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mardi, 18 janvier 2011

SARKOZY ET LA FRANCE EN PLEIN DANS LE DELIRE ET LE SURREALISME

MICHEL DENISOT 2.jpg

 

Appréciez vous-même. Bonne lecture!


M. Denisot au coeur d'une tempête politique : bientôt blacklisté par l'Elysée ?


Mauvaise pioche pour Michel Denisot qui, malgré le climat tendu entre les dirigeants Canal + et Nicolas Sarkozy, faisait partie des trois journalistes choisis pour interviewer le président en novembre dernier. Serait-il désormais en train d'apparaître sur la blacklist de l'Elysée ? C'est ce que laisse entendre notre confrère Renaud Revel, sur son blog Immédias (L'express.fr). Il révèle que le président de la République et son entourage ont vu d'un très mauvais oeil l'interview que Michel Denisot a réalisée de Laurent Gbagbo, président ivoirien très contesté.

Une situation politique complexe : 1 pays, 2 présidents !

En effet, il y a quelques jours, Michel Denisot a déserté le plateau du Grand journal sur Canal + (laissant la place à son remplaçant officiel, Ali Baddou) afin de se rendre en Côte d'Ivoire pour interviewer Laurent Gbagbo. Ce dernier est au coeur d'une polémique dont il est d'ailleurs à l'origine : le scandale des deux présidents !
La Côté d'Ivoire a en effet deux chefs d'État : Alassane Ouattara a été élu à 54 % et son statut est reconnu par la commission électorale internationale (sous l'égide de l'ONU) ainsi que par la plupart des pays d'Afrique et d'Europe (la France y compris). Mais, Laurent Gbagbo a contesté cette victoire et s'est vu accéder au poste grâce à la validation du conseil constitutionnel ivoirien composé d'amis à lui (d'après Ouattara). Sauf que cette dernière victoire n'est absolument pas considérée sur la scène internationale : elle est même critiquée puisque le service de Gbagbo instaure un climat tendu et oblige Ouattara à rester discret, enfermé dans un hôtel, malgré son poste - officiel - de président.

Denisot ose, l'Elysée grince des dents...

C'est dans ce climat politique instable que Denisot est allé demander des explications au controversé Gbagbo : une interview (diffusée sur Canal + le 12 janvier dernier - la revoir ICI) qui n'a pas plu à l'Elysée qui a jugé inacceptable d'offrir une tribune à un homme politique aussi décrié, considéré comme "un usurpateur et un dictateur" par Ouattara. Il ne nous semble pas que l'Elysée se soit élevé contre l'interview d'un autre dictateur, le président de l'Iran par une Laurence Ferrari... voilée.
Frank Louvrier, conseiller en communication de l'Elysée, s'est exprimé auprès de Renaud Revel : "On présidentialise soudainement un homme dont la victoire est pourtant contestée de toute part. On donne le sentiment de crédibiliser sa démarche".
Cette interview filmée a été d'autant moins bien vue qu'aucune interview de Ouattara n'avait été proposée pour contrer celle de Gbagbo. Un oubli rectifié dès le lendemain, puisqu'un entretien en duplex a été réalisé, toujours par Denisot.

Denisot défend sa position journalistique

Alors que l'Elysée grince des dents, Denisot se défend et explique le "choix" éditorial d'avoir "privilégié" Gbagbo : "Rien ne m'obligeait à faire d'ailleurs ce second entretien [d'Alassane Ouattara]. L'Express s'obligerait-il à donner la parole à Ouattara s'il publiait un entretien de Laurent Gbagbo? Je ne le crois pas. [...] Dès le départ, dans l'avion qui nous a amenés à Abidjan, les hommes de Gbagbo étaient là et la tension était palpable : nous étions sous surveillance et sans grande marge de manoeuvre. Quant à Ouattara, n'imaginez pas que ce fut plus simple : une extrême tension règne là aussi et son entourage, également sur les dents, s'est fait très menaçant. A l'image des hommes de Gbagbo. Bien sûr que nous voulions faire Ouattara, mais pas à n'importe quel prix. Pas à n'importe quels risques. Nous étions en terrain miné" se justifie-t-il.

