topblog Ivoire blogs

mardi, 19 octobre 2010

LES DONNEURS DE LEÇON A L'EPREUVE DE LA REALITE ET DE LA VERITE

 

NICOLAS SARKOZY GUIGNOL.jpg


Il y a de cela quelques années, la Côte d'Ivoire en pleine guerre était traitée de « xénophobe » et de « fasciste » parce qu'en démêlées avec les étrangers vivant sur son sol, dont certains ont été des acteurs de première ligne de la crise ivoirienne. Et ceux qui tenaient de tels propos contre notre pays, ce sont les ténors de l'exécutif français d'alors, parrainés par un déprimant Jacques CHIRAC. Appuyés en cela par des chefs d'états africains aux conceptions panafricanistes qui laissent à désirer.

Parmi ceux-ci, il faut citer le Président sénégalais, Abdoulaye WADE qui en son temps avait dit à peu près ceci : « A l'heure où je vous parle, des étrangers sont traités en Côte d'Ivoire comme dans aucun pays au monde ». Tout naturellement, sans tenir aucun compte du contexte et des circonstances particulières qui accablaient notre pays.

Comme DIEU sait bien faire les choses, voici aujourd'hui la France au pied du mur, avec la honteuse affaire de l'expulsion des Roms, citoyens itinérants roumains, vivant dans des camps précaires en Hexagone, vidés comme des malpropres. Une affaire qui lui a valu d'avoir échappé, aujourd'hui, à une procédure d'infraction contre les lois européennes en la matière.

Pour bien faire, l'Allemagne, à travers la Chancelière Angela MERKEL, se mêle à la danse et intime l'ordre à ses émigrés d'intégrer le modèle allemand ou « de débarrasser le plancher ». Voici l'Europe en train de reconsidérer ses premières convictions vis-à-vis des étrangers, droit qu'elle nous avait royalement dénié pendant la crise de 2002, nous qui comptons plus de 26% d'étrangers sur notre sol. Cas unique au monde.

Mieux, on n'entend curieusement plus le Président Abdoulaye WADE, qui aurait dû casser la baraque (tant il y a matière) et qui, du reste, se livre à des dérives népotistes sans nom dans son pays, œuvrant d'une façon scandaleuse à imposer son fils comme son successeur à la tête de l'état sénégalais. Vous l'avez devinez, on se croirait dans une monarchie.

Voici donc que les donneurs de leçons ne font guère mieux, à l'épreuve de la réalité et de la vérité ! Comme dit l'adage : « C'est au pied du mur qu'on voit le vrai maçon ». Et les donneurs de leçons ont échoué. Lamentablement. Nous osons espérer que prochainement, ils ne s'aviseront plus de ruer dans les brancards et s'empresser de charger la Côte d'Ivoire, et souhaitons qu'ils « tourneront sept fois la langue dans la bouche » avant de clouer quiconque au pilori. Au demeurant, nous sommes en pleine campagne électorale présidentielle. Nous les prions de se tenir bien à l'écart de notre chemin et de nous laisser assumer nos responsabilités face à l'histoire et face à la destinée de notre nation.

En attendant la proclamation des résultats du scrutin du 31 octobre en Côte d'Ivoire, nous souhaitons aux donneurs de leçons de sortir intacts de l'écheveau de la fronde sociale française contre la loi de retraite à 62 ans, qui paralyse en ce moment leur pays.

Que chacun s'occupe de ses oignons et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes !

 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 19 août 2010

LA NOTION DU TEMPS ET DU FUTUR AU SENEGAL ET EN AFRIQUE

 

HORLOGE.jpg

Le temps doit être perçu comme une denrée précieuse, une ressource, un moyen d'action, de production, de réalisation, au même titre que l'homme (la force physique, les aptitudes intellectuelles, mentales, morales), au même titre que l'argent et d'autres moyens matériels et immatériels. D'où les questions suivantes : Comment l'Africain conçoit‐il, comprend‐il, apprécie‐t‐il le temps ? Comment l'Africain utilise le temps, cette denrée quotidienne, précieuse, naturelle ? Quel est le rapport de l'Africain avec le temps ? D'aucuns disent que les réponses à ces trois questions fondamentales restent plutôt négatives pour l'Africain. Celui‐ci aurait une « mauvaise appréciation et une mauvaise utilisation du temps », ce qui aboutit naturellement à des « mauvais rapports» avec le temps. Qu'en pensez‐vous ?

