions de la République. Sous le sceau de l'anonymat, des agents de l'Onuci choqués par les prises de position de Young Jin Choi ont fait des révélations sur la nouvelle stratégie de la rébellion pour arracher le pouvoir à Gbagbo. Des caisses d'armes et de munitions sont entreposées depuis hier vendredi 17 décembre 2010 - avec le précieux concours de l'Onuci - dans les résidences des cadres du Rdr et du Pdci situées non loin des institutions de la République. Mais aussi des résidences des hautes personnalités administratives, politiques et militaires du pays. Sous le prétexte de sa mission de protection des populations, en l'occurrence des leaders de l'opposition politico-armée, la mission onusienne assure cette tâche avec une grande célérité, soulignent nos sources. Sur instruction de Choi, désormais acteur politique national, les résidences des fonctionnaires et des agents de l'Onuci actuellement en Côte d'Ivoire ou non, situées dans les périmètres visés, sont mises à contribution.

La stratégie consiste à lancer des attaques simultanées contre différentes institutions de la République, des personnalités qui les incarnent et leurs familles. Ainsi, comme ce fut le cas en 2002 où Boga Doudou a perdu la vie lors de l'attaque de son domicile, Paul Yao N'Dré, président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koulibaly (Assemblée nationale), Laurent Dona Fologo (Conseil économique et social) et autres présidents d'institutions sont dans le viseur de Ouattara et ses hommes. Tout comme les pontes du Front populaire ivoirien : Affi N'Guessan, Aboudramane Sangaré, etc.

Dans le plan d'attaque des FN validé par le représentant de Ban Ki-Moon en Côte d'Ivoire, l'embrasement des différents fronts militaires est prévu parallèlement à l'offensive à Abidjan qui sera menée par les éléments lourdement armés actuellement au Golf hôtel. Déjà au centre et à l'ouest, les signes de la reprise des hostilités sont perceptibles. Jeudi dernier, les rebelles ont en effet été mis en déroute à Tiébissou par les éléments des forces de défense et de sécurité après des combats intenses à l'arme lourde. Au grand dam de la France dont les journaux comme Le Figaro annonçaient avec empressement l'avancée des rebelles vers Yamoussoukro. Sur le front ouest, les hommes de Ouattara ont pris le contrôle de la ville de Bangolo, sous l'autorité du centre de commandement intégré depuis la suppression de la zone de confiance en 2007, après la signature de l'accord de Ouaga.

Conséquence : Duekoué bruit déjà de rumeurs incessantes d'attaques rebelles. Si les Français se gardent jusque là d'intervenir militairement à Abidjan, cela n'est pas le cas à l'intérieur du pays.


Source: LE NOUVEAU COURRIER