Était-ce le rôle de Denisot que d'intervenir dans cette situation politique nébuleuse ? A-t-il eu raison de tenter d'éclaircir ce conflit ? A-t-il vu juste en réalisant cette seconde interview ? Fallait-il offrir une tribune à Gbagbo, non reconnu comme président sur le plan international ?

Au Palais de l'Elysée, on a vraisemblablement déjà son avis sur ces questions...


Allyson Jouin-Claude


Source: PUREPEOPLE.COM

mardi, 19 octobre 2010

LES DONNEURS DE LEÇON A L'EPREUVE DE LA REALITE ET DE LA VERITE

 

NICOLAS SARKOZY GUIGNOL.jpg


Il y a de cela quelques années, la Côte d'Ivoire en pleine guerre était traitée de « xénophobe » et de « fasciste » parce qu'en démêlées avec les étrangers vivant sur son sol, dont certains ont été des acteurs de première ligne de la crise ivoirienne. Et ceux qui tenaient de tels propos contre notre pays, ce sont les ténors de l'exécutif français d'alors, parrainés par un déprimant Jacques CHIRAC. Appuyés en cela par des chefs d'états africains aux conceptions panafricanistes qui laissent à désirer.

Parmi ceux-ci, il faut citer le Président sénégalais, Abdoulaye WADE qui en son temps avait dit à peu près ceci : « A l'heure où je vous parle, des étrangers sont traités en Côte d'Ivoire comme dans aucun pays au monde ». Tout naturellement, sans tenir aucun compte du contexte et des circonstances particulières qui accablaient notre pays.

Comme DIEU sait bien faire les choses, voici aujourd'hui la France au pied du mur, avec la honteuse affaire de l'expulsion des Roms, citoyens itinérants roumains, vivant dans des camps précaires en Hexagone, vidés comme des malpropres. Une affaire qui lui a valu d'avoir échappé, aujourd'hui, à une procédure d'infraction contre les lois européennes en la matière.

Pour bien faire, l'Allemagne, à travers la Chancelière Angela MERKEL, se mêle à la danse et intime l'ordre à ses émigrés d'intégrer le modèle allemand ou « de débarrasser le plancher ». Voici l'Europe en train de reconsidérer ses premières convictions vis-à-vis des étrangers, droit qu'elle nous avait royalement dénié pendant la crise de 2002, nous qui comptons plus de 26% d'étrangers sur notre sol. Cas unique au monde.

Mieux, on n'entend curieusement plus le Président Abdoulaye WADE, qui aurait dû casser la baraque (tant il y a matière) et qui, du reste, se livre à des dérives népotistes sans nom dans son pays, œuvrant d'une façon scandaleuse à imposer son fils comme son successeur à la tête de l'état sénégalais. Vous l'avez devinez, on se croirait dans une monarchie.

Voici donc que les donneurs de leçons ne font guère mieux, à l'épreuve de la réalité et de la vérité ! Comme dit l'adage : « C'est au pied du mur qu'on voit le vrai maçon ». Et les donneurs de leçons ont échoué. Lamentablement. Nous osons espérer que prochainement, ils ne s'aviseront plus de ruer dans les brancards et s'empresser de charger la Côte d'Ivoire, et souhaitons qu'ils « tourneront sept fois la langue dans la bouche » avant de clouer quiconque au pilori. Au demeurant, nous sommes en pleine campagne électorale présidentielle. Nous les prions de se tenir bien à l'écart de notre chemin et de nous laisser assumer nos responsabilités face à l'histoire et face à la destinée de notre nation.

En attendant la proclamation des résultats du scrutin du 31 octobre en Côte d'Ivoire, nous souhaitons aux donneurs de leçons de sortir intacts de l'écheveau de la fronde sociale française contre la loi de retraite à 62 ans, qui paralyse en ce moment leur pays.

Que chacun s'occupe de ses oignons et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes !

 

DINDE Fernand AGBO