*

La notion du temps et du futur au Sénégal et en Afrique


Si l'homme pouvait disposer d'une machine à remonter le temps, il n'aurait aucune difficulté à vaincre la mort... Malheureusement, le propre du temps, c'est son mouvement définitif vers l'avant : le temps passe toujours, il ne s'arrête point, il ne recule jamais. Au Sénégal et en Afrique noire, on ne semble pas avoir compris que si l'écoulement du temps est fatal en soi, la trajectoire du futur est parfaitement maîtrisable. Cheikh Yérim Seck constate que : «Ayant toujours du mal à entrer dans une culture de la production, l'Afrique n'attache aucune valeur au temps... Des comportements irrationnels, laxistes et amateurismes sont justifiés par une référence à ce qu'il est convenu d'appeler l'heure africaine. Ce qui doit être fait à 10 h en temps réel, va être fait à midi, heure africaine. En d'autres termes, les Africains ont choisi d'être les plus grands retardataires de l'humanité et de rester éternellement à la traîne ». La défunte compagnie Air Afrique avait fini par prendre l'éloquente appellation : «Air peut‐être»... Vieux Savané admet, malgré lui, qu'«une conception élastique du temps a forcément des conséquences sur le rendement ».

«Le refus de la tyrannie du temps» n'est peut‐être pas totalement blâmable. Anne Cécile Robert défend que «refuser la cadence ou la dictature du temps ne signifie pas refuser de travailler ou l'incapacité de travailler sérieusement ou avec dévouement. Cela signifie que l'acte de travail s'inscrit dans un rapport à la vie et à la sociabilité tout à fait différent ». Elle est donc loin de partager le constat paradoxal de Cheikh Yérim Seck, selon lequel «les Africains sont, sur la planète, les plus pauvres, les moins développés et plus réticents au travail ».

La postérité se prépare, l'avenir se construit, le futur s'invente. Le destin n'existe que lorsque toutes les voies de recours humainement possibles ont été épuisées ; le cas de force majeure ne peut être légitimement invoqué que lorsque l'événement incriminé est anormal, imprévisible, irrésistible et extérieur à la volonté de l'acteur. Le recours abusif à la sorcellerie et au fétichisme est un aveu d'impuissance face à la contingence présumée du futur. Il est révélateur d'une incapacité à mettre la raison et l'action au service d'un objectif rationnel et d'une tendance aléatoire et laxiste à obtenir un résultat voulu sans endurer les sacrifices correspondants.

La nonchalance de l'Africain face à l'épreuve et à l'urgence estelle une forme de résilience ou une marque de résignation ?

Le fatalisme suffit‐il à expliquer la léthargie de la culture africaine, «sa passivité, son manque d'ardeur à aller à la rencontre des autres cultures avant que ces dernières ne s'imposent à elle et ne l'écrasent, son incapacité, une fois le mal fait, à évoluer à leur contact, sans tomber dans un mimétisme abject ». Cette attitude irrationnelle de l'Africain face au temps et au futur mérite d'être diagnostiquée dans une optique curative.

De l'inertie et l'insouciance

La gestion optimale du temps, loin d'être une question de capacité ou de niveau d'instruction, relève d'abord de la culture individuelle et collective. Tout est lenteur en Afrique : la démarche, les salutations, la cuisson, le langage, etc. Et, l'on persiste dans l'inertie et l'insouciance «comme si l'espoir du bonheur à venir l'emportait sur les enseignements de l'histoire ». C'est cet espoir et cette attente pieuse de lendemains meilleurs qui poussent certains à faire un nombre élevé d'enfants, alors qu'ils n'ont même pas les moyens de se nourrir eux‐mêmes.

