topblog Ivoire blogs

mercredi, 08 août 2012

KONE ZAKARIA ET SES HOMMES COMMETTENT DES EXACTIONS A BINGERVILLE

KONE ZAKARIA.jpg


Suite à l'attaque du camp d'Akouédo, Koné Zakaria et ses hommes ont fait une descente musclée ce jour 07/08/2012 à Bingerville, ville située à quelques kilomètres d'Abidjan.


Koné Zakaria et ses hommes accusent les habitants de Bingerville Santé, d'avoir hébergé les mutins qui ont attaqué le camp d'Akouédo dans la nuit entre dimanche et Lundi dernier. Les notables et habitants du village qui ont été conviés à une réunion que présidait le sieur Koné Zakaria sont accusés d'avoir hébergé les mutins, qui ne seraient autre (selon Koné Zakaria) que les jeunes de Bingerville Santé. Face à ces accusations, les notables ont assuré Koné Zakaria qu'aucun de leur sujet n'était mêlé de prêt ou de loin à ces attaques, et que les habitants lors des échanges de tirs entre FRCI et mutins étaient tous terrés dans leurs habitations.

Pas du tout satisfait de ces réponses Koné Zakaria et ses hommes ont poursuivi leur chasse à l'Homme vers le village d' Akandjé, où deux jeunes ont été enlevés et retenus comme otages. Les habitants Bingerville ont été sommés de livrer les mutins, fautes de quoi les deux jeunes en question seraient embarqués sans chance de revoir leur village.

Koné Zakaria et ses hommes ont ensuite érigé un barrage à l'entrée de Bingerville, chaque jeune ayant la malchance de passer par ce barrage est arrêté et passé à tabac. Au moment où nous quittions notre interlocuteur à 20h GMT, les exactions contre les populations civiles se poursuivaient.
 


mercredi, 20 juillet 2011

3 MOIS APRES LE RENVERSEMENT DE GBAGBO: CHERIF, WATTAO, ZAKARIA, FOFIE INTERDITS CHEZ OUATTARA


3 mois après le renversement de Gbagbo: Chérif, Wattao, Zakaria, Fofié… interdits chez Ouattara

 

Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l'ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s'agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l'absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd'hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara.

Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l'ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d'une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l'éloignement » des chefs de guerre de l'ex-rébellion d'Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude». Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l'homme qui ont émaillé la crise post-électorale.

De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d'ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l'Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l'écart Chérif, Wattao et les autres.

Didier Depry in Notre Voie


Source : LA DEPECHE D'ABIDJAN