L'environnement et les conditions d'existence constituent aussi un facteur déterminant. La misère et la précarité réduisent les âmes à la recherche du minimum quotidien : il faut survivre aujourd'hui ; pour demain, on verra. La terrible pression des besoins vitaux finit d'ailleurs par grignoter la rationalité et imposer la formule : «Agir d'abord, réfléchir après». Dans ces conditions, la spéculation sur les futurs possibles s'égare dans les réalités de la débrouille quotidienne. Certains putschistes arrivent au pouvoir par l'épée, sachant parfaitement qu'ils risquent, eux aussi, de périr par l'épée. Mais, pour eux, la question de leur propre sécurité est une question future, l'essentiel est d'accéder aux délices du pouvoir dans l'immédiat, pour s'extirper d'une pauvreté acquise depuis la naissance.

Le dirigeant africain est très peu favorable à des investissements à long terme. Il préfère les actions tapageuses susceptibles de donner des fruits immédiats auxquels il va lui‐même goûter.

Au Sénégal, suite aux fortes pluies qui ont provoqué des inondations dans certains quartiers de la capitale notamment, on parle de report des élections législatives de 2006 pour le financement d'urgence des secours aux sinistrés. Les quantités de pluies recueillies sont certes inhabituelles, mais elles ne sont ni inédites, ni excessives outre mesure. Les causes véritables des inondations sont à rechercher dans la vétusté et la faiblesse des systèmes d'évacuation des eaux de pluie, l'imprévoyance des services chargés de l'assainissement, la construction de cités ou de bâtiments clandestins dans des zones de captage et d'accumulation d'eau, dans des bas‐fonds et des marigots temporairement asséchés. Ces causes sont sciemment ignorées au profit d'opérations ostentatoires de recasement. La prospective est donc sacrifiée sous l'égide d'options purement conjoncturelles. On reste confiné à l'immédiateté au lieu de s'ouvrir à une gestion anticipative et prévisionnelle. Qu'adviendra‐t‐il des élections combinées a venir, si de nouvelles inondations arrivaient en ce moment ?...

Dans le cas sinistre du bateau Le Joola, la déroute des services responsables à l'annonce de la catastrophe montre bien qu'aucun plan d'urgence véritable n'avait été conçu par anticipation, alors que le bateau, régulièrement surchargé et manifestement déséquilibré, portait, depuis sa mise en circulation, les germes du drame. En Gambie, pays au large duquel le bateau a chaviré, avec des corps retrouvés çà et là sur la plage, le ferry continue à faire la navette sur le Fleuve, sans distribution de gilets de sauvetage aux passagers...

Le Sénégal est l'un des pays d'Afrique les plus prolixes en matière de planification. La plupart des secteurs de la vie économique et sociale (santé, population, éducation, environnement, jeunesse, etc.) ont fait l'objet de documents de planification et de stratégie. Mais, peu d'efforts sont consentis dans la mise en oeuvre et le suivi de ces plans. Les séminaires d'évaluation et de capitalisation dans ce domaine sont généralement taillés sur la mesure d'un projet vorace de détournement d'une partie du budget affecté à l'organisation de la manifestation.

Il est évident que vouloir changer radicalement une attitude devenue habitude, un mode de vie devenu culturel, est une entreprise aussi prétentieuse que vaine. Mais, dans l'intérêt du rattrapage du retard économique et social de l'Afrique, le rapport de l'homme au temps ainsi que sa vision du futur gagneraient à s'insérer dans le cadre d'une culture du résultat efficient. Les défis urgents du développement doivent être relevés, avec diligence, afin que le capital temps épargné soit réinvesti dans d'autres combats. Les différents plans de développement pilotés par l'Etat devraient être conçus dans une mouvance réellement participative, afin que les populations bénéficiaires se les approprient et s'investissent activement dans leur mise en oeuvre. Les opérations d'exécution des contrats administratifs, des missions de service public, des plans de développement, des budgets régulièrement adoptés par l'autorité compétente, devraient être astreintes à des délais rigoureux sanctionnés par des pénalités de retard à l'encontre des responsables. Cela suppose que pour chaque tâche prévue, un responsable soit désigné avec précision et pertinence.

La gestion du temps n'est généralement enseignée que dans les écoles de management, comme si elle n'était qu'une exigence économique. La rationalisation du rapport de l'homme au temps est une condition du progrès. Elle intéresse donc tous les aspects de l'existence et mérite d'être érigée en préoccupation fondamentale dans les stratégies d'éducation populaire. Au vieux proverbe «Time is money», on pourrait ajouter «Time is life»...


Rosnert Ludovic Alissoutin

(in LE FILAMENT, N° 6 du 15 Juillet 2010)


S'abonner gratuitement au journal électronique libre et indépendant, LE FILAMENT:

Ecrire à sahirileandre@yahoo.fr

 

mardi, 13 juillet 2010

LE QUAI D'ORSAY EST UN MINISTERE SINISTRÉ

JEAN-CHRISTOPHE RUFIN 2.jpg

Jean-Christophe RUFIN au journal "Le Monde"

"Le Quai d'Orsay est un ministère sinistré"


L'écrivain Jean-Christophe RUFIN, que Nicolas SARKOZY avait nommé ambassadeur de France à Dakar (Sénégal) en août 2007, a quitté ses fonctions le 30 juin 2010 après que le président Abdoulaye WADE a demandé à la France son départ, et l'a obtenu. Quittant la diplomatie, il a retrouvé sa liberté de parole et s'exprime sur la politique africaine de la France.

Jean Christophe RUFIN : "Le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires"

Qui dirige aujourd'hui la politique africaine de la France ?

Ces dernières années, un mode de gouvernance particulier s'est construit : les affaires africaines les plus sensibles sont tranchées par Claude GUÉANT, qui est un préfet et n'a pas une connaissance particulière de l'Afrique. Dans ce domaine qu'il s'est réservé, le secrétaire général de la présidence agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement. Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur.

Que s'est-il passé depuis trois ans ?

Il s'est passé que Bernard KOUCHNER n'a pas souhaité ou pas pu s'imposer dans ce domaine et, plus généralement, en politique étrangère. Etant donné son parcours que nous admirons tous, il est difficile de comprendre comment il peut avaliser des décisions prises par d'autres sur des bases qui ne sont pas les siennes.

D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par-derrière et par d'autres. Bernard KOUCHNER a réorganisé le ministère des affaires étrangères à la manière d'une organisation non gouvernementale (ONG). Le Quai d'Orsay est aujourd'hui un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total, car ils ne se sentent pas défendus.

Vous mettez en cause l'influence auprès de l'Elysée de "réseaux occultes" sur la politique de la France en direction de l'Afrique. De quoi s'agit-il ?

Ces réseaux sont construits à l'inverse des réseaux Foccart qui existaient du temps du général DE GAULLE et étaient censés servir les intérêts de la France. Aujourd'hui, il s'agit de réseaux de lobbying qui cherchent à faire valoir les intérêts de tel ou tel régime africain auprès des autorités françaises.

Le pire est qu'ils parviennent à faire croire en haut lieu que leurs analyses sont plus désintéressées que celles fournies par les ambassadeurs, alors qu'ils sont stipendiés et ne font qu'exprimer l'opinion de leurs clients.

On les disait amis, ils semblent désormais sérieusement brouillés. L'écrivain Jean Christophe RUFIN, ex-ambassadeur de la France au Sénégal, se livre à une charge sévère contre Bernard KOUCHNER, ministre des Affaires étrangères.

Décrivant dans un entretien au "Monde" un Quai d'Orsay "complètement marginalisé et sinistré", des diplomates dans le "désarroi le plus total", RUFIN regrette que le co-fondateur de Médecins sans frontières se laisse dicter sa politique africaine par Claude GUÉANT, secrétaire général de l'Elysée, et des "réseaux de lobbying".

Le fond de l'affaire n'est pas nouveau. L'impuissance de l'ancien french doctor aux Affaires étrangères a déjà été décrite, notamment par le journal Libération. Bernard KOUCHNER lui-même a reconnu qu'il devait s'accommoder d'influences parfois contraires....

Bernard KOUCHNER devrait "savoir partir" : "On n'est jamais trahi que par les siens"

Le ministre a d'abord répondu par l'ironie aux critiques de l'ancien ambassadeur, jugeant que ce dernier "boudait" et qu'il avait su "s'alimenter à la bonne source" pour écrire son dernier livre. Puis, interrogé à l'Assemblée nationale, il s'est fait plus offensif: "J'espère- on n'est jamais trahi que par les siens - que cet homme ne s'étouffera pas de haine"

"Nous sommes fiers de la politique qui a été menée, aussi bien pour la Guinée qui vient de voter pour la première fois depuis 59 ans, pour le Rwanda (avec lequel la France a repris depuis six mois des relations diplomatiques)", a rétorqué le ministre.

"Nous sommes fiers de ce que nous avons fait après les coups d'Etat en Mauritanie, au Niger, ou à Madagascar", a-t-il ajouté.

Mais les temps sont décidément compliqués pour Bernard KOUCHNER, puisque deux de ses prédécesseurs, Hubert VÉDRINE et Alain JUPPÉ, viennent de publier dans "Le Monde" une tribune dénonçant "l'affaiblissement sans précédent (des) réseaux diplomatiques et culturels de la France".

 

http://mampouya.over-blog.com/

FRANÇAFRIQUE : TANGO A DAKAR

JEAN-CHRISTOPHE RUFIN.jpg

Par Marc Schindler

Photo: Jean-Christophe RUFIN

Voilà ce qui arrive quand on nomme ambassadeur un écrivain célèbre au lieu d'un diplomate. Son Excellence Jean-Christophe RUFIN, ambassadeur de France au Sénégal, a été remplacé, après trois ans à Dakar. Bien sûr, au Quai d'Orsay, on affirme qu'il ne s'agit que d'un mouvement diplomatique normal.

En fait, l'éviction de Jean Christophe RUFIN a été décidée après une féroce bataille d'influence à Paris, qui s'inquiète de la lutte pour la succession du vieux président WADE, qui risque de provoquer une explosion sociale à Dakar. Le Quai d'Orsay n'a proposé aucun autre poste à son ambassadeur. Choqué par les pressions auxquelles il a été soumis depuis trois ans, RUFIN a décidé de quitter son poste à la fin du mois de juin

Jean Christophe RUFIN n'est pas diplomate de métier, même s'il a occupé des postes d'attaché culturel. Il est surtout médecin, l'un des pionniers de Médecins sans frontières, il a consacré vingt ans à travailler dans des ONG. C'est aussi un écrivain célèbre pour ses essais (La dictature libérale, Un léopard sur le garrot) et surtout ses romans (Sauver Ispahan, Rouge Brésil, Le parfum d'Adam), qui lui ont valu plusieurs prix dont le Goncourt. Un écrivain bardé de titres et France et à l'étranger, élu à l'Académie française, il y a deux ans.

Evidemment, pour Bernard KOUCHNER, l'ancien French Doctor, devenu ministre des Affaires étrangères, avoir un bijou aussi brillant au Quai d'Orsay, c'était une aubaine. En août 2007, RUFIN est nommé ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie. Et c'est là que les choses se gâtent.

Dans toutes ses carrières, RUFIN n'a jamais pratiqué la langue de bois. En décembre 2008, à Dakar, il déclare lors d'une conférence de presse : "Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, ou tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi, et donc nous préférions dire les choses comme elles sont, le dire de façon transparente"

Aïe, aïe, aïe ! Incident diplomatique. On lui demande des excuses publiques. L'ambassadeur Rufin, avec ce sens bien à lui de l'humour, affirme "le caractère ironique et affectueux" de ces paroles "tenues sur le ton de la plaisanterie". Broutilles.

Mais le président du Sénégal Abdoulaye WADE, un grand ami de la France, explose quand il apprend que l'ambassadeur RUFIN déconseille à Paris d'accorder une aide financière au Sénégal sans une réforme profonde de son système politique. Et les télégrammes de RUFIN sont bien peu diplomatiques. Il écrit qu'une aide sans condition reviendrait à "fournir à un toxicomane la dose qu'il demande, mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin". A Paris, KOUCHNER a dû en avaler son chapeau. Et à Dakar, WADE demande la tête de Rufin.

Au Sénégal, la corruption publique au plus haut niveau est institutionnelle. Le président WADE, élu il y a dix ans à la tête du Sénégal, joue au sage africain, à 84 ans. Il jongle allègrement avec ses premiers ministres, il modifie la Constitution quand ça lui chante, il décapite l'opposition et emprisonne les journalistes.

En comparaison internationale, en 2007, le Sénégal était classé 166e sur 182 pays pour les indicateurs du développement humain. Le président WADE a fait ériger une gigantesque statue "La Renaissance africaine" bâtie par la Corée du Nord, qui a coûté 15 millions d'euros. Wade a annoncé, selon l'opposition, que 35% des retombées financières de l'opération lui reviendraient, puisqu'il était l'auteur du monument. Bref, encore un intellectuel africain formé par l'Université française, auquel le pouvoir a fait perdre la tête !

Le président du Sénégal pratique aussi la corruption à la mode de la Francafrique, du genre BOKASSA. En septembre 2009, il a fait remettre un "cadeau d'adieu" au représentant du FMI à Dakar, une valise contenant 100 000 euros et 50 000 dollars. Pas pour l'influencer ni pour remercier le FMI pour son aide. Juste un simple cadeau ! Ca ne vous rappelle pas les diamants de Giscard ?

Autre affaire de corruption : WADE vient de limoger son ministre de la Justice, remplacé par un proche du président. Cet ami serait impliqué, selon la presse sénégalaise, dans une affaire de dessous-de-table de 40 millions de dollars pour l'attribution d'une licence de téléphonie mobile à un groupe soudanais. On ne change pas une équipe qui gagne !

Il n'y a pas que l'ambassadeur de France qui subit les foudres de WADE. L'ambassadrice des Etats-Unis a, elle aussi, eu droit à une violente diatribe présidentielle. Elle avait osé affirmer que "La corruption, voire même la perception de la corruption, ainsi que les politiques exécutées de façon inefficace, peuvent facilement ruiner les efforts de développement, détourner les fonds des services de santé, d'éducation et d'autres services vitaux de la communauté, portant préjudice à ceux qui en ont le plus besoin".

Le vieux président, que son opposition appelle méchamment "le sénégâteux", s'est emporté : il n'y a que les Etats-Unis pour ternir l'image du Sénégal. L'Europe, la Chine, l'Arabie saoudite aident le pays sans jamais parler de corruption.

Pourtant, SARKOZY a pris ses distances avec ce personnage encombrant : au sommet France-Afrique de Nice, WADE a été isolé par les autres chefs d'Etat africains, lui qui se vante d'avoir contribué à la libération de la Française Clotilde REISS, détenue en Iran.

Pour la France, le Sénégal n'est pas seulement l'un des principaux bénéficiaires de l'aide au développement pour quelques dizaines de milliards. Dakar est aussi un enjeu stratégique en Afrique. Paris a accepté symboliquement de restituer au Sénégal les bases militaires françaises. Mais la France veut garder 300 hommes et obtenir des facilités logistiques.

On souhaite bien du plaisir au nouvel ambassadeur de France, Nicolas NORMAND qui devra apprendre à danser le tango à Dakar sans marcher sur les pieds du président WADE.

Ancien ambassadeur de France au Congo Brazzaville, Nicolas NORMAND est rompu à toutes les combines de la Francafrique

A Brazzaville, Nicolas NORMAND a appris à avaler des couleuvres sans jamais broncher. La plus grosse étant l'assassinat devant ses yeux le 21 janvier 2009 du franco-congolais Bruno OSSEBI alors qu'il s'apprêtait à le faire évacué en France suite à l'incendie criminel de sa maison ; incendie dans lequel avait périt madame OSSEBI et ses deux filles.


http://mampouya.over-blog.com/

15:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, france, françafrique, marc schindler, dakar, sénégal, jean-christophe rufin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 20 juillet 2009

L'EPOUSE FRUSTREE DIFFUSE SUR LE NET LES PHOTOS NUES DE LA MAITRESSE DE SON EPOUX

 

sénégalaise.jpgQuelle est donc cette affreuse manie de se faire prendre en photo ou filmer pendant les ébats sexuels, qui s'est emparée de nos soeurs africaines? Encore un scandale du genre mais, cette fois, dans le pays frère du Sénégal.


Source: senegalonline

Soupçonnée d’être la maîtresse de son mari, l’épouse frustrée diffuse sur le net les photos nues de sa rivale.
Depuis quelques temps, certaines personnes ont reçu dans leurs boîtes e-mails, des photos d’une femme photographiée en tenue d’Eve. Les photos incriminées seraient envoyées par une femme qui se venge de la maîtresse de son époux infidèle. Elle aurait pris les photos à partir du téléphone portable de son mari.


« La vengeance est un plat qui se mange froid », a-t-on l’habitude de dire. Cet adage vient de se vérifier avec la diffusion par email des photos d’une femme nue, accusée d’être la « maîtresse de l’époux d’une de ses connaissances ». La femme trompée et meurtrie dans sa chaire n’a trouvé d’autres moyens de se venger que de prendre les photos de la femme « voleuse de mari » que son époux avait photographiée et qu'il a gardées dans son téléphone cellulaire, pour les diffuser dans le net via les adresses électroniques.

L’affaire n’a pas encore fait grands bruits, mais elle risque d’avoir des conséquences dramatiques sur la vie des mis en cause surtout que les photos continuent de circuler dans la toile. L’on s’attend d’ailleurs à des répercussions sur le plan professionnel, si l’on sait que la femme photographiée en tenue d’Eve serait cadre dans une très compagnie d’assurance et est d’une grande beauté qui lui a toujours conféré un grand respect.

Selon les indiscrétions, tout est parti d’un appel téléphonique que le mari a reçu alors qu’il était dans son bain, laissant sur sa table de chevet, son téléphone portable. S’approchant du téléphone pour identifier l’appelant et informer son mari à son retour, elle voit affiché le nom d’une femme. Son sang n’a fait qu’un tour; elle vient d’être éclairée sur les supposées rumeurs qui faisaient état de la relation adultérine de son mari avec la fille qui est, par ailleurs, une de ses connaissances . Elle va pousser plus loin sa curiosité en fouillant dans la messagerie et les photos de son mari.

sénégalaise 2.jpgElle a failli tomber à la renverse en voyant la fille toute en exhibition, étalant gracieusement sa beauté sur 4 belles photos. En effet, elle est prise sur 4 positions différentes, les plus osées, toute nue. Dans la première, elle est montrée nue, debout. Dans la deuxième, elle est étalée, montrant ses fesses et jambes bien galbées. Dans la troisième, elle est debout, ouvrant les bras dans sa totale nudité, les yeux, fixant l’objectif de l’appareil qui l’immortalise. La dernière photo est sans doute la plus excentrique, la plus osée. La jeune fille, est montée sur un tambour, un djembé, dans une belle nudité, ouvrant ses jambes. Elle est prise en plongée, ce qui donne une vue très large de son corps,

A en croire nos sources, depuis l’éclatement de l’affaire, c’est le silence radio, aussi bien du côté de la femme que du côté des deux époux. Dans tous les cas, les conséquences seront très graves!

19:07 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (164) | Tags : sénégal, photos nues de la maîtresse, senegalonline | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 07 mai 2009

SENEGAL : KARIM WADE, SUPER-MINISTRE PAR LA VOLONTE DE SON PERE

 

 Karim Wade, super-ministre par la volonté de son père

 

 

 

 

 

 

 Abdoulaye Wade récuse les allégations selon lesquelles il prépare son fils à lui succéder à la tête du Sénégal. Seulement, Karim a hérité vendredi d'un ministère très important après le remaniement du gouvernement. Le même Karim que le peuple avait désavoué lors des élections locales...

Le président sénégalais Abdoulaye Wade, 82 ans, qui se défend de promouvoir son fils Karim pour lui succéder, a relancé les spéculations et controverses en lui confiant un ministère de premier plan, incluant la Coopération et les Infrastructures.

A 40 ans, Karim Wade est devenu vendredi  « le premier fils d'un président de la République à faire partie d'un gouvernement au Sénégal », souligne samedi le quotidien pro-gouvernemental Le Soleil, tandis que le journal privé L'As ironise: « Le Gabon a son Ali Bongo (fils du président et ministre de la Défense, ndlr), le Sénégal son Karim Wade ».

Entrant dans l'équipe formée par le nouveau Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, Karim Wade est devenu d'emblée « ministre d'Etat, ministre de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures ». Un poste stratégique puisqu'il sera chargé de mettre en oeuvre les grands chantiers et de solliciter l'aide de partenaires étrangers.

NOMINATION  « INDÉCENTE »

« On a l'impression que le président lui a dit 'qu'est-ce qui t'intéresse, mon fils?' et qu'il a ensuite accolé les choses les unes après les autres », a protesté le secrétaire national aux élections du Parti socialiste (PS), Serigne Mbaye Thiam. « En principe, dans une République, la décence commande qu'on ne prenne pas son propre fils dans son gouvernement », a fortiori quand il vient de perdre une élection, a-t-il ajouté.

Métis de mère française, Karim Wade a fait ses études à Paris. Analyste financier de profession, il est réputé très libéral et plus particulièrement proche des investisseurs du Moyen-Orient.

Elu en 2000, le président Wade avait dès 2001 placé son fils à son côté comme conseiller.

Il lui avait ensuite confié la présidence du conseil de surveillance de l'Anoci, agence nationale chargée de préparer l'organisation de la conférence islamique qui a eu lieu l'an dernier à Dakar.

La polémique a enflé sur les retards et les dépassements de budget des travaux engagés, et l'opposition a maintes fois réclamé un audit de cette agence brassant beaucoup d'argent. Mais Karim Wade est à présent décrit par Le Soleil comme l'homme qui « a à son actif la construction d'importantes infrastructures routières et aéroportuaires ».

LA  CLAQUE  DES  ÉLECTIONS  LOCALES :

Durant la campagne pour les municipales à Dakar, en mars, il était présenté, à l'image de son père, comme « Un bâtisseur ».

Mais le débat sur une éventuelle « succession monarchique père-fils » en 2012 bouillonnait déjà, le malaise social était profond, et l'opposition a finalement remporté une victoire sans appel dans la capitale.

Battu dans son propre bureau électoral, Karim Wade est devenu un simple conseiller municipal d'opposition.

« Le président voulait conquérir le pouvoir pour son fils à partir de Dakar. Maintenant, il le fait à partir du gouvernement », juge le porte-parole de l'Alliance pour la République (APR), parti d'opposition de l'ex-Premier ministre Macky Sall. « Alors que les Sénégalais voulaient un gouvernement qui prenne en charge les souffrances sociales, le président forme un gouvernement de reconquête du pouvoir », accuse encore Seydou Guèye, interrogé par l'AFP.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) au pouvoir appelle lui à « raison garder » et  « à juger Karim Wade sur ses résultats ».

Pour Le Quotidien, « voir à l'oeuvre un homme si contesté, si mystérieux, mais qui s'est incrusté au coeur de l'Etat depuis une dizaine d'années, permettra peut-être d'en mesurer les vraies capacités ».

Source : AFP

15:04 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : abdoulaye wade, karim wade, sénégal | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |